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Les chefs de la diplomatie de l'Union européenne et de la Russie, Federica Mogherini et Sergueï Lavrov, ont échoué lundi à Moscou à surmonter leurs désaccords en dépit d'appels à une coopération plus étroite. Pour sa première visite officielle en Russie depuis sa prise de fonction en 2014, Federica Mogherini a estimé que la coopération entre Bruxelles et Moscou n'est 'pas gelée' mais freinée par de profonds désaccords, notamment sur la Syrie et l'Ukraine. 'Ce serait surréaliste de nous considérer comme des partenaires stratégiques et d'avoir adopté des sanctions réciproques', a déclaré la chef de la diplomatie de l'UE après sa rencontre avec Sergueï Lavrov. 'Nous partageons l'intérêt commun d'améliorer nos relations', a-t-elle toutefois ajouté. L'UE a imposé des sanctions économiques à la Russie après l'annexion en 2014 par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée et le soutien qu'elle est accusée d'avoir apporté aux rebelles séparatistes de l'est de l'Ukraine. En rétorsion, la Russie a interdit l'importation de la plupart des produits alimentaires venant des pays occidentaux. Federica Mogherini a indiqué que les sanctions européennes 'ne sont pas une fin en soi' et qu'elles visent à aider à la résolution du conflit dans l'est de l'Ukraine, qui a fait plus de 10.000 morts en trois ans. De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que les deux parties avaient réitéré la nécessité d'appliquer les accords de paix de Minsk pour permettre de régler le conflit en Ukraine. Il a également appelé à 'une enquête approfondie, rapide et transparente' après la mort dimanche d'un observateur américain de l'OSCE dans l'est séparatiste de l'Ukraine, dont le véhicule a sauté sur une mine. Avec agence (AFP)
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C'est en s'appuyant sur sa richesse culturelle que le Maroc compte gagner le coeur des consommateurs russes. Une stratégie commerciale qui doit permettre aux produits marocains de se faire une place sur l'immense marché russe. Metropolis, un des plus grands centres commerciaux de Moscou. C'est ici, pendant deux semaines, que se tient le festival du Maroc dans la capitale de Russie. Depuis 2014, l'évènement met en avant la culture, la modernité, l'élégance du Maroc pour ouvrir de nouvelles opportunités aux exportateurs du Royaume auprès des consommateurs russes. La 3ème édition du Festival du Maroc à Moscou du 14 au 23 avril https://t.co/9leTLwS9Pr pic.twitter.com/ddxvUOC8wE- Agence MAP (@MAP_Information) 12 avril 2017 'Le marché russe est très important pour le Maroc, nous confirme Abdelkader Lecheheb, ambassadeur du Maroc à Moscou. Et le Maroc est le deuxième partenaire pour la Russie dans le monde arabe et à l'échelle africaine. Cette troisième édition se tient sous le signe de la diversification de nos produits, ici en Russie.' Textile, produits cosmétiques, cuir, maroquinerie: cette année plus de 350 produits proposés par 33 entreprises marocaines sont présentés au festival. Ils ont été soigneusement sélectionnés par les magasins résidents du Metropolis lors d'une visite au Maroc. YASMINE BENJELLOUN FEN YADI- managing director 'On est une marque haut de gamme marocaine spécialisée dans l'artisanat marocain, explique Yasmina Benjelloun, de la marque Fen Yadi. Aujourd'hui nous travaillons avec notre propre designer marocain qui a lancé la dernière collection 'Ouchma'. Ouchma est un mélange de tatouages berbères et de motifs zélliges marocains. En Europe est au Moyen-Orient, nous voulons poursuivre notre stratégie de développement à l'international. Le marché russe nous ouvre une opportunité qu'on aimerait concrétiser.' Renforcer les relations commerciales avec le Maroc est également une volonté de Moscou. Sergey Cheremin, le Ministre des relations économiques internationales de la ville, au micro d'Euronews : 'Il est très important pour les citoyens moscovites de connaître une culture différente. Nous pensons que nous pouvons également partager nos expériences dans la technologie municipale et urbaine, dans le développement des transports par exemple. Le Maroc est considéré comme une place particulièrement stable d'un point de vue sécuritaire mais aussi économique, dans la protection de l'investissement.' En marge de ce festival du Maroc, d'autres rendez-vous ont été pris, plus tard cette année, entre la ville de Moscou et 'Maroc export' afin de renforcer encore plus la collaboration entrepreunariale et commerciale entre les deux pays.
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Le cercueil est fermé. A l'intérieur, la dépouille de Sergueï Bordov. Ce commandant de la marine russe est mort jeudi en Syrie. Trentième soldat russe à tomber sur le sol syrien, il est par contre l'un des premiers à avoir des funérailles aussi médiatisées. A Sébastopol en Crimée, lieu où est située son unité, ses proches et d'autres soldats ont pu lui rendre un dernier hommage. Les conditions de sa mort reste encore floues. D'après certaines sources militaires, un autre officier russe serait aussi décédé. Selon le ministère de la Défense, le soldat aurait été tué lors d'une attaque rebelle contre une base militaire syrienne. D'après Moscou, il faisait parti d'un groupe d'instructeurs militaires entraînant les forces de Bachar al-Assad . Il s'agit de l'officier le plus haut gradé de l'armée russe tué en Russie.
