Une étude suédoise a révélé la capacité de nos comptes Facebook à révéler nos penchants psychopathes, narcissiques ou névrotiques. Le premier élément indicateur ? Le type de sujets traités. Les détails. 

Une étude réalisée par les chercheurs des universités de Gothenburg et de Lund, en Suède, révèle comment il est possible d’estimer la supposée psychopathie d’un individu par son simple compte Facebook et ce qu’il y poste, rapporte le journal suédois The Local. Sverkek Sikström, professeur en psychologie à la faculté de Lund, explique le procédé : "nous avons observé et analysé le contenu partagé par les utilisateurs de Facebook afin d’établir une possible corrélation entre les textes en question et les traits de personnalité de leurs créateurs".

Le premier volet de l’étude consistait en une série de questions posées aux quelques 300 américains testés, afin de déterminer leurs possibles penchant à l’extroversion, à la psychopathie, au narcissisme ou à la névrose. Ceux-ci devaient ensuite soumettre une sélection de leurs statuts aux chercheurs, qui les ont analysés au moyen d’un algorithme spécifique visant à évaluer le sémantisme des mots employés. Ainsi, les résultats de l’expérience ont révélé une corrélation fréquente entre la personnalité des cobayes tels que révélées par le questionnaire et le contenu qu’ils postent sur le réseau social, et plus particulièrement les tendances psychopathiques ou narcissiques.

Les échantillons utilisés révèlent que les internautes sujets aux penchants psychopathes se montrent plus sensibles aux problématiques "négatives", et que ces derniers se montrent plus à mêmes de s’exprimer à propos de débats tels que la prostitution, la pornographie ou la décapitation.

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Cependant, le professeur Sikström déplore l’incapacité de l’expérience à déceler, chez les patients, les cinq piliers de la psychologie : l’ouverture d’esprit, la conscience, l’extraversion, l’agréabilité et la névrose. Le chercheur explique ce manquement par une recherche d’exposition et d’affirmation accrue provoquée par l’hyper-socialisation et hyper-exposition engendrée par une structure sociale aussi vaste que Facebook. Mais ce dernier se veut rassurant : "Présenter des traits psychopathiques ne signifie en rien l’être à proprement parler". Dès lors, nul besoin de paniquer lorsqu’un de vos amis postera du contenu douteux.  

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