La France et l’Allemagne fêtent ce mardi les 50 ans du traité de l’Elysée, symbole de la réconciliation entre les deux pays autrefois ennemis. A cette occasion, Angela Merkel et François Hollande vont se réunir.

L’heure est à la fête. Oubliés les différends sur la crise de l’Euro et la guerre au Mali. Angela Merkel et François Hollande ont en effet décidé de mettre ce qui les oppose de côté ce mardi, le temps de célébrer le cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée. Signé en 1963 par le général De Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, celui-ci symbolise la réconciliation entre les deux pays surnommés les "ennemis héréditaires". Cinquante ans après cette date historique, la chancelière allemande et le président français s’apprêtent ainsi à fêter cette initiative avec faste. Au programme de leurs réjouissances : un conseil des ministres à la chancellerie et une conférence de presse commune aux deux chefs d’Etat. Les députés du Bundestag et de l’Assemblée nationale se réuniront, quant à eux, de manière exceptionnelle au Reichstag afin de débattre pendant près de deux heures. En fin de journée, un concert est par ailleurs prévu à la Philarmonie de Berlin. Y seront alors notamment joués un morceau allemand du compositeur Beethoven et un morceau français de Camille Saint-Saëns.

Publicité
L’image d’un couple uniAlors que des différences profonds subsistent entre la France et l’Allemagne malgré la volonté de leurs dirigeants respectifs de les gommer, Angela Merkel et François Hollande se sont efforcés dès lundi de donner l’image d’un couple uni devant les quelques 200 jeunes issus des deux pays réunis pour un débat retransmis sur la chaîne de télévision Arte. Critiquée ces derniers temps pour son manque d’engagement aux côtés de la France dans la crise Malienne, la chancelière allemande a indiqué qu’elle n’excluait pas d’apporter son aide à la France dans l’opération militaire qu’elle mène actuellement contre les islamistes armés. Forte de cette annonce, elle s’est même engagée à "ne pas laisser tomber" son partenaire.  De son côté, François Hollande a reconnu que la France avait "un problème de compétitivité" par rapport à sa voisine, et qu’elle avait "perdu du temps". Le président a ensuite affirmé qu’il allait s’atteler à "rattraper" l’Allemagne.

 

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité