Drame familial : un enfant de 7 ans aurait poignardé sa tante à mort pour défendre sa mère

Publié par Matthieu Chauvin
le 18/09/2026
Enfant couteau
Istock
Un garçon de 7 ans affirme avoir porté un coup de couteau mortel à sa tante de 50 ans pour défendre sa mère lors d'un violent différend survenu à Saint-Maur-des-Fossés.

Les policiers du Val-de-Marne font face à un drame d'une gravité exceptionnelle survenu dans la nuit du 17 au 18 septembre. Les forces de l'ordre tentent d'éclaircir les circonstances exactes d'un homicide intrafamilial particulièrement opaque. La parole d'un mineur se retrouve désormais au cœur d'investigations techniques poussées menées sous l'autorité du parquet de Créteil.

La nuit du drame : un enfant de 7 ans s'accuse d'un coup mortel pour protéger sa mère

L'alerte a été donnée vers 4 h 30 du matin, rue d'Alsace-Lorraine. La victime, âgée de 50 ans, a été grièvement blessée au cou par une arme blanche. Elle est parvenue à descendre les escaliers depuis son appartement situé au troisième étage avant de s'effondrer sur le trottoir. Des riverains lui ont prodigué les premiers gestes de secours avant l'arrivée des pompiers et du Samu. Malgré les tentatives de réanimation, les médecins ont constaté son décès peu après 5 heures à cause d'une hémorragie massive.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un différend violent a éclaté au sein du domicile où se trouvaient uniquement la victime, sa sœur et son jeune neveu. Le conflit aurait rapidement dégénéré en violences physiques. Sur place, le garçonnet de 7 ans a spontanément pris la parole devant les secours et les forces de l'ordre pour revendiquer le coup mortel. D'après les propos rapportés par Le Parisien, l'enfant a déclaré : "Oui, c'est moi. Je ne veux pas aller en prison. Je ne veux pas que vous mettiez ma mère en prison, j'ai défendu ma maman."

L'enquête judiciaire et le statut de l'enfant : entre vérifications techniques et totale irresponsabilité pénale

Saisi du dossier, le Service départemental de police judiciaire du Val-de-Marne (SDPJ 94) aborde ces déclarations avec circonspection. Une source policière confirme cette retenue : "C'est une version des faits qui est prise avec beaucoup de prudence par les enquêteurs." Les techniciens de la police scientifique analysent minutieusement la scène pour relever les empreintes et traces papillaires. Les enquêteurs doivent déterminer si la force physique déployée et la trajectoire de la lame correspondent aux capacités d'un enfant de cet âge. Si les expertises démontrent que la mère a porté le coup ou incité son fils à agir, elle s'expose à des poursuites criminelles pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, voire pour homicide volontaire.

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Sur le plan pénal, la situation du jeune garçon relève du Code de la justice pénale des mineurs (CJPM). L'article L. 11-1 consacre la présomption irréfragable de non-discernement pour les enfants de moins de 13 ans. Aucune sanction pénale, aucune garde à vue ni aucun placement en détention ne peuvent être prononcés à son encontre.

Le dossier bascule sur le terrain de la protection de l'enfance. Le juge des enfants a mandaté l'Aide sociale à l'enfance pour organiser un accueil d'urgence ou confier le mineur à un tiers digne de confiance. Face à la violence extrême de la scène, un protocole pédopsychiatrique renforcé et des expertises médicales ont été ordonnés pour évaluer et traiter le profond traumatisme du jeune garçon.

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