Après avoir gagné une compétition aux Jeux Olympiques, la plupart des sportifs gardent leurs médailles bien au chaud. Et d’autres préfèrent les vendre pour des raisons plus ou moins censées.

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Remporter une médaille aux Jeux Olympiques accompagnée de son hymne national (pour l’or), c’est toujours un moment exceptionnel pour les sportifs de haut niveau. Cependant, certains d’entre eux n’hésitent pas à se séparer du bien obtenu après un travail de longue haleine. Argent, générosité ou même religion, tous les prétextes sont bons pour vendre un souvenir pourtant gravé dans la mémoire.

La santé

Certains aléas de la vie font qu’on doit parfois se séparer d’un bien matériel important à nos yeux. C’est le cas d’Erika Salumae, double championne olympique de cyclisme sur route en 1988 et 1992. Cette Estonienne de 51 ans a dû mettre ses 2 médailles d’or aux enchères le 5 octobre dernier pour s’acquitter de frais médicaux liés une opération du dos.

L’année dernière, c’est la Polonaise Zofia Noceti-Klepacka qui a mis sa médaille aux enchères. Après avoir gagné le bronze en planche à voiles lors des JO de Londres, la jeune femme a vendu son trophée, seulement quelques semaines après la compétition, pour une fillette de 5 ans atteinte de la mucoviscidose. "Zuzia est ma voisine, je la connais depuis sa naissance. J'ai vu combien de fois elle a dû aller à l'hôpital, combien de temps sa mère y a passé avec elle. Tout le monde prie pour que Zuzia survive. On ne la remarque pas, mais sa maladie peut être mortelle. Je vais à Londres pour elle", avait-elle expliqué au journal suisse 20 minutes.

La religion

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Alors que certains sportifs le font pour récolter de l’argent, d’autres le font au nom de la religion. Comme l’Allemand Andreas Wecker, champion olympique à la barre fixe en 1996, qui a confié en 2006 avoir vendu sa médaille d’or pour la modique somme de… 26,37 euros ! Sa raison ? Se libérer de son passé rempli de... "péchés". "J'ai tout vendu ou donné. Je me suis débarrassé de mes barres d'entraînement, mis mes médailles à la poubelle, mais je me sens très bien, je suis très heureux", a-t-il affirmé avant de poursuivre : "Aujourd'hui, je prie beaucoup et j'entends la voix de dieu vingt-quatre heures par jour". Il faut croire que le sportif a ses raisons que la raison ignore.

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