Emmanuel Macron furieux contre le 13 Heures de France 2 après la diffusion d’une pancarte visant son épouse

Publié par Sarah Martin
le 08/10/2026
Emmanuel Macron
Capture vidéo
© Capture vidéo France TV
La diffusion d’un slogan insultant visant Brigitte Macron au journal de 13 Heures de France 2 a déclenché l'ire d'Emmanuel Macron, ulcéré par l'absence d'excuses de la chaîne, selon les informations du Parisien.
 

Une séquence de quelques secondes a suffi pour mettre le feu aux poudres entre la présidence de la République et la direction de l'audiovisuel public. En direct sur la deuxième chaîne, l'apparition d'un message très hostile ciblant la Première dame suscite un profond malaise. Cet incident de direct réveille des rancœurs déjà vives au sommet de l'État.

Une insulte diffusée à l'antenne et la vive colère de l'Élysée

L'incident s'est produit mardi 6 octobre, en pleine ouverture du journal de 13 Heures présenté par Julian Bugier. Alors que les titres de tête abordent les mobilisations lycéennes, une pancarte hostile apparaît à l'écran par deux fois, d'abord en plan large puis cadrée en plan serré. Le texte affiché en lettres capitales s'attaque directement à la vie privée du chef de l'État et de sa conjointe Brigitte Macron avec des termes crus : « Macron, bz ta prof, pas les nôtres ». L'image n'a échappé ni aux téléspectateurs ni aux observateurs sur les réseaux sociaux.

Au sommet du pouvoir, la réaction ne s'est pas fait attendre. Selon des informations rapportées par Le Parisien, la vue de ces images a provoqué un violent agacement chez Emmanuel Macron. « Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir », confirme un proche du président au quotidien francilien. Ce qui exaspère particulièrement l'Élysée reste le silence de la chaîne le lendemain : aucun rectificatif ni la moindre excuse publique n'ont été formulés au cours de l'édition suivante.

 "Il n’y a évidemment aucune volonté de mettre en avant un slogan plutôt qu’un autre"

Du côté de la chaîne publique, on plaide l'erreur d'appréciation sous la pression du direct. Dans les couloirs de la rédaction, une source interne cherche à déminer l'affaire : « Une petite main du JT a mis ces images off en illustration des titres. Cette personne aurait pu faire plus attention mais cela n’est pas une erreur. L’image existe et date du jour. Rien n’a été inventé ». 

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Pour apaiser la situation, Julien Duperray, directeur de la rédaction nationale de France Télévisions, a rapidement effectué un rappel à l'ordre formel. « Il n’y a évidemment aucune volonté de mettre en avant un slogan plutôt qu’un autre. Nous ne sommes pas responsables de ce qui y est écrit sur des pancartes de manifestants. Notre travail est de maîtriser ce que nous diffusons sur nos antennes. En particulier lorsque certains mots peuvent être insultants. Ce rappel a été fait par la direction à toutes les équipes de la rédaction », a-t-il déclaré au Parisien.

Cet accroc rappelle un fâcheux précédent éditorial survenu en décembre 2018, en pleine crise des Gilets jaunes. À l'époque, la rédaction de France 3 avait effacé numériquement le mot « dégage » sur une pancarte affichant « Macron dégage ». Cette retouche grossière avait poussé le CSA, devenu aujourd'hui l'Arcom, à adresser une mise en demeure au groupe public pour manquement à l'honnêteté et à la rigueur de l'information. Cette fois, c'est l'absence de filtrage qui est pointée du doigt.

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