Le président de la République a récemment fait son "mea culpa" en confiant qu’il regrettait d’avoir supprimé la hausse de la TVA projetée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, au cours des premiers mois de son quinquennat.

En 2012, quelques mois seulement après avoir été élu président de la République face à Nicolas Sarkozy, François Hollande supprimait la hausse de la TVA projetée par son prédécesseur. Trois ans après, et au cours d’un entretien accordé à la journaliste du Monde François Fressoz, le président a confié qu’il regrettait cette décision. "Je ne serais pas allé si loin, j’aurais gardé l’augmentation de la TVA décidé par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu’il nous avait laissé", a en effet répondu le chef de l’Etat à celle qui lui demandait ce qu’il ferait "si c’était à refaire".

"J’aurais évité les hausses dans les budgets suivants"Au cours de cet entretien, que François Fressoz rapporte dans son livre Le Stage est fini (éd. Albin Michel), François Hollande explique également que s’il en avait encore la possibilité, il reviendrait sur d’autres de ses décisions. "J’aurais fait le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises et j’aurais évité les hausses dans les budgets suivants", a-t-il reconnu.

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Toujours sur le ton de la confidence, le locataire de l’Elysée a également concédé avoir « engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche » mais qui, selon lui, "servent l’intérêt général". Et François Hollande de "mettre aussi à (son) crédit" l’absence de mouvement social : "On est le pays où on parle le plus de réformes et on en fait le moins" mais "le sang, la sueur et la larmes, ça ne marche pas".

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Un début d’inventaire en vue de 2017 ?Autant de confessions qui résonnent non seulement comme un "mea culpa" mais surtout comme un début d’inventaire en vue de la prochaine élection présidentielle. D’autant que le président, qui n’a toujours pas annoncé ses intentions pour 2017, n’a pas manqué d’envoyer quelques piques à son ancien rival. François Hollande a en effet assuré qu’il avait engagé "beaucoup plus de réformes de structure" que ses prédécesseurs et estimé que Nicolas Sarkozy "mobilise très bien son camp, mais (qu’) il est le candidat le moins rassembleur du pays".

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