La star de la musique africaine Manu Dibango aura passé une grande partie de sa vie à faire valoir ses droits sur le titre Soul Makossa, régulièrement piraté par l'industrie du disque américaine.
Mort De Manu Dibango : ce que Rihanna lui a volé avec la complicité de Michael Jackson

Papy Groove n’est plus. Le saxophoniste camerounais Manu Dibango est décédé brutalement, victime du Coronavirus. Il avait 86 ans. Le 18 mars son affection avait été rendue publique sur sa page Facebook, sans que ses fans imaginent alors que ce colosse, cette force de la nature, puisse être à son tour terrassé. Du fait des règles du confinement, "les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible", indique la famille, dans son communiqué. Manu Dibango laisse deux fils - Michel, James - et deux filles Malva et Georgia. Ces dernières années c’est sa nièce Claire qui s’occupait particulièrement de ses affaires.

Dans les années soixante, c’est en France que Manu Dibango grandit comme musicien accompli. D’abord comme accompagnateur de gens comme Nino Ferrer, avant d’exploser comme leader. Au début des années 70, dépositaire d’un univers de fusion musicale entre influences africaines et pop occidentale, le grand Manu ne tarde pas à attirer l’attention de l’industrie américaine. C’est en particulier un DJ David Mancuso, précurseur de la disco, qui va donner à connaître sa musique à travers un titre notamment, Soul Makossa, acheté en import chez un disquaire de Manhattan. Le titre électrise, mettant littéralement le feu sur la piste du Loft, club mythique new-yorkais, berceau de l’underground. Dans la foulée, Manu est invité à jouer en première partie des...

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