Hélène Ségara : ses confidences sur sa maladie et sa vie passée de mère célibataire

Publié par Julien Pinardi
le 28/09/2026
Hélène Segara
abacapress
© Zabulon Laurent/ABACA
Invitée dans l'émission "Un dimanche à la campagne" sur France 2, Hélène Ségara est revenue sur ses épreuves de santé et ses débuts précaires de mère solo.

Derrière le triomphe d'Esmeralda et sa bienveillance télévisuelle, l'artiste cache un parcours personnel jalonné de sacrifices majeurs. Face à Frédéric Lopez, elle a accepté de retracer cet itinéraire difficile, levant le voile sur des blessures physiques persistantes et un passé longtemps marqué par la solitude.

Un combat médical éprouvant face à la maladie

Depuis plus d'une décennie, l'interprète mène une lutte constante contre une affection oculaire dégénérative. Face à Frédéric Lopez, elle est revenue sur son quotidien jalonné de protocoles lourds et de plus d'une vingtaine d'interventions chirurgicales. "J'avais des perfusions à n'en plus finir", confie-t-elle, comme le rapporte Télé-Loisirs. Déterminée à enrayer la dégradation de sa vue, elle a exploré toutes les alternatives médicales : "J'ai essayé tous les traitements possibles." Une prise de parole rare pour l'artiste, qui admet dans l'émission : "Je m'exprime très peu" sur cette épreuve.

Mère célibataire à dix-huit ans : les années de survie

Bien avant les projecteurs du show-business, l'existence d'Hélène Ségara a débuté sous le signe de l'urgence sociale. Placée en foyer à la suite de tensions familiales à l'âge de 14 ans, elle devient mère de son fils Raphaël alors qu'elle n'a que 18 ans. Pour construire son rêve tout en élevant son enfant sans aide extérieure, elle monte à Paris en 1996 pour s'installer dans une chambre de bonne de 15 m². La jeune maman multiplie alors les emplois alimentaires le jour et se produit dans des piano-bars la nuit pour assurer le quotidien.

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La notoriété et la vie de maman solo

Elle raconte ensuite l'enfer des paparazzis suite à sa notoriété grandissante : "Trop d’exposition pour une fille de l’ombre comme moi. Mon fils et moi commencions à être suivis dans la rue, plus rien ne nous appartient, tout m’échappe. J’ai pas le temps de comprendre ce qu’il m’arrive et je n’avais pas envie qu’on aille chercher l’histoire de mon fils, de son père...”

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Concilier les deux s'avère compliqué : "Je protégeais mon fils avant tout mais je n’avais plus le temps d’aimer. [...] Je travaillais intensément et cela ne laissait pas de place dans ma vie à quelqu’un... Et j’avais un peu peur des hommes. C'est quand j’ai rencontré mon mari que j’ai compris que je m’étais oubliée en tant que femme.”

De l'ombre à la lumière : une ascension sous haute tension

L'accès à la reconnaissance n'a pas été sans heurts, marqué notamment par le sexisme de producteurs que la chanteuse a su repousser avec fermeté. Si le rôle d'Esmeralda dans Notre-Dame de Paris et le duo culte Vivo per lei ont ensuite transformé sa notoriété, ce rythme effréné a failli lui coûter son outil de travail. Témoin de son épuisement vocal dans les coulisses, Céline Dion l'avait sommée de consulter avec cette mise en garde : "Si tu continues, tu vas perdre ta voix !" Opérée d'un kyste aux cordes vocales dans la foulée, l'artiste a ainsi sauvé une carrière qui continue d'inspirer le public.

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