Sylvester Stallone : ses révélations chocs sur sa boulimie et l'enfer des stéroïdes

Publié par Julien Pinardi
le 30/09/2026
Sylvester Stallone
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© DPA/ABACA
À l'occasion de la sortie de ses mémoires, Sylvester Stallone dévoile l'envers destructeur de sa quête musculaire, entre boulimie sévère et recours assumé aux stéroïdes.

Derrière la silhouette sculptée de Rocky Balboa et de John Rambo se cachait une souffrance insoupçonnée. Cinquante ans après avoir enfilé les gants de boxe pour la première fois, l'acteur de 80 ans déconstruit son propre mythe. Dans un entretien accordé au New York Times, la star hollywoodienne raconte les coulisses douloureuses de sa métamorphose.

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Pour rivaliser avec les standards esthétiques de l'époque, Sylvester Stallone bascule dès le troisième volet de sa saga pugilistique dans une quête de minceur extrême. Son taux de masse grasse chute alors à seulement 2,6 %.

"C'est devenu une obsession. Vraiment grave. Ça a atteint un point où je suis devenu boulimique", confie-t-il au journal américain. Incapable de conserver ses repas par peur d'altérer sa définition musculaire, le comédien s'imposait une discipline terrifiante, buvant jusqu'à vingt-cinq tasses de café par jour mélangées à une portion infime de thon pour tromper la faim.

L'aveu des stéroïdes : la fin de l'omerta sur les corps bodybuildés

L'interprète refuse d'entretenir l'illusion d'une musculature acquise sans aide chimique à Hollywood. "Les gens disent : 'Oh, on n'atteint pas ce niveau naturellement.' Non, c'est vrai. Mais ça m'a aussi coûté très cher", assume-t-il sans détour, détaillant un protocole strict de six semaines de prise alternées avec six semaines d'arrêt.

Cette course effrénée a lourdement endommagé son organisme au fil des décennies. L'acteur énumère sans fard les séquelles physiques de ses excès : neuf opérations du dos, deux de l'épaule et trois arthrodèses cervicales. "Tout est maintenu par du fil de fer, mais je veux quand même rester en forme", constate-t-il avec franchise.

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Le corps comme rempart : le traumatisme des violences paternelles

Cette obsession corporelle trouve ses racines bien avant les plateaux de cinéma. L'acteur explique avoir forgé sa musculature pour échapper au souvenir d'une enfance marquée par la brutalité et les accès de colère d'un père violent.

"C'était mon armure", résume-t-il avec gravité. Cette carapace physique d'athlète invincible est devenue son unique refuge psychologique, un rempart érigé pour ne plus jamais subir les coups ni redevenir une victime sans défense.

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