Manuel Valls a enchaîné les promesses de baisse d'impôts depuis quelques semaines... Alors que les classes moyennes attendent un geste de la part du Premier ministre, ce sont bien elles qui risquent de trinquer en faveur des foyers les plus modestes. Les détails avec Planet.fr.

Interrogé lundi 26 mai sur RTL le Premier ministre Manuel Valls a évoqué "de nouvelles baisses d'impôts, notamment de l'impôt sur le revenu". Il avait déjà promis ce type de baisse le 16 mai dernier lorsqu'il avait annoncé des réductions d'impôts pour les foyers les plus modestes. Ainsi, 1,8 million de ménages devaient sortir de l'impôt sur le revenu dans lesquel ils venaient juste d'entrer.

 

Mais cette baisse fiscale ne vise finalement que les plus pauvres, gagnant moins de 14 000 euros par an pour les célibataires, moins de 28 000 euros par an pour les couples, et moins de 35 000 euros par an pour les familles avec deux enfants. Mais Mathieu Le Tacon, avocat fiscaliste pour le cabinet Delsol, interrogé par Challenges.fr précise que "exclure du champ de l'impôt sur le revenu ceux qui y sont entrés depuis deux ans signifie que l'alourdissement d'imposition se cencentre sur les autres, sachant que, déjà, seule la moitié des Français sont redevables".

 

De nouvelles mesures plus larges pour 2015Ce sont donc bien les classes moyennes et les classes aisées qui risquent de sentir le poids de ces mesures dès leur avis d'imposition de septembre prochain. En effet, le Budget 2014 prévoit pour elles 4 milliards d'euros d'impôt sur le revenu supplémentaires. Et, n'en déplaise à François Hollande et ses promesses de campagne, ce ne sont pas les riches qui seuls en pâtissent. 

 

Au final, de nombreux contribuables se retrouvent donc concernés par les diverses hausses d'impôts. C'est le cas pour les familles, avec la baisse du quotient familial, pour les foyers monoparentaux, avec la suppression de la demi-part fiscale supplémentaire, pour les salariés du privé, avec la prise en compte de la cotisation de l'employeur à la mutuelle dans leurs revenus, pour ceux qui travaillent en heures supplémentaires, qui ne sont plus défiscalisées, et pour les tratraités qui ont eu trois enfants ou plus, avec la prise en compte dans leurs revenus de la majoration de leur retraite...

 

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La majorité des Français n'est donc pas prête de goûter à la véritable pause fiscale. Conscient du ras-le-bol fiscal ambiant et pour calmer d'ores-et-déjà les esprits, Manuel Valls a promis que de "nouvelles mesures plus larges" de baisse fiscale seraient intégrées au Budget 2015.

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