Jeudi, le président de la République s’est prononcé  en faveur d’un "mécanisme permanent et obligatoire" pour répartir les réfugiés en Europe. En juin dernier, François Hollande avait pourtant assuré qu’il était contre la méthode des "quotas".

François Hollande a semble-t-il revu sa copie. En effet, alors qu’il assurait encore en juin dernier qu’il était fermement opposé à la méthode des "quotas" pour répartir les réfugiés en Europe, le président de la République a fait jeudi des déclarations allant dans le sens opposé. Lors d’une allocution à l’Elysée, le chef de l’Etat a en effet annoncé que la France et l’Allemagne s’étaient entendue une initiative "commune" visant à inciter les pays membres de l’Union européenne (UE) à recourir à "un mécanisme permanent et obligatoire" pour répartir ces personnes au sein de l’Europe. Et si François Hollande n’a pas clairement employé le terme de "quotas", la chancelière allemande, elle, n’a pas hésité à le faire. "Nous avons besoin de quotas contraignants au sein de l’Union européenne pour se partager les devoirs", a-t-elle affirmé avant d’ajouter : "c’est le principe de solidarité".

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La position de la France a "évolué"

Cette proposition, qui sera examinée dans deux semaines par les ministres de l’Intérieur européens, a de quoi surprendre. Souvenez-vous, en juin dernier, l’exécutif avait opposé un ferme refus à la Commission européenne qui préconisait la mise en place de quotas pour gérer l’accueil des demandeurs d’asile au sein de l’UE. "Il n’est pas question qu’il y ait des quotas d’immigrés", ce n’est "pas la bonne méthode", avait alors martelé François Hollande tandis que son Premier ministre, Manuel Valls soulignait que "ceci n’a jamais correspondu aux propositions françaises", rappelle France TV Info.

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Seulement trois mois plus tard et alors que la crise de migrants fait toujours rage, il semblerait que le chef de l’Etat ait décidé de revoir sa position. La position française a "évolué" et "il faut faire face à une situation qui est elle-même en évolution", a d’ailleurs fait valoir l’Elysée.  

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