Crédit immobilier : faut-il s’attendre à une forte hausse des taux d’ici fin 2026 ?

Publié par Sarah Martin
le 03/09/2026
Crédit immobilier : faut-il s’attendre à une forte hausse des taux d’ici fin 2026 ?
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Face aux tensions sur les marchés obligataires et aux prochaines décisions monétaires européennes, les établissements bancaires ajustent déjà leurs grilles tarifaires.
Une hausse semble désormais quasiment acquise. Mais une envolée comparable à celle observée en 2022-2023 ne serait pas, à ce stade, à l’ordre du jour. Voici ce que l’on peut anticiper pour l’évolution des taux des prêts immobiliers au cours des prochains mois.

La pause estivale s'achève sur un changement de dynamique pour les emprunteurs. Face aux tensions sur les marchés obligataires et aux prochaines décisions monétaires européennes, les établissements bancaires ajustent déjà leurs grilles tarifaires. Les ménages avec un projet d'achat immobilier doivent désormais composer avec une rentrée plus stricte.

Une rentrée de septembre 2026 marquée par la hausse des barèmes

Les banques appliquent de nouveaux barèmes dès ce mois de septembre 2026. D'après les observations des courtiers comme Cafpi et Vousfinancer, les taux moyens s'établissent désormais à 3,23 % sur 15 ans, 3,43 % sur 20 ans et oscillent entre 3,53 % et 3,61 % sur 25 ans.

Cette reprise de l'inflation tarifaire devrait se prolonger tout au long du quatrième trimestre 2026. Les analystes tablent sur une augmentation graduelle d'environ 10 points de base chaque mois. Une telle trajectoire porterait les financements sur 25 ans entre 3,70 % et 3,80 % d'ici décembre 2026.

La flambée de l'OAT et la politique de la BCE sous surveillance

Cette remontée s'explique par la vive tension sur l'obligation assimilable au Trésor (OAT) à 10 ans. Le taux d'emprunt de l'État français a grimpé à 4,24 % au 2 septembre 2026, contre moins de 3,60 % à la fin du mois de juin, atteignant des sommets inédits depuis 2008. Ce renchérissement direct du coût de refinancement des banques intervient juste avant la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) prévue le 10 septembre 2026.

Un blocage généralisé semblable à celui de 2022-2023 reste toutefois écarté. Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer, analyse pour MoneyVox : « Dans ce contexte, notre scénario central est celui d'une hausse progressive des taux de crédit au cours du dernier trimestre si les tensions inflationnistes et obligataires se confirment dans les prochaines semaines »

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L'experte rappelle que les prêteurs maintiennent une politique commerciale active : « Mais cette année, dans ce contexte de hausse de l'inflation et des taux des marchés financiers, elles n'ont pas d'autres choix que d'augmenter leurs taux, en dépit de leur appétit commercial. Pour autant, ces augmentations restent limitées par rapport à celles des taux d'emprunt d'Etat, témoignant de leur volonté de ne pas casser la dynamique du marché et de continuer malgré tout à financer les projets des emprunteurs en cette rentrée ».

Impact sur le pouvoir d'achat et solutions pour votre prêt

Pour les acquéreurs, un renchérissement de 20 à 30 points de base d'ici l'hiver réduit la capacité d'emprunt de plusieurs milliers d'euros pour une mensualité identique. Pour compenser ce surcoût, les emprunteurs peuvent solliciter les enveloppes promotionnelles accordées par plusieurs réseaux bancaires. Ces dispositifs ciblent les primo-accédants et les jeunes actifs avec des tranches de prêt bonifiées affichant des taux situés entre 0,99 % et 1,99 %, ce qui permet de diminuer le coût total du financement de 10 à 30 points de base.

Pour sécuriser votre financement, déposez vos dossiers sans attendre les révisions d'octobre. Négocier une délégation d'assurance emprunteur et faire jouer la concurrence avant l'actualisation trimestrielle des taux d'usure par la Banque de France au 1er octobre 2026 permettront d'atténuer nettement la hausse du taux nominal.

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