Ce jeudi, lors d'un meeting à Belfort, Nicolas Sarkozy a multiplié les charges contre Manuel Valls. Des attaques qu'il a répétées ce vendredi matin. 

A huit jours des départementales, la bataille fait rage entre Manuel Valls et Nicolas Sarkozy. Au point que ce dernier a violemment chargé le Premier ministre lors d'un meeting à Belfort, puis sur le plateau de France Info. S'il était question jusqu'ici de débats politiques, l'ex-chef de l'Etat en est finalement venu à la personne de Manuel Valls. "Inquiet" pour les nerfs de ce dernier, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il allait "craquer".

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Valls, pire ennemi de Sarkozy

A un petit peu plus d'une semaine des élections départementales, tout est bon pour rallier les électeurs à sa cause. Si la défaite des socialistes est presque assurée, le patron de l'UMP ne lâche pas le combat. Ce jeudi soir, lors d'un meeting de campagne à Belfort, Nicolas Sarkozy a raillé son rival : "je m'inquiète pour lui, à un moment il va craquer. Heureusement que le bouton nucléaire est dans le bureau d'à côté !". L'ancien chef d'Etat est notamment revenu sur la "peur" du FN exprimée par le Premier ministre : "vous êtes dans un bateau, le capitaine dit 'j'ai peur'. Ça fait plaisir ! Vous voulez descendre !". Des coups déjà portés lundi soir, lors d'un autre meeting de campagne dans le Val-de-Marne : "il ne va pas pouvoir continuer comme ça à perdre les nerfs", avant d'ajouter "tous les jours il nous en fait une... Ça devient gênant".

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Ce vendredi matin au micro de France Info, l'ancien prédisent de la République a réitéré. Alors que les Français avaient soutenu le Premier ministre lorsqu'il évoquait "l'apartheid français", Nicolas Sarkozy signe : "quand je dis qu'il s'énerve un petit peu, c'est très en dessous de ma pensée. Quand il parle d'apartheid, qui était un système de racisme d’État, on se demande s'il a encore du bon sens". Il fut un temps où la nervosité de Nicolas Sarkozy était elle aussi pointée du doigt.

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Nicolas Sarkozy confirme, mais nuance, le "FNPS"

S'il avait supposé une alliance entre les partis socialiste et frontiste en évoquant un "FNPS", Nicolas Sarkozy a maintenu l'expression ce vendredi, en la nuançant tout de même. "J'ai dit FNPS. Je n'assimile pas naturellement le PS et le Front national. Mais le résultat, c'est celui-là", "quand vous votez pour le FN, comme ceux de nos électeurs qui l'ont fait dans le Doubs, vous avez un député socialiste de plus", a expliqué le président de l'UMP au micro de France Info.

Emmanuel Macron n'est pas laissé pour compte

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A Belfort, Nicolas Sarkozy a non seulement fustigé l'attitude de Manuel Valls, mais il a également reproché le comportement d'Emmanuel Macron. Selon lui, le ministre de l’Économie cultive un style "décontracté" et "ne met pas de cravate" hors caméras. Une attaque à laquelle le moqué a répondu sur France 2 : "j'attends des propos plus intéressants de la part d'un ancien président de la République".

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