La justice allemande aurait envoyé des représentants à Oradour-sur-Glane, dans le Centre, pour enquêter sur le massacre que des troupes nazies ont organisé en 1944.

Une première. La justice allemande a décidé de se plonger dans un passage douloureux de la Seconde Guerre Mondiale : le massacre d’Oradour-sur-Glane. De sources judiciaires ont en effet indiqué que des représentants de la justice d’outre-Rhin ont été dépêchés mardi dans ce village fantôme du Centre. Le procureur de Limoges, qui a accompagné cette délégation, a précisé que les autorités allemandes agissent dans le contexte d’une instruction pour crimes de guerre et ce, dans le cadre d’une demande d’entraide pénale internationale. L’enquête a en effet été relancée en 2010, après que des documents de l’ex-RDA impliquant six suspects âges de 85 et 86 ans encore en vie aient été découverts.

646 civiles tués dans ce massacreLes six soldats nazis suspectés d’avoir participé à ce massacre faisaient partie d’un régiment de 200 hommes de la division blindée SS Das Reich. A peine majeurs moments des faits, ils auraient, le 10 juin 1944, véritablement massacré tous les habitants du village français. Au cours de cette terrible journée, tous les hommes du village ont été abattus tandis que les femmes et les enfants ont été enfermés dans l’église qui a ensuite été incendiée. En tout, 646 personnes sont décédées dont 247 enfants. Seules six personnes ont réussi à échapper à cette tuerie. Celle-ci est d’ailleurs considérée comme étant la plus importante perpétrée en France par les armées hitlériennes au détriment des populations civiles.

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Ils cherchent des preuvesEt alors que 68 ans se sont écoulés depuis ce massacre, les enquêteurs allemands espèrent trouver des preuves supplémentaires ainsi que de nouveaux témoignages, notamment à Oradour où les unités avaient été déployées. Ce déplacement a favorablement été accueilli par la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes qui y a même vu un geste fort. Concernant les six suspects, le procureur de Dortmund (ouest de l’Allemagne), Andreas Brendel a espère qu’une décision sur un éventuel procès sera pris dans le courant de cette année.  

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