La chanteuse et comédienne Camélia Jordana a suscité la colère du ministre de l'Intérieur après ses propos condamnant les violences policières ce 23 mai dans l'émission On n'est pas couché. Une prise de position radicale qui n'est pourtant pas la première de la jeune artiste, comme le prouvent ses déclarations concernant la mort d'Adama Traoré survenue en 2016.
Camélia Jordana : une interview sur les violences policières resurgit après ses propos dans ONPC

Alors que depuis ce samedi 23 mai, la chanteuse et comédienne Camélia Jordana est au cœur de la polémique après ses propos anti-flics sur le plateau d'On n'est pas couché, on réalise que ces accusations envers les forces de l'ordre ne sont pas les premières émanant de la jeune artiste.

En 2018 déjà, son clip Freddie Gray (réalisé en animation) mettait en scène des hommes noirs totalement nus se faisant exécuter par un policier comme dans un jeu vidéo. Chacune des victimes tenait une pancarte faisant référence à son nom et à la date de sa mort. Sur l’une d’entre elles, on pouvait lire "Adama Traoré, 19 juillet 2016", avant que sa tête n’explose sous l’impact d’une balle tirée à bout portant. Un clip qui voulait dénoncer les violences policières et jeter un coup de projecteur sur la récente mort d'Adama Traoré, un jeune homme de 24 ans interpellé en 2016 par la police et supposément mort d'une crise cardiaque alors qu'il se faisait contrôler.

"Montrer la cruauté dans la normalité"

En 2019, dans les colonnes des Inrockuptibles, on trouvait à ce sujet une discussion entre Camelia Jordana et Assa Traoré, la sœur du jeune homme décédé. "Ce qui était important pour moi c’est qu’on voit la cruauté dans la normalité", avançait la jeune artiste comme un fait établi. "Après ça, dans le clip, le personnage du flic rentre chez lui avec son fils, dort avec sa femme et le lendemain rebelote, il allume la lumière et c’est...