Le Conseil constitutionnel devait se prononcer aujourd’hui sur l’éventuelle annulation de l’élection du député PS Philippe Kemel aux législatives de juin dernier. Une annulation qui aurait, selon le FN, pu être favorable à Marine Le Pen pour prendre la direction de la circonscription. Mais les Sages ont confirmé les résultats.

Va-t-il falloir organiser un troisième tour des législatives à Hénin-Beaumont ? Le Front National y croyait mais les Sages du Conseil constitutionnel viennent de dire que non. Elu avec 118 voies d’avance sur Marine Le Pen en juin dernier, Philippe Kemel, député PS, avait vu sa légitimité remise en cause en raison de soupçons de fraude. La présidente du FN avait en effet avancé que dans certaines communes ayant pour réputation d’être politiquement proche du Parti socialiste, un certain nombre de signatures auraient été falsifiées, favorisant ainsi le candidat PS.

Le Conseil constitutionnel a donc été saisi. Les Sages se sont prononcés ce matin : les résultats du scrutin ont été validés. Si l’élection avait due être invalidée, il aurait fallu organiser un nouveau scrutin. « Je suis confiant » avait déclaré Florian Philippot, vice-président du Front National, sur les ondes d’Europe 1. « Le dossier est absolument sérieux et complet » a-t-il estimé avant d’ajouter « Si cette élection est rejouée, c’est une victoire du droit, si elle n’est pas rejouée, c’est une victoire de la politique et ce serait désolant ».

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En cas de nouvelle élection, le FN et Marine Le Pen se seraient à nouveau retrouvé face à leur opposant historique du Front de gauche, incarné par Jean-Luc Mélenchon. Un défi que ce dernier était prêt à relever une nouvelle fois. « Si les camarades pensent que c'est utile que j'y sois, j'irai. Je ne me défilerai pas » a déclaré celui qui n’avait comptabilisé que 21,29% des suffrages, contre un peu plus de 48% pour Marine Le Pen.  

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