« J’ai mis 15 ans à parler » : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès lui demande de se rendre
Le 11 avril 2026, le plateau de l'émission "C à vous" sur France 5 a créé l'événement. Le frère d'Agnès Dupont de Ligonnès a pris la parole pour la première fois depuis la macabre découverte de 2011. Sous la terrasse du domicile familial nantais, les enquêteurs avaient exhumé les corps de sa sœur et de ses quatre neveux. Cette prise de parole historique ravive le mystère autour du père de famille, dont l'ultime trace confirmée remonte au 15 avril 2011 à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var.
Un appel direct à Xavier Dupont de Ligonnès après quinze ans de silence
Devant les caméras de France 5, Guillaume Abbas Hodanger a choisi la confrontation. Il a lancé une phrase choc, adressée au fugitif en regardant l'objectif : "Rends-toi, tout simplement". Le frère de la victime a justifié son silence depuis la tragédie. "J’ai mis 15 ans pour parler. J’ai mis 15 ans pour me taire", a-t-il confié, décrivant une douleur paralysante.
Il explique avoir refusé les sollicitations de la presse pour protéger l'intimité des victimes. Son passage télévisé répond à un seul objectif : réhabiliter la mémoire d'Agnès, d'Arthur, de Thomas, d'Anne et de Benoît.
Une culpabilité évidente face aux théories du complot familial
Pour Guillaume Abbas Hodanger, la culpabilité de son beau-frère constitue une certitude absolue. Sur le plateau de "C à vous", il affirme sans détour que "tous les faits concordent", balayant l'idée d'une machination extérieure. Cette position tranchée s'oppose à la thèse complotiste défendue par la sœur du suspect.
Dans un livre retentissant intitulé Xavier, mon frère, présumé innocent, Bertram de Verdun et Christine Dupont de Ligonnès rejettent les conclusions de la police. Ils évoquent une exfiltration orchestrée de la famille vers les États-Unis. En effet, sans corps retrouvé, les signalements fantaisistes s'accumulent.
Selon les rapports d'enquête cités par la presse américaine, le bureau d'un shérif du Texas a même relancé une piste outre-Atlantique, illustrant la fascination internationale pour cette disparition.
Une enquête judiciaire toujours active dans l'attente d'une clôture
Malgré le temps qui s'écoule, l'institution judiciaire refuse d'abandonner les recherches. Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, maintient l'instruction ouverte en dépit de quinze années d'impasses. Les services de police compilent des chiffres vertigineux : plus de 1 750 signalements ont fait l'objet de vérifications minutieuses à travers le monde. Le mandat d'arrêt international, émis le 10 mai 2011, reste actif.
Sur le plan humain, l'absence de procès enferme les proches dans une attente insoutenable. À l'aube de ses 70 ans, Guillaume Abbas Hodanger exprime un besoin pressant de clôture judiciaire, indispensable pour achever le processus de deuil. Les espoirs de la police judiciaire reposent sur la science. Les enquêteurs espèrent que les algorithmes de reconnaissance faciale internationale et les progrès de la génétique permettront d'identifier l'homme le plus recherché de France, où qu'il se cache.
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