ISF, plus-values, TVA, … : tout ce que les députés ont modifié du budget 2014
Allégement de l’imposition des plus-values
Concernant l’immobilier, les députés ont également adopté un allégement de l’imposition des plus-values sur les cessions. Ainsi que François Hollande l’avait promis il y a quelques mois, la cession d’une résidence secondaire sera exonérée d’impôt après 22 ans et non plus après 30 ans comme c’est actuellement le cas. Un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% a par ailleurs été voté pour les cessions réalisées entre le 1er septembre de cette année et le 31 août prochain. Pour réduire l’incitation à la rétention du foncier disponible pour la construction de logements, il a aussi été décidé que les abattements pour durée de détention des terrains à bâtir seront supprimés dès le 1er mars 2014.
L’ISF tiendra compte de l’assurance-vie
Les députés souhaitent par ailleurs que le calcul du plafond de l’ISF tienne désormais compte du rendement des contrats d’assurance-vie et des bons de capitalisation. Et alors que le Conseil Constitutionnel s’était opposé à une telle mesure l’année dernière, la nouvelle disposition de cette année s’appuie sur une jurisprudence antérieure des Sages. Et a donc toutes les chances de passer. Les députés ont également décidé de faire passer de 7,5% à 10% la taxe sur les cessions de bijoux. Celle sur les cessions de métaux précieux devrait, quant à elle, passer de 4,5% à 6%.
La TVA sur le logement social abaissée à 5,5%
Question TVA, les députés ont davantage œuvré en faveur du gouvernement que des Français. Ceux-ci ont en effet décidé de maintenir à 5,5% le taux réduit de la TVA s’appliquant aux produits de première nécessité. En plein climat de ras-le-bol fiscal chez les Français, le gouvernement s’était pourtant engagé à ramener ce taux à 5%. Pour booster la construction et la rénovation thermique de logements sociaux, les députés ont cependant consenti à abaisser la TVA dans le secteur du logement. Celle-ci est en effet passée de 7% à 5%. Et alors qu’elle devait passer à 10% au 1er janvier, cette mesure a été abandonnée par les députés.