Ce mercredi, deux hommes armés ont attaqué le musée national du Bardo à Tunis, tuant dix-huit touristes étrangers, dont deux Français, et deux Tunisiens. Une incertitude persiste concernant une troisième victime française.

Alors que le gouvernement tunisien avait annoncé un total de vingt touristes tués mercredi, le bilan des victimes a été revu à la baisse ce jeudi. Il y aurait donc eu dix-huit touristes assassinés. Les deux terroristes ont également été abattus par les forces de l’ordre tunisiennes au moment de l’assaut. Au moins deux Français ont péri dans l’attentat meurtrier survenu à Tunis ce mercredi. Jean-Claude Tissier, 71 ans, et Christophe Tinois, 59 ans, visitaient le musée accompagnés de leurs femmes. Ils vivaient tous les deux en Midi-Pyrénées.

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Un ancien conseiller municipal parmi les victimes

Le frère de Jean-Claude Tissier a été contacté par Le Parisien et a confié être "sous le choc". L’homme qui habite dans les Vosges n’avait pas vu son frère depuis plusieurs mois. La victime de l’attentat habitait à Aussillon dans le Tarn où il avait ouvert un commerce et fondé une famille. "C’est le vide dans mon coeur. Je ne savais pas qu’il était en Tunisie : lorsque j’ai vu hier les images de cet attentat à la télé, je n’ai pas pensé une seconde qu’il pouvait faire partie des victimes. C’est mon beau-frère qui m’a appris la nouvelle au téléphone", a expliqué le frère de la victime qui est toujours sans nouvelles de Nadine, la compagne de son frère, qui se trouvait également en Tunisie.

Cet ancien coiffeur à la retraite avait également été conseiller municipal de 2008 à 2014. "Il avait en charge le portefeuille de la culture", a expliqué José Gallizo au Parisien, un élu. "Ça tombait sous le sens puisqu’il était lui-même artiste, à la fois passionné de théâtre et de peinture. Il se chargeait notamment du festival Reflets et rythmes, un événement musical annuel dont il était le pilier", a déclaré l’élu au parisien avant d’ajouter : "Tout le monde le connaissait, et tout le monde l’adorait. Il était si gentil et dévoué".

Le quotidien français a également contacté la famille de Christophe Tinois, la deuxième victime française. Ce père de famille habitait Castelsarrasin dans le Tarn-et-Garonne où il avait été éleveur et entraîneur de chevaux. Il avait quitté Paris, sa ville natale, pour le Sud afin de se consacrer à sa passion. Retraité depuis trois ans, il faisait une croisière dans la Méditerranée avec sa nouvelle compagne. "On ne connaissait pas les escales de son voyage. Du coup, on n’a pas été inquiets lorsqu’on a vu les images des attentats de Tunis", a déclaré le gendre de la victime. La compagne de Christophe Tinois s’en est sortie saine et sauve pour sa part.

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Des victimes venant des quatre coins du monde

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En plus des deux Français, il y aurait parmi les victimes quatre Italiens (dont trois ont été confirmés par l’Italie), deux Colombiens, cinq Japonais (le Japon a fait état pour l’instant de trois morts et trois blessés), un Polonais, un Australien et une Espagnole (de son côté l’Espagne annonce trois ressortissants assassinés). La nationalité des deux dernières victimes n’est pas encore connue, il pourrait y avoir parmi elles un ressortissant Français. Au-delà des dix-huit touristes tués, deux Tunisiens ont également perdu la vie. Un chauffeur de bus et un policier. On dénombre quarante-quatre blessés dont six Tunisiens.

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