Inexorablement, la chute de l’Allemagne s’approche et "d’ici dix ans, la France sera la puissance dominante en Europe". C’est tout du moins ce qu'avance le journal britannique The Daily Telegraph dans un article paru mercredi dernier.

C’est un article particulièrement rude à l’encontre de l’Allemagne qui est paru dans les colonnes du Daily Telegraph (article entièrement traduit) mercredi dernier. Le quotidien britannique titrait ainsi : "Le modèle allemand est ruineux pour l’Allemagne et mortel pour l’Europe". Une salve à l’encontre d’un modèle considéré comme essoufflé par le journaliste Ambrose Evans-Pritchard qui s’appuie sur des publications allemandes pour soutenir son propos.

"La France peut passer pour l’homme malade de l’Europe, mais les malheurs de l’Allemagne sont plus profonds, enracinés dans le dogme mercantile, la glorification de l’épargne pour son propre compte et la psychologie corrosive du vieillissement ", déclare-t-il ainsi dans son article, révélé par Courrier InternationalL’Allemagne semble faire, depuis plus d’une décennie, les mauvais choix en matière d’investissement. M. Evans-Pritchard reprend notamment les explications de Marcels Fratzscher, directeur de l’Institut allemand pour la recherche économique, pour soutenir son argumentaire.

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Quand l'essor (et le sort) de la France se joue avec la chute de l'Allemagne

Celui-ci vient de sortir un ouvrage intitulé Die Deutschland-Illusion (L'illusion allemande) où il y dénonce entre autres le "fétichisme fiscal" du ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble qui est parvenu à inscrire dans la constitution l’équilibre budgétaire du pays. Une erreur qui pourrait bien coûter cher outre-Rhin, si l'investissement devait être relancé.

Selon le Daily Telegraph, le directeur de l’Institut va même plus loin en faisant part de sa déception vis-à-vis d’"un pays se reposant sur ses lauriers", captif de la fausse idée selon laquelle "l’économie ressemble aux budgets familiaux, et faussement rassuré par la flatterie mal placée des étrangers qui ne regardent que trop rarement sous le capot pour voir comment se porte, en réalité, le moteur allemand."

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Une situation proche de la catastrophe pour le journaliste d'outre-Manche qui préfère donner la France gagnante à ce jeu. "Dans cinq ans, tout le monde pourra constater à quel point l’Allemagne est en grande difficulté, et à quel point un budget équilibré ne suffira pas à la protéger " explique-t-il avant de conclure : "Dans dix ans, la France sera la puissance dominante de l’Europe continentale". Un lot de consolation face aux défits qui restent à accomplir dans l'Héxagone.

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Roumanie : 2 099 heures par an

Dans le cadre de ses recommandations afin de permettre à la France de créer un million de nouveaux emplois, le Medef propose de rallonger le temps de travail. Nos voisins européens travaillent d'ailleurs pour beaucoup plus longtemps que nous chaque année. Selon le Coe-Rexecode (Conseil d'observation économique et de Recherche pour l'Expansion de l'écono...

Grèce : 2 010 heures par an

Hongrie : 1 969 heures par an

Bulgarie : 1 954 heures par an

Pologne : 1 943 heures par an

Lettonie : 1 935 heures par an

Slovaquie : 1 934 heures par an

Estonie : 1 932 heures par an

Chypre : 1 926 heures par an

Royaume-Uni : 1 900 heures par an

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