Tout juste inaugurée par Twitter, l’application de partage de vidéos Vine a aussitôt été inondée de contenus habituellement réservés aux adultes. Face à la polémique, la firme a du s’excuser.

« In vino veritas » dit le proverbe. En l’occurrence, c’était une bien mauvaise surprise qui attendait  certains utilisateurs de Twitter pour le lancement de Vine. L’application, fraîchement mise en service le 23 janvier dernier, a rapidement été saturée de vidéos à caractère pornographique.  A l’origine, le concept de Vine doit permettre aux utilisateurs de rajouter une courte vidéo  (six secondes maximum) qui est ensuite associée au tweet. Un usage vite détourné, puisqu’en tapant des mots clefs comme « NFSW » (abréviation anglaise pour « ne pas consulter au bureau ») ou « porn », on trouvait instantanément des vidéos pour adultes. Devant la vague d’indignation que l’affaire a suscitée, l’entreprise s’est officiellement excusée, soumise à la double pression de tweetos choqués et d’Apple, qui distribue l’application sur Iphone. Le poids lourd du secteur numérique, qui tient à la respectabilité de son image, a fait disparaitre Vine de la page d’accueil de ses téléchargements, sans toutefois  la retirer de l’Appstore.

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Une pression payante, puisque désormais la plupart des mots clefs n’aboutissent plus. Autrement, un message prévient généralement l’utilisateur qu’il va accéder à un contenu classé X, dont il faut activer la lecture volontairement. Pourtant, le vers était dans le fruit dès le départ pour Apple, qui  n’ignorait pas que Twitter ne limitait en aucune façon le contenu de ses messages dans les conditions d’utilisation. La récente polémique sur les tweets antisémites, l’a démontré, la transparence peut être nuisible, même quand il s’agit de se dénuder.

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