Gel des pensions en 2027 : le PER peut-il aider à compenser la perte de pouvoir d'achat ?
Gel des retraites : les retraités modestes aussi impactés ?
Selon l’Observatoire des solidarités intergénérationnelles, réalisé par l’IFOP, trois quarts des citoyens estiment qu’il est désormais indispensable de se constituer une épargne individuelle. L’un des facteurs ? L’avenir incertain des retraites. Le gouvernement souhaite, en effet, mettre à contribution les retraités pour redresser les comptes publics, via une désindexation ou une sous-indexation des pensions de base. Selon l’Institut des politiques publiques, cette mesure pourrait aussi impacter certains foyers modestes, même avec un gel ciblé au-delà d’un certain seuil. Les retraités qui vivent en couple peuvent, en effet, voir l’une de leurs deux pensions être gelée si elle dépasse le seuil (malgré une autre pension basse), ce qui impacterait le pouvoir d’achat de tout le foyer. Les inégalités seraient encore plus marquées en cas de gel généralisé.
Le PER, un outil pour mieux préparer sa retraite
Le PER est un produit d’épargne qui permet d’anticiper sa retraite en se constituant un capital pour celle-ci, et ce, à son rythme. Si le PER est autant apprécié des Français (12,7 millions de titulaires en 2025, selon le gouvernement), c’est en effet grâce à sa flexibilité, que ce soit au niveau des supports d’investissement, des versements ou encore du mode de gestion. Le e-PER Generali par Altaprofits est d’ailleurs particulièrement intéressant, puisque son rendement est performant et qu’il offre de nombreux avantages en termes de frais ou de variété de supports en unités de compte.
Le PER permet aussi de déduire les versements volontaires du revenu imposable (dans la limite d’un plafond annuel) ou de bénéficier d’une fiscalité plus faible à la sortie. Le choix doit se faire selon le profil de l’épargnant : la déduction fiscale des versements est plus intéressante pour les contribuables au TMI élevé.
Est-il pertinent de souscrire un PER tardivement ?
Après 50 ans : une stratégie qui peut s’avérer intéressante
Il est tout à fait possible de souscrire un PER après 50 ans et cette solution peut d'ailleurs toujours être profitable à cette période. En effet, si votre TMI est élevé, la déduction fiscale des versements sera plus intéressante. Avec des revenus confortables, vous pourrez d’ailleurs effectuer des versements d’autant plus conséquents. L’objectif est surtout d’adapter l’investissement à un horizon plus court, selon vos objectifs à la retraite (la gestion pilotée est conseillée pour réduire les risques).
Bon à savoir : il est possible de mutualiser les plafonds de déduction fiscale au sein d’un couple marié ou pacsé afin de maximiser l’optimisation fiscale.
Après 60 ans : choisir l’épargne la plus pertinente
Après 60 ans, le PER peut encore être intéressant en cas de forte imposition (attention, la part sécurisée doit être plus conséquente), mais il est important de réfléchir aux autres produits d’épargne. L’assurance-vie peut notamment être plus judicieuse, puisqu’elle est plus flexible.
Après 70 ans : un intérêt patrimonial
Il est également possible d’ouvrir un PER après 70 ans, puisqu’il n’y a pas d’âge limite, même si certains assureurs peuvent fixer leur propre limite commerciale. Il faut cependant garder à l’esprit que depuis le 1er janvier 2026, les versements réalisés ne sont plus déductibles du revenu imposable à partir de 70 ans. L’intérêt à cet âge est plutôt de protéger ses proches avec la transmission patrimoniale.
Il est donc possible de souscrire un PER tardivement et cela peut d’ailleurs être pertinent en cas de TMI élevé ou d’objectif de transmission patrimoniale. Il reste cependant conseillé de le faire le plus tôt possible afin d’étaler les versements sur une longue période et de préparer au mieux sa retraite (ce qui est désormais essentiel face aux incertitudes liées à cette dernière).
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