Un rapport de l'Observatoire national de l'action sociale (Odas), publié mercredi, montre que le coût du revenu de solidarité active (RSA) a grimpé de 7,6% en 2014. Et cela pourrait avoir des conséquences pour les départements. 
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Va-t-il plomber le budget des conseils départementaux ? Le coût du revenu de solidarité active (RSA) a augmenté de 7,6% en 2014, selon un rapport publié mercredi par l’Observatoire national de l’action sociale (Odas).

Au total, les conseils départementaux ont dépensé l’année dernière près de 35 milliards d’euros pour l’action social, dans laquelle entrent la protection de l’enfance, le RSA ou encore l’aide aux personnes âgées et personnes handicapées. Un chiffre en hausse de 4,3% par rapport à 2013, avec une nette progression du RSA (+7,6%). La dépense pour ce dispositif s’est ainsi élevée à 8,6 milliards d’euros.

Multiplication des coupes dans les dépenses

Afin de continuer à financer ce dispositif, les départements multiplieraient les coupes dans leurs dépenses de gestion mais aussi dans leurs programmes d’insertion, précise 20 Minutes. Ces dépenses sont passées de 820 millions d’euros en 2013 à 760 millions l’année dernière.

"Les conseils départementaux ne peuvent plus augmenter les impôts et, à ce rythme, ils ne pourront plus financer leurs dépenses sociales dans trois ans", estime Jean-Louis Sanchez, délégué général de l’Observatoire, cité par le quotidien gratuit.

A lire aussi -Les titulaires du RSA doivent-ils travailler 7 heures par semaine ?

Il y a quelques semaines, l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, avait proposé dans une interview accordée au JDD d’expérimenter l’obligation de 7 heures de travail obligatoires par semaine pour les allocataires du RSA. Une mesure qui pourrait également coûter de l’argent aux conseils départementaux, qui devraient alors engager de nouvelles dépenses pour assurer l’emploi.

En vidéo sur le même thème : Comment vit-on avec le RSA ? 

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