La Cour des comptes présentera officiellement son rapport sur la grande vitesse ferroviaire le 23 octobre prochain, mais certains éléments ont déjà fuité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la Cour des comptes n'est pas tendre avec tous les acteurs du secteur...

Le rapport n'est pas encore officiel et ne le sera que le 23 octobre prochain, mais le site d'informations sur les politiques publiques Contexte a publié quelques fuites... Les dirigeants de la SNCF, les dirigeants de RFF, les élus et l'Etat sont montrés du doigts comme les responsables du désastre du TGV aujourd'hui, qui pèse lourdement sur la dette ferroviaire par manque de rentabilité.

Quatre erreurs sont ainsi énoncées, à commencer par les études de rentabilité menées lors du lancement d'une nouvelle ligne de TGV qui sont, selon la Cour des comptes, toujours trop optimistes. Au final, les résultats sont très en dessous de la réalité.

Une mauvaise gestion pointée du doigtLa Cour regrette aussi les subventions trop importantes de l'Etat pour faire fonctionner ces lignes de TGV, accusant l'Etat de se rendre complice en soutenant les élus locaux qui veulent tous avoir une ligne de TGV qui arrive dans leur zone... Au final, 230 gares de TGV en France, dont l'entretien est ruineux.

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Les montages financiers trop tardifs sont aussi dénoncés. En effet, la recherche des financements se ferait de longues années après que les études aient commencé pour mettre en place de nouvelles lignes, et seulement peu de temps avant les travaux.

Enfin, la Cour des comptes accuse la dérive des salaires, liée à la progression automatique des salaires des cheminots, d'être pour partie la cause des défaillances du système du TGV.