Pour la rentrée politique, le chef de l’Etat a fait un beau cadeau à Marie-Arlette Carlotti, en la nommant présidente du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées.

Ministre délégué aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion entre 2012 et 2014, Marie-Arlette Carlotti vient de retrouver un emploi. En effet, le président de la République, François Hollande, vient de la nommer par décret présidentiel à la tête du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD).

Ce Haut Comité, crée à la demande de l’abbé Pierre en 1992, est chargé de faire des propositions au gouvernement sur la question du logement des personnes défavorisées. Il était depuis 1997 présidé par Xavier Emmanuelli, le cofondateur de Médecins sans frontières.

Député et conseiller municipal également

"Je suis honorée par la responsabilité que vient de me confier le président de la République. Je m'efforcerai de poursuivre le long travail mené par Xavier Emmanuelli, dont l'engagement sans faille en faveur des plus démunis a profondément marqué notre société", a indiqué Marie-Arlette Carlotti dans un communiqué.

"Le logement concerne chacun d'entre nous, nul ne peut s'imaginer vivre sans. Je n'accepte pas qu'on puisse fermer les yeux face à la pauvreté. Je ne peux me résigner à laisser une partie de la population seule face à des situations de grande précarité. De trop nombreuses familles rencontrent aujourd'hui encore de graves difficultés", a déclaré celle qui est aussi député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal de Marseille. 

Marie-Arlette Carlotti enchaînait les déboires politiques

Comme le rappelle le Nouvel Observateur, Marie-Arlette Carlotti a lancé, quand elle était ministre, un plan de lutte contre la pauvreté et l’inclusion sociale, et en tant que député européen (1996 -2009), elle s’est impliquée dans le domaine du respect des droits de l’homme, de la solidarité internationale et de la protection de l’enfance. 

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Une nomination qui vient rompre la spirale néfaste dans laquelle elle était tombée depuis son éviction du gouvernement, en 2014, suite à l’arrivée de Manuel Valls comme Premier ministre. Marie-Arlette Carlotti avait été par la suite candidate malheureuse durant les municipales à Marseille, puis épinglée pour ses comptes de campagnes déposés trop tard et enfin mise en examen pour injure à caractère racial.

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