2CV électrique : les premières images dévoilées, 80 ans après la révolution de Citroën
Alors que les tarifs des voitures neuves atteignent des sommets, la marque aux chevrons entend frapper un grand coup en s'adressant aux budgets modestes. Ce projet renoue avec la philosophie du modèle populaire d'après-guerre pour démocratiser la mobilité zéro émission face à une concurrence urbaine de plus en plus vive.
Citroën dévoile les premiers détails de la 2CV électrique avant le salon
Pour préparer le terrain, Citroën multiplie la diffusion d'images officielles dévoilant la silhouette de son futur concept-car. Les visuels révèlent des éléments immédiatement reconnaissables : des optiques rondes décollées de la carrosserie, un capot strié emblématique, des poignées de portes pivotantes ainsi qu'une teinte orange rendant hommage à la célèbre série spéciale 2CV Spot de 1976.
À travers cette démarche, le constructeur affirme vouloir transposer l'esprit de son modèle historique pour rendre la mobilité "plus simple, plus abordable, plus humaine et plus désirable." La présentation officielle du véhicule est fixée au 11 octobre 2026 à 19 heures, à la veille de l'ouverture aux médias et au public du Mondial de l'Automobile de Paris. Selon la feuille de route établie par le groupe Stellantis, ce prototype posera les bases directes du modèle de série définitif, dont la commercialisation est programmée pour 2028.
Une fabrication européenne optimisée pour viser moins de 15 000 euros
Pour rendre cette équation financière possible, la marque réinterprète le cahier des charges de 1948. Les équipes techniques suppriment les gadgets technologiques superflus qui alourdissent d'ordinaire la facture des modèles à batterie. Le véhicule s'appuie également sur la mutualisation des composants au sein de l'alliance automobile, avec une production déjà planifiée dans l'usine de Pomigliano d'Arco, en Italie, aux côtés d'autres véhicules du groupe.
Cette stratégie industrielle permet de viser un tarif d'entrée fixé sous la barre des 15 000 euros hors subventions publiques. Un tel positionnement place la petite française environ 5 000 euros sous le prix de départ prévu pour la future Renault Twingo E-Tech et sous celui de l'actuelle Citroën ë-C3. Interrogé sur cette vision commerciale, Xavier Chardon, directeur général de Citroën, justifie cette offensive : "Proposer une voiture électrique accessible, pour nous, c'est redonner du pouvoir d'achat et c'est redonner au marché la possibilité d'acheter des voitures."
Ce que change cette citadine à bas coût pour votre futur budget auto
Pour les foyers actuellement exclus du marché du neuf, ce modèle promet un ticket d'entrée sans équivalent. Grâce à son assemblage réalisé en Italie, la citadine devrait prétendre aux aides gouvernementales à l'achat, comme le bonus écologique ou les dispositifs de leasing social. La déduction de ces mécanismes d'aide pourrait ainsi faire tomber le reste à charge sous le seuil des 12 000 euros pour les ménages éligibles.
Cette accessibilité financière impliquera des compromis d'usage bien précis. La voiture sera principalement destinée aux trajets du quotidien, avec une batterie compacte reposant sur la chimie économique LFP (lithium-fer-phosphate), un rayon d'action calibré pour les zones urbaines et un intérieur particulièrement épuré. Les automobilistes devront scruter d'ici 2028 l'homologation définitive, la capacité du coffre ainsi que l'ouverture du carnet de commandes pour décider d'attendre cette héritière ou de se tourner vers des alternatives immédiates comme la Dacia Spring.
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