Fusillade dans les Yvelines : un mort, quatre blessés dont une fillette de 12 ans, profil du suspect… ce que l’on sait

Publié par Sarah Martin
le 23/10/2026
Gyrophare police
Istock
Une violente virée armée a fait un mort et quatre blessés graves ce vendredi matin à Trappes et La Verrière, conduisant à l'arrestation d'un homme de 39 ans par les forces de l'ordre.

L'angoisse a saisi les habitants des Yvelines en milieu de matinée. Un tireur circulant en voiture a fauché des passants au hasard avant d'être neutralisé sur la route nationale 10. Face à la nature des faits, la justice antiterroriste s'est immédiatement saisie du dossier.

Périple armé à Trappes et La Verrière : un bilan dramatique et une interpellation rapide

L'attaque a débuté aux alentours de 10 h 30 ce vendredi matin. Un automobiliste a ouvert le feu en rafale sur des passants directement depuis son véhicule, rapportent les premiers éléments de l'enquête. L'assaillant a suivi une trajectoire meurtrière reliant plusieurs secteurs, notamment l'allée Aimé-Césaire et les abords d'une maison de santé à Trappes, avant de poursuivre ses tirs dans le quartier du Bois-de-l'Étang à La Verrière. Selon les témoins et les services de secours, les tirs visaient des cibles de manière totalement indiscriminée sur la voie publique.

Le bilan humain s'avère particulièrement lourd. Les secours arrivés sur place ont constaté le décès d'un homme touché par balle. Au moins quatre blessés ont été recensés et transportés en urgence vers des hôpitaux de la région. Parmi eux figurent une fillette de 12 ans ainsi que deux hommes âgés de 29 et 49 ans. Face au choc des riverains, les autorités ont rapidement déployé une cellule de soutien psychologique sur les lieux pour prendre en charge les témoins directs de la fusillade.

L'alerte a immédiatement déclenché une vaste chasse à l'homme. Le signalement précis de la voiture a circulé en direct sur les ondes de police. Les effectifs de la brigade anticriminalité (BAC) de Saint-Quentin-en-Yvelines ont intercepté le véhicule sur la RN 10, à la hauteur de la commune de Coignières. Lors de la fouille de l'habitacle, les policiers ont saisi une arme automatique de catégorie A, identifiée comme un pistolet-mitrailleur de type Sten MK II en calibre 9 mm, vestige de la Seconde Guerre mondiale.

Profil de Kevin T. et qualification terroriste : les axes de l'enquête

Le suspect a été identifié sous le nom de Kevin T., un homme âgé de 39 ans résidant dans la commune voisine de Plaisir. L'individu est connu de la justice pour divers délits de droit commun, mais ne faisait l'objet d'aucune fiche active pour radicalisation religieuse signalée avant son passage à l'acte. Selon des sources judiciaires, des expertises psychiatriques doivent déterminer rapidement son degré de discernement au moment des faits.

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La réponse judiciaire a pris une tournure majeure dès le début d'après-midi. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est officiellement saisi de l'enquête, confiant les investigations conjointement à la Sous-direction antiterroriste (SDAT), à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et aux directions zonales de la police judiciaire. Les poursuites visent des chefs d'assassinat et de tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que l'association de malfaiteurs terroriste. Le parquet a retenu la circonstance aggravante liée à « l'appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».

Le drame a suscité de vives réactions au sommet de l'État. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mobilisation totale des services de l'État dans un communiqué publié sur X : « Des faits très graves viennent de se produire à Trappes, dans les Yvelines. Une personne a été tuée et quatre autres blessées. L'individu a été interpellé et placé en garde à vue. » Sur le terrain, Ali Rabeh, maire de Trappes, a déclaré sur BFMTV que l'assaillant « manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage », des propos appuyés par le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, qui a condamné une agression aveugle.

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