Convoqué mardi par le juge dans le volet de l’affaire du match truqué entre Cesson et Montpellier, le handballeur Nikola Karabatic, qui continue des nier les faits qui lui sont reprochés, est resté sur sa ligne de défense.

A la sortie de son audition devant le juge ce mardi, la star du handball français Nikola Karabatic s’est montré peu loquace face aux journalistes. « J’ai dit ce que j’ai toujours dit, je n'ai jamais été inquiet, je suis content d'avoir pu répondre aux questions, maintenant j'ai hâte qu'on arrive à une décision le plus vite possible » a-t-il déclaré sans plus de détails.

L’affaire remonte à octobre 2012 et la mise en examen du double champion olympique pour escroquerie. La justice avait alors ouvert une enquête suite aux paris effectués, entre autre, par les compagnes de Nikola Karabatic et de son frère Luka, pour lesquels elles auraient joué le rôle  d’intermédiaire. Une pratique interdite par la fédération de handball. Soupçonné d’avoir lâché le match (le pari misait sur une défaite de son club, Montpellier), le joueur de 28 ans a toujours farouchement nié avoir eu connaissance des faits. Son frère a, lui, reconnu les paris.

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Pour l’avocat du joueur, maître Phung,  la justice se fourvoie depuis le début. « Je prétends que pour l'instant, le volet pénal s'est trompé, qu'ils sont en train de gérer du disciplinaire » a-t-il indiqué. Un aspect qui sera abordé bientôt par la commission de discipline de la ligue de handball devant laquelle Nikola Karabatic est convoqué. Quel que soit le verdict de la justice, civile comme sportive, ce feuilleton juridico-médiatique aura terni l’image du champion comme celui de sa discipline. Tout ça pour un pari qui a rapporté 4 500 euros…

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