Cette arnaque utilise votre propre IBAN : ne cliquez pas !
Un faux abonnement, de vraies sueurs froides. Depuis quelques jours, rapporte TF1 Info, des milliers d'internautes reçoivent un message inquiétant confirmant une souscription inattendue à un service vidéo. L'escroquerie joue sur la peur d'un prélèvement imminent pour pousser les victimes à livrer leurs précieuses coordonnées bancaires.
Une offensive de phishing qui utilise votre véritable IBAN
Depuis le samedi 1er août 2026, une campagne massive d'e-mails inonde les messageries françaises, imitant à la perfection une confirmation d'abonnement au service "Cellcast Vidéos". L'objet du mail est minimaliste, évoquant une : "confirmation d'abonnement." Le texte d'accroche, consulté par nos confrères, se veut lui volontairement expéditif : "À la suite de votre période d'essai d'un an, nous sommes ravis de vous confirmer votre inscription."
Le reste est à l'avenant. On vous avertit que votre "paiement" est en "cours de traitement" dans le cadre d'une offre "Vidéos + Family", au tarif de "49,99 euros/an." Le message affiche des données d'identité exactes, incluant votre prénom, votre nom, votre adresse de domicile et, fait rarissime, vos véritables références bancaires via votre propre IBAN. Toujours d'après TF1, les escrocs vous invitent ensuite gentiment à "gérer (votre) abonnement", le "suspendre ou résilier (...) avant le débit à venir."
C'est alors que le piège se referme pour une personne peu au fait de ces méthodes de plus en plus prisées des pirates informatiques. Pour accéder aux informations concernant votre soi-disant abonnement, il faut cliquer sur un "bouton" qui renvoie vers une plateforme entièrement fictive. On vous laisse alors la possibilité de l'annuler ou de vous faire rembourser la fameuse somme de 49,99 euros. Sauf que pour ce faire, vos coordonnées de carte de crédit sont demandées. Si vous les renseignez c'est la catastrophe.
Le mécanisme de la tromperie et le piège du bouton de résiliation
Comment des voyous du web détiennent-ils de telles informations ? L’utilisation de votre IBAN n’atteste en rien la légitimité du message reçu. Ces données résultent directement de fuites d'informations massives subies par de grandes entreprises survenues au cours des derniers mois. Les experts en cybersécurité analysent ce phénomène avec précision : "L'affichage d'un IBAN partiel est une technique de manipulation psychologique visant à abaisser le niveau de vigilance de la cible"
Le mail intègre astucieusement un bouton de résiliation bien visible. Ce lien frauduleux ne mène aucunement à un véritable service client. Il redirige instantanément vers une interface de paiement factice conçue exclusivement pour avaler vos numéros de carte bleue, la date d'expiration et le précieux cryptogramme visuel. En parallèle, les pirates usurpent le nom de sociétés existantes ou fictives pour contourner aisément les filtres anti-spam de vos boîtes mail.
Selon les relevés récents de la plateforme Signal-Arnaques, le mot-clé "Cellcast" (Cellcat est une véritable société australienne, victime malgré elle de cette escroqueries, précise l'organisme) figure logiquement parmi les termes les plus recherchés par les internautes victimes de cette fraude depuis 48 heures.
Les bons réflexes pour protéger son épargne et réagir en cas de clic
Le piège est bien ficelé, mais la parade existe. Ne cliquez jamais sur le lien "résilier" dans un courriel non sollicité, même s'il comporte vos informations personnelles. Selon les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr, "Le premier réflexe doit être de vérifier l'expéditeur et de ne jamais fournir ses coordonnées bancaires pour annuler un service auquel on n'a jamais souscrit." Si vous avez malheureusement déjà saisi vos codes sur la fausse page, agissez sans attendre. Faites immédiatement opposition sur votre carte bancaire auprès de votre établissement financier.
Signalez ensuite l'escroquerie sur la plateforme gouvernementale Perceval et surveillez scrupuleusement les moindres mouvements sur votre compte courant. Sur le plan juridique, l'article L133-18 du Code monétaire et financier impose théoriquement le remboursement des opérations non autorisées. Prenez garde toutefois : la saisie volontaire de vos codes d'accès sur un site frauduleux constitue souvent une "négligence grave", un argument massivement invoqué par les banques pour refuser l'indemnisation.
Enfin, changez rapidement vos mots de passe et activez la double authentification sur tous vos espaces web sensibles. Vos données d'identité tournent déjà entre de mauvaises mains, fermez-leur l'accès à vos autres services.
Les captures écrans dans cet article proviennent directement de véritables tentatives de phishing fournies par Signal Arnaques.
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