"A l’écoute, compréhensive, imaginative", a entendre François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem serait bourrée de qualités. Un avis que semble partager Manuel Valls et qui nous amène à nous demander si la ministre de l’Education nationale ne serait pas la "préférée" du gouvernement.

A seulement 38 ans, Najat Vallaud-Belkacem est numéro quatre du gouvernement et ne cesse d’être complimentée par le président et le Premier ministre. Certes, elle "n’avait pas le profil habituel du poste" mais c’est quelqu’un qui apporte "plus d’écoute, de compréhension, d’imagination, d’invention que bien d’autres avant elle", a en effet déclaré François Hollande au cours d’un entretien accordé à Society et à paraître ce vendredi. Un avis que semble également partager Manuel Valls. La République sait reconnaître "les compétences, le travail et l’engagement", avait salué le chef du gouvernement il y a quelques mois. Le Premier ministre répondait alors aux critiques dont sa ministre faisait l’objet du fait de son jeune âge et de sa rapide ascension. Un éloge qui n’avait pas manqué de toucher la ministre, laquelle avait répondu "merci" les yeux embués.

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"C’est aussi un message : ‘voilà, l’école peut être le lieu de la réussite’"

"Le fait même qu’elle ait ce visage, qu’elle porte ce nom, c’est aussi un message : ‘voilà, l’école peut être le lieu de la réussite", a également confié François Hollande cette semaine. Née au Maroc et venue en France avec sa famille lorsqu’elle était encore petite fille, Najat Vallaud-Belkacem a été naturalisée à sa majorité. Après avoir obtenu son baccalauréat économique et social, elle a ensuite décroché une licence en droit et un diplôme de l’Institut d’étude politique de Paris. "Complètement déracinée du Maroc (…) elle s’en est sortie grâce à l’école et uniquement grâce à ça", soulignait Valentin Spitz, coateur d’une biographie sur Najat Vallaud-Belkacem, auprès de Planet.fr en octobre dernier. "C’est aujourd’hui une figure de la majorité", commentait-il également à propos de celle qui se décrit elle-même comme un "pur produit de la République".

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Ses origines marocaines, un plus pour le gouvernement ?

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En plus de ses compétences que lui reconnaît l’exécutif, Najat Vallaud-Belkacem aurait également un petit quelque chose en plus qui ferait non seulement sa différence mais l’aurait également aidée à gravir les échelons. Membre de la garde rapprochée de Ségolène Royal, elle aurait été en partie choisie pour ses origines marocaines. "Elle s’appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là", avait en effet confié l’ancienne candidate à la présidentielle en 2012. "J’ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi. Najat doit accepter d’être là pour ça", avait par ailleurs expliqué l’actuel ministre de l’Ecologie à propos de son rôle de porte-parole pendant la campagne présidentielle de 2007 et pendant la primaire socialiste de 2011.

Dans l’ombre de Ségolène Royal ?

Trois ans après que la Dame du Poitou a tenu ses propos, toutes les deux ont intégré le gouvernement. Aujourd’hui, Najat Vallaud-Belkacem est à la tête de l’Education nationale tandis que Ségolène Royal est en charge de l’Ecologie. Cette dernière se situe toutefois en 3e position dans l’ordre protocolaire et devance ainsi en quelque sorte sa "collègue".

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Forte d’avoir été en couple avec le président de la République pendant près de trente ans et d’avoir été candidate à une élection présidentielle, Ségolène Royal aurait égalementles faveurs du chef de l’Etat. "Ce couple est insécable dans le bon sens du terme. Leur duo est inaltérable", a confié l’un de leurs proches à Paris Match. C’est même elle qui a été choisie pour aller en Israël représenter le gouvernement français aux obsèques des victimes de l’Hyper Cacher. "On me fait confiance", a d’ailleurs reconnu Ségolène Royal dans les colonnes de l'hebdomadaire. Et si finalement c’était elle, la vraie "chouchoute" du gouvernement ?

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