Ce mardi, Christiane Taubira, la ministre de la Justice, a commencé un tour de France pour promouvoir et expliquer sa réforme pénale. Première étape : Pantin en Seine-Saint-Denis.

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La nouvelle réforme pénale de Christiane Taubira fait glousser le pays et elle le sait. La ministre de la Justice a donc décidé d’entamer  un tour de France pour expliquer cette réforme. La première escale de ce tour s’est déroulée mardi à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Face à une salle de 200 personnes, la ministre a défendu le fond de son projet "extrêmement important". Le but de ces déplacements étant de débattre sur la réforme.  "J’aurais tort de me priver de la diversité de vos interrogations" a déclaré Christiane Taubira. Selon elle, il n’est pas si "simple (de porter ce projet) à un moment où la société française a été endoctrinée, s’est habituée à la pensée unique selon laquelle la prison est la seule solution ", mettant implicitement en cause , les politiques des derniers gouvernements de droite. Avant de s’expliquer : "Il y a des situations nombreuses, nous le savons, où la prison n’est pas la peine adaptée. (...) Et il y a des situations où la prison est nécessaire, y compris les très courtes peines", plaidant ainsi pour une "individualisation" des peines.

"Le lieu où l’on rend la justice n’est pas anodin"

Lors de ce débat, Christiane Taubira a été interpellée par le bâtonnier des avocats de Seine-Saint-Denis, Robert Feyler. Celui-ci a protesté contre le projet de délocalisation d’une salle d’audience pour les sans-papiers dans les locaux de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Robert Feyler s’est étonné que " ce soit la gauche qui fasse aboutir un tel projet". Réponse de la ministre, assez évasive : "Le lieu où l’on rend la justice n’est pas anodin. Mais mon ministère n’est pas le seul impliqué et il y a un certain nombre de choses en cours".

Après les chiffres sur la délinquance publiés ce mardi par Le Figaro, la réforme de la ministre de la Justice a pris du poids dans l’aile. Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a même taxé le gouvernement socialiste de faire "remonter la délinquance pour la ligne Taubira ". A ce sujet, Christiane Taubira a affirmé n’avoir rien à répondre.

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D’autres débats du même genre devraient avoir lieu avant la présentation du texte au Conseil des ministres, le 2 octobre prochain. D’ici cette date, Christiane Taubira se déplacera à Rennes, Bordeaux ou encore Agen. Selon l’entourage de la ministre, d’autres villes seront visitées pour discuter sur cette réforme pénale.

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