Laura Smet se confie sur l’enfer de l’addiction qu’elle a réussi à surmonter
Longtemps exposée aux projecteurs dès son plus jeune âge, la comédienne fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye a traversé de violentes tempêtes intimes. Si ses fêlures ont alimenté les chroniques des années 2000, l'actrice de 42 ans détaille aujourd'hui la chute brutale qui a failli lui coûter l'existence, avant de choisir la voie de la guérison.
« Si je continue, je peux mourir »
En 2007, en plein tournage de la fresque historique réalisée par Jean-Paul Salomé, Laura Smet prend une décision d'urgence. Exténuée physiquement et mentalement, piégée par ses excès de substances et d'alcool, elle quitte le plateau à la surprise générale. La production doit alors la remplacer au pied levé par l'actrice Marie Gillain.
Dans le livre d’Élisa Tovati publié aux Éditions du Rocher, l'actrice se souvient avec précision de cet instant charnière : « Physiquement, je sens que je suis en train de me mettre en danger. Mentalement, je sais que je suis au bout de quelque chose. Et là, pour la première fois, une pensée très claire me traverse : Si je continue, je peux mourir ».
Du désastre professionnel au choix de la tutelle : le courage de dire stop
Cette défection soudaine sonne comme un coup de tonnerre dans le milieu du septième art. « Professionnellement, c'est un désastre », concède-t-elle sans détour, confrontée aux pénalités et au discrédit immédiat. Pourtant, pour enrayer cette spirale destructrice, la jeune femme prend le parti d'accepter une mesure juridique protectrice : une mise sous tutelle temporaire encadrée par ses proches.
Ce cadre strict lui permet d'entamer un sevrage à l'abri du tumulte extérieur. Comme elle le confie à Élisa Tovati, « c'était la seule manière de continuer à travailler un peu... et surtout de rester en vie ». Ce renoncement devient son véritable point de bascule : « Je n'ai pas dit : ‹Je me sauve›. J'ai juste dit : ‹Stop.› Avec le recul, je sais que ce ‹non› m'a sauvé la vie ».
Douze années de sobriété : l'ancrage dans une vie apaisée et choisie
Aujourd'hui, l'actrice revendique plus de douze années de sobriété. Au micro de France Inter, elle rappelait d'ailleurs le piège insidieux de la dépendance : « L'alcool, quand on ne va pas bien, est un cercle vicieux pour aller encore moins bien… ».
Désormais apaisée auprès de son époux Raphaël Lancrey-Javal et de leur fils Léo, l'artiste savoure cet équilibre chèrement conquis. « Quand je regarde ma vie maintenant, mon fils, mon mari, ce que j'ai reconstruit, je peux dire que ce jour-là, j'ai fait le seul choix possible », conclut-elle avec certitude.
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