Une enquête a été ouverte ce mardi suite à la diffusion d'une vidéo montrant l'agression d'une jeune fille au Mans. Dix jours après l'affaire Alicia D., les réseaux sociaux s'embrasent de nouveau alors que la police appelle à l'apaisement.

Moins de deux semaines après l’agression d’une jeune fille à Nancy qui avait secoué les réseaux sociaux, une nouvelle vidéo d’agression a fait son apparition lundi soir sur Facebook. Rapidement retirée, elle n’a néanmoins pas échappée aux internautes et à la police qui a eu le temps d’identifier l’auteure présumée des faits, rapporte à ce titre Metronews.

Sur la vidéo, on peut y voir une adolescente à terre, brutalement frappée par une jeune fille à peine plus âgée qu’elle devant un groupe de témoins. Amusés par la scène, ils restent passifs.

La vidéo, filmée par un "ami" de l’agresseuse, a été diffusée sur Facebook entre lundi soir et mardi matin, avant qu’elle ne soit retirée et que le propriétaire du compte ne change de pseudonyme. Les images violentes ont, comme pour l’affaire d’Alicia D., indigné les internautes qui ont rapidement signalé les faits à la police. Encore une fois, le nom de l’adolescente fautive n’a pas tardé à apparaître sur Twitter.

La police appelle à l'apaisement

La sûreté départementale de la Sarthe, en charge du dossier, a identifié la jeune fille et sa victime qui sont toutes les deux du Mans. Interrogé par Metronews, le commandant de police Franck Dehay estime pour autant qu’on "ne peut comparer cette affaire à celle de Nancy. Elle (l’agresseuse présumée) ne souhaitait pas que la vidéo soit diffusée". Le jeune homme à l’origine de la diffusion, même s’il a retiré la vidéo, risque lui aussi d’être poursuivi.

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La police nationale a appelé à l’"apaisement" sur les réseaux sociaux une fois l’annonce des identifications faite. En effet, une dizaine de pages Facebook ont fait leur apparition dans les 24h qui ont suivi la diffusion de l’agression. La majorité d’entre elles appelait à faire justice en "punissant" l’auteure présumée.

Par ailleur, la police a tenu à rappeler que le "simple partage de portable à portable d'images de violence est passible de 5 ans d'emprisonnement" précise Metronews.

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