Corinne Masiero : ses révélations sur son passé de marginale toxicomane

Publié par Julien Pinardi
le 03/10/2026
Corinne Masiero
abacapress
© Domine Jerome/ABACA
Figure populaire du petit écran, Corinne Masiero s'est confiée sur ses années de détresse absolue, marquées par la dépendance et la précarité.

Derrière l'humour mordant de l'héroïne de France Télévisions se dissimule une existence longtemps marquée par l'errance. Avant de rencontrer l'adhésion du grand public, Corinne Masiero a traversé des décennies d'extrême marginalité, affrontant la rue et les dépendances dès son adolescence.

Les confessions brutes sur une jeunesse brisée par la dépendance

Dès l'âge de 15 ans, la comédienne plonge dans l'accoutumance aux produits illicites pour anesthésier des blessures intimes. Cette spirale destructrice l'entraîne vers les drogues dures et l'absence totale d'abri fixe pendant près d'une décennie.

Interrogée par le journal Libération, elle évoquait cette lutte sans fard : "J'ai été toxico une dizaine d'années, à partir de 15 ans. Le problème, ce n'est pas de décrocher, mais de résoudre ce pour quoi tu prends de l'héroïne."

Du trafic de stupéfiants aux tâches ménagères : l'impératif de subsistance

Pour survivre au quotidien sans ressources stables, l'actrice multiplie les petits boulots précaires et franchit la ligne rouge de l'illégalité. Le jugement moral s'efface alors devant la nécessité immédiate de se nourrir.

"J'ai 48 balais (elle en a aujourd'hui 62, NDLR). Avant d'être actrice, j'ai tenu un bistrot, j'ai été femme de ménage, j'ai gardé des gosses, j'ai vendu de la came, j'ai vendu mon cul... Comme Louise, j'ai dormi dans ma ­bagnole", confiait-elle dans les colonnes de Télérama. Une réalité brute qui témoigne d'un combat acharné contre le dénuement.

Le théâtre et l'art dramatique comme une véritable renaissance

À l'âge de 28 ans, une rencontre providentielle bouleverse sa trajectoire : la découverte du jeu théâtral. Les planches deviennent son refuge et sa planche de salut face aux addictions.

"Des potes qui faisaient du théâtre à Douai m'avaient demandé de filer un coup de main pour porter du matériel. La metteuse en scène organisait des trainings physiques. Je poireautais dans mon coin, elle m'a fait monter sur le plateau avec les autres pour improviser des gestes. Dès que j'ai traversé la scène, j'ai compris que c'était ma maison : plus question de redescendre !", affirmait-elle à Télérama. Après des années passées dans le théâtre de rue, ses nuits passées dans sa voiture nourrissent directement sa composition poignante dans le film Louise Wimmer, qui lui vaut une nomination aux César en 2013.

Vous avez aimé cet article ?

Une icône populaire fidèle à ses origines et à ses engagements

Portée par le triomphe incontesté de Capitaine Marleau, suivie par des millions de téléspectateurs, l'actrice conserve une ligne directrice claire. Elle refuse les faux-semblants et utilise sa tribune médiatique pour défendre les sans-abri et les travailleurs précaires. En assumant ouvertement ses failles et ses errances passées, la comédienne préserve un lien indéfectible et sincère avec le public.

Google News Voir les commentaires