Emmanuel Macron a "flingué l’économie française" affirme son ex-Premier ministre

Publié par Matthieu Chauvin
le 16/09/2026
Emmanuel Macron
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En déplacement au salon French Digital Day ce mercredi 16 septembre 2026, Gabriel Attal a officialisé sa rupture avec Emmanuel Macron en accusant la dissolution de juin 2024 d'avoir plombé l'économie.

L'ancien Premier ministre, officiellement investi par Renaissance pour l'élection présidentielle de 2027, choisit d'attaquer de front les arbitrages de l'Élysée. Devant un parterre d'entrepreneurs réunis à Paris, le député des Hauts-de-Seine a dénoncé l'impact direct des élections législatives anticipées sur les finances publiques et la confiance des marchés. Cette prise de parole offensive marque une rupture politique définitive avec le chef de l'État.

L'onde de choc au French Digital Day face aux dérives de la dissolution

Devant les investisseurs et les fondateurs de start-up réunis pour le salon French Digital Day à Paris, Gabriel Attal a prononcé un réquisitoire particulièrement incisif. Selon une dépêche de l'AFP, l'éphémère chef du gouvernement s'est attaqué directement à la décision présidentielle annoncée le 9 juin 2024, affirmant que "tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l'économie française." Pour l'orateur, cette manœuvre élyséenne a précipité le pays dans un désordre institutionnel et financier prolongé, paralysant l'activité des entreprises et freinant les investissements industriels.

Pour étayer son constat, le candidat de 37 ans a opposé son passage à Matignon à la dégradation constatée en 2026. Gabriel Attal a rappelé les conditions financières prévalant avant le scrutin anticipé : "Avant, à l'époque où je suis Premier ministre, les taux, c'était en moyenne entre 1,2 % et 1,5 %. Aujourd'hui, on est à 4,5 %."

Il a également souligné l'effondrement de l'activité économique tricolore : "Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2 % de croissance. Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle." Alors que le chômage atteint désormais près de 9 % contre 7,5 % à l'été 2024, il a fustigé le coût du blocage institutionnel issu des urnes, rappelant d'après Le Parisien que "la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique."

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Les calculs d'un candidat pour s'affranchir du passif macroniste

Cette offensive publique correspond à un positionnement réfléchi en vue du scrutin présidentiel de 2027. Désireux de rassembler une majorité d'électeurs en dehors du seul noyau central, Gabriel Attal cherche à se démarquer nettement d'un président de la République en perdition dans les sondages d'opinion. Après avoir pris la tête du parti présidentiel et signé un essai politique remarqué, l'ancien ministre construit une posture d'opposant interne afin de proposer une voie alternative aux électeurs modérés.

Ce revirement spectaculaire place néanmoins ses troupes dans une situation délicate. À l'Assemblée nationale, les députés du groupe Ensemble pour la République se retrouvent pris en étau entre la loyauté institutionnelle envers Emmanuel Macron et l'allégeance envers leur candidat désigné. L'équation de crédibilité s'annonce redoutable pour Gabriel Attal, qui devra justifier devant les Français comment il entend réparer une trajectoire économique dont il a partagé la gestion gouvernementale quelques mois plus tôt.

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