Mercredi, c'était le jour du Conseil des ministres, mais aussi celui de la photo de classe du nouveau gouvernement de Manuel Valls. Qui a été promu ou dégradé ? Qui reste, qui est parti ?

Presque une semaine après leur nomination au gouvernement, les nouveaux ministres et secrétaires d'Etat ont pris la pose pour la traditionnelle photo à chaque remaniement. C'était mercredi, après le Conseil des ministres.  

Première image marquante, l’arrivée tardive de Najat Vallaud-Belkacem qui a donné lieu à une anecdote cocasse. En effet, au moment de se placer, le ministre de l’Education a voulu prendre la place de… François Hollande, avant de se raviser et de suivre les conseils de Jean-Marc Ayrault lui indiquant sa bonne place, c’est-à-dire entre lui et Marisol Touraine.

Najat Vallaud-Belkacem promue, Emmanuel Macron puni

Cette scène est sans doute révélatrice de l’ambition de la jeune protégée du président, qui, au fil des remaniements, n’a cessé de grappiller des places dans le rang protocolaire. En mai 2012, lors du premier cabinet de Jean-Marc Ayrault, l’ex-benjamine du gouvernement n’était classée que 15e dans l’ordre protocolaire en qualité de ministre des Droits des femmes. Le 2 avril 2014, à l’arrivée de Manuel Valls, elle est promue au 12e rang et voit son portefeuille ministériel s’agrandir de la Ville, la Jeunesse et des Sports. Et le 26 août de la même année, suite au départ de Benoît Hamon, la voilà bombardée numéro 4 du gouvernement en intégrant le ministère de l’Education nationale. Michel Sapin, ministre des Finances, est lui passé de la 6e à 5e place. Quant à Annick Girardin, elle a été promue ministre de la Fonction publique (17e place) après avoir été secrétaire d’Etat à la Francophonie (22e place).

A côté de ceux qui montent, il y a ceux qui descendent… tel Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie a sans doute payé ses excès d’audace verbale en étant dégradé de la 11e à la 13e place. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, descend lui de la 9e à la 10e place sans raison apparente. Et puis il y a le cas inédit de Jean-Marc Ayrault, jadis numéro 1 du gouvernement, aujourd’hui revenu numéro 2 en qualité de ministre des Affaires étrangères.

Un gouvernement plus vaste et paritaire

Autre fait marquant de cette photo de famille, les départs de trois poids lourds de la majorité, Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Marylise Lebranchu (Décentralisation), qui étaient au gouvernement depuis le début du quinquennat de François Hollande. A cela il faut ajouter les départs de Fleur Pellerin (Culture) et Sylvia Pinel (Logement). Concernant les arrivées : Jean-Jacques Urvoas (Justice), Jean-Michel Baylet (Aménagement du territoire), Emmanuelle Cosse (Logement), Audrey Azoulay (Culture), Ericka Bareigts (Scr. d’Etat à l’Egalité réelle), Jean-Vincent Placé (Scr. d’Etat à la Réforme de l’Etat), Juliette Méadel (Scr. d’Etat pour l’Aide aux victimes), Barbara Pompili (Scr. d’Etat à la Biodiversité), Estelle Grelier (Scr. d’Etat aux Collectivités territoriales), et Hélène Geoffroy (Scr. d’Etat à la Ville).

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Enfin, il est à noter que ce nouveau gouvernement compte 38 ministres et secrétaires d’Etat, en plus du Premier ministre, contre 32 dans le précédent gouvernement et que l’équipe de Manuel Valls est paritaire : 19 hommes et 19 femmes.

Vidéo sur le même thème : Valls défend la cohérence de son gouvernement 

 

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