Après quatre mois de silence, Dominique Strauss Khan s’exprimait dimanche soir sur TF 1. Interrogé par Claire Chazal, l’ancien directeur du FMI n’a éludé aucun des sujets chauds entourant son aventure new yorkaise. Nafissatou Diallo, Trsitane Banon, Les femmes, L’Express… DSK donne enfin sa version des faits et n’écarte pas  la thèse du complot.

 

« Une relation inappropriée, mais sans violence »Il est 20h09 quand Claire Chazal se tourne vers un DSK plus grave que jamais et décidé à remettre les pendules à l’heure. Le ton est déterminé. Peu ou pas de place à l’émotion même lorsqu’il s’agit de saluer « le courage » de sa femme Anne Sinclair. Amené dès le début de l’entretien à s’expliquer sur les faits du 14 mai dernier, l’ancien directeur du FMI évoque ce qu’il considère être avant tout « une faute morale vis-à-vis de ma femme ». Sur les accusations de viol, DSK parle de « relation inappropriée, mais sans violence, ni agression ». Niant également la notion de rapport tarifé, qui insinuerait que Nafissatou Diallo aurait monnayé ses services, le compagnon d’Anne Sinclair dit « ne pas avoir fini de regretter », et déplore « un rendez-vous manqué avec les Français ».

« Un piège ? C’est possible »

Concernant les motivations de Nafissatou Diallo, DSK n’avance pas d’hypothèses précises mais cite plusieurs fois le contenu du rapport du procureur de New York en martelant que la femme de chambre a « menti sur tous les faits ». Un document que l’ex-favori des élections de 2012 n’a de cesse de montrer aux caméras de du 20h, et que « ce tabloïd français, L’Express, a confondu avec un document d’entrée des avocats de l’ancienne femme de chambre ». Interrogé sur le mobile financier de la plainte, DSK s’appuie une nouvelle fois sur les rapport dont les conclusions « peuvent laisser penser une telle chose », tout comme la les propos de la conversation que Nafissatou Diallo a tenu avec un ami incarcéré.

 « Un complot ? Je ne sais pas. Un piège ? C’est possible » répond DSK au moment d’évoquer les circonstances de l’affaire, faisant alors part « de zones d’ombres dans le dossier de l’accusation ». Et de soulever de manière à peine voilée la complicité du Sofitel, dont les rapports de circulation dans les couloirs de l’hôtel auraient été mystérieusement remis à l’accusation mais refusés à ses avocats.

Sur la perception des sommes d’argent engagées tout au long de ces mois de procédure, notamment pour son logement et sa caution, DSK dit « le regretter profondément», mais que  les conditions de sécurité, le temps et surtout la pression des médias qui effrayent les voisins potentiels l’ont obligé à se retrancher dans son bunker doré. « Cette maison, affirme-t-il, elle a coûté cher, et je ne l’aimais pas. » 

« Cette légèreté, je l’ai perdue »

Enfin, dernier chapitre de l’affaire DSK : Tristane Banon. L’affaire étant toujours en cours, DSK se contente d’affirmer que la version de la fille d’Anne Monsauret est « calomnieuse », et qu’il n’y a eu là encore « aucune violence, ni agression ». Raison pour laquelle il indique d’ailleurs avoir l’intention de porter plainte.

Quant à son comportement envers les femmes, si DSK affirme n’avoir jamais usé de son pouvoir, et s’il affirme plusieurs fois son « respect pour les femmes », il reconnaît toutefois avoir perdu « sa légèreté à jamais.»

Finalement interrogé sur ses velléités présidentielles, DSK balaie cette éventualité en précisant toutefois que « Oui, je voulais être candidat », mais  que « non il ne s’immiscera pas dans la primaire », si ce n’est pour appeler à une victoire de la Gauche, quel que soit le candidat.

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Une mise en retrait pas forcément convaincante tant le ton se fait de nouveau professoral et le débit naturel quand il s’agit de donner son avis sur la Grèce et les mesures à prendre pour relever l’Europe économique. Un sentiment renforcé par les deniers mots de l’interview, quand interrogé sur son avenir et son action pour le bien public, DSK affiche alors un sourire et lâche un mystérieux « On verra. »

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