L’actuel président de l’UMP s’en prend de manière cinglante à la réforme du Collège proposé par la ministre de l’Education nationale.

Nicolas Sarkozy n’a pas mâché ses mots pour dire ce qu’il pensait de la réforme du collège présentée par la ministre de l’Education national, Najat-Vallaud Belkacem.

A l’occasion d’une interview dans les colonnes du Figaro (article payant), l’ancien président de la République estime que cette réforme est "sans doute la plus détestable de la longue liste des réformes inutiles que nous avons connues depuis trois ans".

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Parmi les propositions qui ne plaisent pas du tout au président de l’UMP, la suppression des classes bilangues. Pour justifier son opposition, il brandit sa volonté d’un rapprochement franco-allemand pour le bien de l’Europe : "Cette suppression est un scandale, et je pèse mes mots".

"La république, c’est l’exigence"

La polémique sur le cours "L’Islam : débuts, expansion et cultures" qui deviendrai obligatoire pour les élèves de 5ème alors que le cours "Une société rurale encadrée par l’Eglise" serait désormais facultatif, fait également bondir le président de l’UMP : "Présenter l’histoire de la civilisation chrétienne européenne comme facultative, et la remplacer par un cours obligatoire sur l’Islam et sa culture, c’est une méconnaissance de ce qu’est l’identité de la France et de son histoire".

Pourtant, Nicolas Sarkozy semble oublier que les modules des "débuts du christianisme" et des "débuts du judaïsme", sont obligatoires en classe de 6ème.

Pour ce dernier, cette réforme est "une espèce de chasse à l’ennui", construite uniquement pour que les enfants ne s’ennuient pas : "Une espèce de liberté sans limite qui affole les enfants, qui se trouvent perdus face à un monde dans lequel on ne donne ni repères, ni contrainte, ni règles."

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En résumé, pour l’ancien président de la République, cette réforme proposée par Najat Vallaud-Belkacem va à l’encontre de l’exigence de la République : "Cette réforme, c’est tout le contraire de l’exigence, c’est le nivellement qui tirera tout le monde vers le bas".

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