Conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes élu en décembre 2015, Olivier Véran, qui a toujours été intéressé par un poste de ministre, manquerait d'implication à ce poste qui ne lui permet visiblement pas assez d'être dans l'action.
"Il ne s’est pas énormément impliqué" : ce mandat qu'Olivier Véran a délaissé

Depuis qu'il a repris le ministère de la Santé à Agnès Buzyn, le 16 février 2020, au début de l'épidémie de coronavirus en France, et avant la mise en place des mesures de confinement, Olivier Véran n'a plus vraiment de temps à consacrer à son autre mandat politique : à savoir celui de conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes (il est président du groupe LREM à la Région depuis décembre 2019).

Il faut dire qu'être conseiller régional, de l'opposition qui plus est, n'a jamais été sa tasse de thé. L'Isérois d'origine (il est né à Saint-Martin-d'Hères) est un homme d'action. "Il ne s'est pas énormément impliqué", souligne un socialiste dans Lyon Capitale. "Ce n’est pas que la région ne l’intéresse pas, c’est plutôt le travail d’opposant qui lui plaît moins. Il est dans l’action, il a besoin de faire des choses. S’asseoir une fois tous les trois mois sans pouvoir donner la réplique à Laurent Wauquiez [président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ndlr], c’est moins intéressant", nuancent certains au sein de son groupe LREM.

Être ministre de la Santé semble donc être plus dans ses cordes. Et côté action, ces derniers mois, il a été servi. D'après les siens, Olivier Véran lorgnait depuis longtemps sur ce poste-là. En 2017, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, il pensait pouvoir briguer un mandat de ministre ou de secrétaire d'État. "À chaque remaniement ministériel, il était en dessous de tout quand il...

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