Longtemps épargné, le diesel, pointé du doigt dans le scandale Volkswagen, est aujourd’hui sous le feu des critiques. 

Le scandale Volkswagen va-t-il mettre fin au diesel ? Après la confirmation par le groupe allemand en début de semaine que plusieurs millions de ses véhicules sont équipés d’une puce permettant de truquer les tests d’émission de polluants, le gazole revient au cœur du débat.

Il y a quelques jours, la patronne du parti écologiste EELV, Emmanuelle Cosse, a appelé le gouvernement à prendre des mesures contre le diesel, avec l’arrêt des subventions au diesel en 5 ans et une interdiction dans l'ensemble du pays d'ici 2025.

Mais le diesel va-t-il disparaître ? Cela semble peu probable dans un avenir proche. Le gouvernement se prononce en effet contre l’interdiction du diesel, mais plutôt pour arrêter de l’avantager. "On ne peut pas du jour au lendemain (en) décréter l'interdiction (…) Il ne faut plus avantager le diesel, c'est évident", a répondu la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, vendredi sur Europe 1.

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19,8 millions de voitures diesel en France

Et le défi pour mettre fin au diesel s’annonce d’autant plus compliqué qu’environ 58% des véhicules écoulés aujourd’hui en France roulent au diesel, soit environ 19,8 millions de voitures, rappelle le quotidien Les Echos. Une omniprésence expliquée par le prix des carburants, l’essence coûtant plus de 17% plus cher que le gazole.

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Un argument contre le diesel fait tout de même mouche. Selon la Commission européenne, les particules fines dégagées dans l’atmosphère par les véhicules diesel seraient responsables de la mort de 42 000 personnes par an en France. Toujours selon Ségolène Royal, il faut donc à présent pousser encore plus les constructeurs automobiles "à investir massivement dans la voiture électrique".

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