Affaire Lyhanna : les expertises concluent à une mort par asphyxie mécanique
Disparue le 29 mai 2026 à Fleurance, dans le département du Gers, la jeune Lyhanna avait été retrouvée sans vie six jours plus tard sur une exploitation agricole isolée. Alors que l'instruction judiciaire se poursuit sous l'autorité du pôle d'Agen, le rapport médico-légal transmis aux juges apporte un éclairage déterminant sur le drame subi par l'enfant de 11 ans.
Les expertises confirment une asphyxie mécanique violente
Selon les informations révélées par RMC ce mardi 8 septembre 2026, les expertises médico-légales versées au dossier d'instruction confirment que la mort de la fillette découle directement d'un acte violent. Les légistes retiennent officiellement la conclusion d'un "syndrome d'asphyxie mécanique", ce qui écarte définitivement la possibilité d'un malaise ou d'un événement accidentel.
Le rapport technique détaille précisément le mécanisme physiologique à l'origine du décès. Les experts constatent une "insuffisance respiratoire aiguë" consécutive à une "asphyxie mécanique par obstruction des voies aériennes supérieures." L'occlusion simultanée du nez et de la bouche oriente fortement les soupçons vers l'action physique directe d'un agresseur cherchant à étouffer la victime. Même si les médecins mentionnent également une compatibilité théorique avec une noyade, la thèse de l'étouffement manuel ou provoqué par un objet reste privilégiée par les enquêteurs.
Les examens scientifiques ne s'arrêtent pas à ces premières observations. Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques complémentaires sont toujours requises pour consolider la chronologie exacte des lésions et verrouiller le mode opératoire. Les magistrats instructeurs attendent ces retours d'analyses afin de confronter ces éléments matériels aux différentes déclarations recueillies depuis le début de la procédure.
Jérôme Barella nie les faits malgré de lourdes charges génétiques
Ces constatations médicales renforcent les charges qui pèsent sur Jérôme Barella, ouvrier agricole de 41 ans. Interpellé après plusieurs semaines d'investigations, l'homme a été confondu par son profil génétique, identifié directement sur le corps de l'enfant découvert le 4 juin 2026. Les constatations cliniques initiales avaient déjà établi l'existence de violences sexuelles commises sur la fillette avant son décès.
Placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan, le suspect a été mis en examen le 15 juillet 2026 pour meurtre et viol sur mineure de quinze ans. Face aux juges d'instruction et aux enquêteurs de la gendarmerie, le quadragénaire persiste pourtant dans ses dénégations. Il conteste fermement les accusations portées contre lui et clame son innocence intégrale, affirmant n'avoir joué aucun rôle dans la disparition et la mort de la jeune victime.
L'instruction menée par le pôle judiciaire d'Agen entre désormais dans une phase méthodique de vérification technique. Les gendarmes procèdent au recoupement des données de téléphonie mobile, des bornages d'antennes et des trajets précis du suspect au moment des faits. En parallèle, des expertises psychiatriques et psychologiques approfondies sont menées pour analyser la personnalité du mis en cause. Poursuivi sous des qualifications criminelles majeures, Jérôme Barella risque la réclusion criminelle à perpétuité.
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