Octobre Rose : 14 ans après son cancer, Évelyne Dhéliat livre un message d'espoir et incite au dépistage
Quatorze ans après avoir affronté l'épreuve de la maladie dans la plus stricte discrétion, Évelyne Dhéliat met une nouvelle fois sa notoriété au service de la santé des femmes. La présentatrice météo de la première chaîne s'impose comme une figure emblématique de la prévention, déterminée à partager son vécu pour inciter à la vigilance médicale.
Un témoignage sans détour sur le plateau de TF1
Ce mercredi 30 septembre 2026, invitée dans la matinale "Bonjour ! avec vous" sur TF1, la présentatrice a abordé son parcours face aux soignants et aux chroniqueurs. Son ambition reste de chasser toute culpabilité liée à la pathologie : "Ce n'est pas honteux", a rappelé Évelyne Dhéliat, selon des propos relayés par Télé Star. L'animatrice a salué le soutien du corps médical et la fidélité des téléspectateurs, dont l'accueil bienveillant a favorisé son retour à l'antenne après l'épreuve.
Elle rappelle comment elle a dû gérer cette épreuve : "Je mettais une barrière entre vie professionnelle et vie privée. […] J’avais été opérée en juin, il y avait la chimio pendant l’été et à la rentrée, j’avais encore quelques traitements", précise-t-elle. Puis elle a décidé de s'exprimer pour le bien commun : "On a fait un communiqué en commun avec TF1. […] Je pense que ça a aidé certaines femmes parce qu’elles ont su, par la suite, ce que j’avais eu. […] Certaines personnes m’ont dit qu’elles ont retiré leur perruque en même temps que moi."
Le souvenir de l'été 2012 et l'épreuve des traitements
Le choc initial remonte à l'été 2012. Face à un protocole combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie, elle avait d'abord choisi la réserve pour se battre. "C'est évident que c'est un choc, un choc moral et surtout, il faut tout de suite se dire : ça y'est, c'est un combat moral, physique aussi...", confiait-elle sur les antennes du service public. Confrontée aux effets des soins et à la perte de ses cheveux, la dignité a guidé son quotidien, refusant de sombrer comme elle l'avait précisé dans "C à vous" : "Non, je ne l'ai pas vraiment ressenti parce que je savais que ça allait se produire et que c'était une des épreuves."
L'appel au dépistage précoce contre la peur du résultat
Pour la marraine associative, le déni constitue un danger majeur. Alors qu'une femme sur huit reste exposée à cette maladie, près de 60 % des formes identifiées très tôt accèdent à des thérapies allégées. L'animatrice invite à dépasser la simple crainte de l'examen : "Le dépistage - tous les ans il faut le faire - ça sert à voir précocement s'il y a un problème, si le problème est pris très rapidement. Les chances de guérison sont énormes", a-t-elle insisté lors de sa prise de parole.
Une mobilisation solidaire au pied de la tour Eiffel
Le coup d'envoi d'Octobre Rose s'est prolongé sur le Champ-de-Mars, sous une tour Eiffel illuminée de rose par l'association Ruban Rose. Aux côtés d'Alice Detollenaere, Laurie Cholewa et Camille Lacourt, la cheffe du service météo a partagé la scène avec les artistes Jain et Zaz. Dans une atmosphère chaleureuse, l'animatrice a même esquissé quelques pas de danse avec l'interprète de Makeba, illustrant avec enthousiasme la force du message d'espoir adressé aux patientes.
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