Fusillade dans un collège à Aubagne : le principal et une enseignante blessés par un élève de 14 ans

Publié par Matthieu Chauvin
le 12/10/2026
Fusil de chasse
Istock
Un élève de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse ce lundi 12 octobre 2026 au collège Joseph Lakanal d'Aubagne, blessant le principal et une enseignante avant d'être interpellé par la police.

L'incompréhension domine dans la commune des Bouches-du-Rhône après l'irruption brutale de la violence au sein de la communauté scolaire. Les forces de l'ordre et les secours se sont déployés en masse avenue Maximilien-Robespierre dès le signalement des détonations. Les autorités nationales suivent la situation minute par minute tandis que les secours ont pris en charge les victimes.

Coups de feu au collège Joseph Lakanal : le déroulement de l'attaque et l'interpellation

Les détonations ont retenti dans la matinée du lundi 12 octobre 2026, aux abords immédiats puis dans l'enceinte du collège Joseph Lakanal à Aubagne. Muni d'une arme à feu de calibre 12, un adolescent scolarisé en classe de troisième a tiré en direction de membres du personnel éducatif, provoquant un mouvement de panique immédiat selon les informations rapportées par Le Figaro. Il a ensuite pu pénétrer dans l'établissement, jusque dans le bureau du proviseur.

Le bilan fait état de deux blessés parmi les adultes de l'établissement. Le chef d'établissement a été touché au bas du corps, précisément au niveau de la cuisse, tandis qu'une professeure âgée de 37 ans a été atteinte par des éclats consécutifs à un ricochet. Rapidement dépêchés sur place, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône et le bataillon de marins-pompiers de Marseille ont pris en charge les deux victimes. Leurs jours ne sont pas en danger, ont confirmé les équipes médicales.

Les policiers ont procédé sans délai à l'interpellation de l'agresseur, âgé de 14 ans, désarmé sur les lieux de l'attaque par le CPE (conseiller principal d'éducation) de l'établissement qui l'a remis ensuite aux forces de l'ordre, selon le maire de la commune cité par Le Parisien . En parallèle, le protocole d'urgence a imposé le confinement strict de l'ensemble des élèves dans leurs salles de classe. Aucun autre collégien n'a été blessé physiquement (un doute persiste sur une élève toutefois, qui aurait aussi été victime d'un éclat), tandis que les services municipaux ont dressé un large périmètre de sécurité pour bloquer les accès.

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Enquête judiciaire et onde de choc : ce que révèlent les premières investigations

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête judiciaire en flagrance pour violences avec arme sur des personnes chargées d'une mission de service public et tentative d'homicide. Des magistrats du parquet se sont rendus directement sur place afin de coordonner les premières constatations techniques avec les enquêteurs de la police judiciaire.

Les investigations s'orientent vers la provenance de ce fusil de chasse. La justice cherche à savoir comment un mineur a pu récupérer cette arme et examine la responsabilité pénale des détenteurs légaux, en vertu des obligations de garde sécurisée sous clé (il appartiendrait à son père). L'évaluation du mobile du tireur demeure au centre des auditions, les policiers explorant les pistes d'un différend scolaire, d'une situation de harcèlement ou d'une dérive individuelle. L'adolescent aurait en effet justifié son acte par un "harcèlement" de la part du collège.

Face à l'ampleur de l'attaque, le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Éducation nationale ont annoncé leur déplacement d'urgence à Aubagne. Une cellule de crise a été activée par le rectorat pour organiser l'écoute et l'accompagnement psychologique des collégiens témoins et des enseignants choqués.

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Ce drame relance le débat sur la sécurisation des accès aux collèges et sur la détention des armes à feu au domicile familial. Selon les dispositions du Code de la justice pénale des mineurs, un adolescent de 14 ans dispose d'une responsabilité pénale atténuée mais demeure passible de poursuites et de mesures de placement adaptées à la gravité des faits commis.

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