L'arnaque au "faux ordre de virement" a fait de nouvelles victimes. Entreprises ou particuliers, les préjudices peuvent aller jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros. 

De nombreuses personnes sont victimes, au quotidien, d’arnaques en tous genres. Ces derniers jours, l’arnaque "aux faux ordres de virements" a fait de nouvelles victimes. Un système bien rodé qui consiste pour l’escroc à fournir un faux ordre de virement aux petites entreprises ou aux particuliers. Un habitant de Sebourg en a d’ailleurs fait les frais au mois d’octobre dernier.

Des malfaiteurs ont piraté sa boîte mail sans qu’il s’en rende compte pour lui soutirer la somme de 300 euros : "Vicieux, car on ne se rend pas compte que sa boîte mail a été piratée, comme on y a toujours accès", a-t-il confié à la Voix du Nord.

Le pirate avait demandé au locataire de la victime de modifier le numéro de compte auquel il doit habituellement adresser un virement mensuel de 300 euros. L'escroc s’est également fait passer pour une entreprise qui avait effectué des travaux la même année chez le propriétaire en lui demandant un virement bancaire : "dans le mail, l’entreprise me réclamait un virement bancaire alors qu’ils savent que je paye par chèque normalement. Et ils me laissaient des coordonnées bancaires pour l’effectuer". Ce qui a mis la puce à l'oreille du particulier qui n'a pas tardé à faire le lien entre les deux demandes. Il s'est avéré que le compte bancaire auquel il était censé faire le virement pour l'entreprise était le même que celui auquel son locataire a envoyé les 300 euros. 

Une arnaque qui a déjà fait de nombreux dégâts 

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Quelques jours plus tôt, La Voix du Nord rapportait l'histoire d'une entreprise de textile qui a perdu 500 000 euros d'une manière similaire. La société a été contactée par un faux représentant de son prestataire pour lui demander un virement de cette importante somme qu'elle ne récupérera pas. 

Pour éviter de se faire arnaquer, France Bleu Berry conseille "d’appeler la personne qui en fait la demande (du virement), pour connaitre précisément son identité".

Le site d’information régionale explique également que seulement 6% des entreprises concernées par ces arnaques portent plainte.

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