Invité ce mercredi 20 mai sur LCI pour parler, entre autres, de la prime versée aux soignants, Philippe Juvin a été confronté à ses propres contradictions. Le chef des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou, qui est aussi maire LR de La Garenne-Colombes, a reconnu qu'il s'était "trompé" et a invité les autres politiques à faire de même.
“Je me suis trompé” : Philippe Juvin se défend d’avoir changé d’avis et incite les politiques à faire pareil

Philippe Juvin serait-il allé trop vite en besogne ? Comme de nombreux scientifiques depuis le début de la crise sanitaire, le médecin anesthésiste-réanimateur a changé plusieurs fois de discours face à la pandémie. Invité sur le plateau d'Audrey & Co ce mercredi 20 mai, le chef des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou, a été mis face à ses propres contradictions par Thierry Moreau : "Est-ce que le gouvernement, comme tous les autres hommes politiques, n'a pas avancé au jour le jour ? Par exemple, quand vous disiez le 2 février, 'le vrai sujet, ce n'est pas le coronavirus, c'est la grippe'", a-t-il rappelé en préambule. Et Philippe Juvin de se justifier : "C'est parce que c'était vrai le 2 février!"

Le journaliste a cité un autre exemple : "Le 26 février, vous disiez 'le lavage des mains est très important (...) plus que d'acheter des masques, achetez du gel hydroalcoolique'. Après, vous avez changé d'avis, comme tout le monde. Est-ce que tout le monde n'a pas navigué à vue dans cette histoire, depuis le début ?", s'est interrogé Thierry Moreau. Philippe Juvin s'est alors expliqué, en s'appuyant sur une métaphore historique : "Il y a deux descriptions de la bataille de Waterloo dans la littérature française, il y a Stendhal et il y a Victor Hugo. Victor Hugo est à 2000 mètres d'altitude, il comprend tout. Stendhal, son héros, est dans le champ de bataille (...) A la fin de la journée, il ne sait pas s'il y a eu une bataille, qui l'a...