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Un attentat contre les locaux des services secrets (FSB) a fait deux morts et un blessé vendredi à Khabarovsk, la deuxième plus grande ville de l'extrême-Orient russe, après Vladivostok. L'assaillant a été abattu. L'organisation Etat islamique a revendiqué l'attentat sur le réseau social Telegram. Le FSB évoque de son côté l'acte d'un néo-nazi.
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Des complexes anti-aériens russes ont été vus ces deniers jours transportés sur des convois ferroviaires que les témoins pensaient aller en direction de la Corée du Nord L'armée russe assure qu'il s'agit d'exercices et dément masser des troupes sur la frontière nord-coréenne. Alexander Gordeyev, le porte-parole du district militaire de l'Extrême-orient russe, assure qu'il s'agit de 'manoeuvres de combats planifiées'. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov refuse de donner d'autres explications : 'Ce qui touche au déploiement et redéploiement des troupes à l'intérieur du pays n'entre pas dans la catégorie des affaires publiques. Tout pays constitue sa propre défense en réagissant aux changements de la situation internationale.' La Corée du Sud s'est placée en alerte ce vendredi craignant de nouvelles tensions alors que Pyongyang célèbre mardi le 85e anniversaire de la création de son armée. Le Conseil de Sécurité de l'ONU menace de prendre des 'sanctions' pour contraindre Pyongyang à abandonner ses programmes d'armements interdits par les Nations Unies.
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Les Témoins de Jéhovah sont désormais considérés en Russie comme une organisation 'extrémiste' : leurs 395 organisations locales doivent être liquidées et leurs biens confisqués. La décision a été prise par la Cour suprême de Russie qui faisait suite à une demande du ministère de la Justice. Yaroslavl Silvoulski est un responsable russe des Témoins de Jéhovah. Yaroslavl Solvoulski : 'Je suis vraiment choqué. Je ne pensais pas qu'une telle chose serait possible dans la Russie moderne, où la Constitution garantit la liberté de religion. Mais dans la vraie vie, on voit bien que la Constitution et les lois ne sont pas respectées'. Iaroslavl Sivoulski a par ailleurs indiqué que son mouvement comptait faire appel et était prêt à saisir la Cour européenne des droits de l'Homme. Les Témoins de Jéhovah revendiquent en Russie 175 000 membres. Les autorités russes et l'Église orthodoxe estiment que les Témoins de Jéhovah constituent une 'menace' pour la société, notamment en raison de l'interdiction des transfusions sanguines faite à ses membres.
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Un vaisseau spatial Soyouz avec à son bord un spationaute russe et un astronaute américain a décollé du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, à destination de la Station spatiale internationale (ISS). And just like that, the duo leaves the confines of gravity and enters space! Follow their journey to Space_Station: https://t.co/mzKW5uDsTi pic.twitter.com/R8XdSAoT1x- NASA (NASA) April 20, 2017 Le vaisseau Soyouz MS-04 s'est envolé à 07H13 GMT, emportant le commandant de bord russe Fiodor Iourtchikhine, dont c'est la cinquième mission spatiale, et l'ingénieur américain Jack Fischer qui part dans l'espace pour la première fois. Ils rejoindront sur l'ISS le Français Thomas Pesquet et les Américains Peggy Whitson et Shane Kimbrough, arrivés en novembre sur la station orbitale. Pour la première fois depuis 2003, le vaisseau Soyouz n'embarque que deux astronautes au lieu de trois, les responsables de l'agence spatiale russe Roskosmos ayant décidé en novembre 2016 de réduire l'équipage russe de l'ISS pour des raisons budgétaires en attendant l'arrivée d'un nouveau laboratoire scientifique. Cet équipage réduit aura pour conséquence le retour sur Terre le 2 juin prochain du Soyouz MS-03 avec uniquement deux occupants, dont le Français Thomas Pesquet. L'Américaine Peggy Whitson, actuelle commandante de bord de l'ISS, restera trois mois de plus dans l'ISS et ne reviendra qu'en septembre. Fiodor Iourtchikhine et Jack Fischer resteront pour leur part environ six mois sur la Station spatiale internationale. Ancien pilote de l'US Air Force de 43 ans, Jack Fischer a écrit mercredi sur Twitter: '1 équipe, 2 hommes heureux et beaucoup de pétales. Le Soyouz MS-04 est prêt à décoller demain', postant une photo des deux hommes devant un arbre en fleur. #1team, 2 happy guys, & a whole bunch of spring blooms! #SoyuzMS04 Crew is ready to launch tomorrow! ! pic.twitter.com/JsQ2gsmdFS- Jack Fischer (@Astro2fish) April 19, 2017 Fiodor Iourtchikhine, 58 ans, a déjà passé 537 jours en quatre missions dans l'espace, plus que tout astronaute américain. La Russie fournit à l'ISS son principal module, où se situent les moteurs-fusées, et les vaisseaux russes Soyouz sont le seul moyen d'acheminer et de rapatrier les équipages de la station orbitale depuis l'arrêt des navettes spatiales américaines. Seize pays participent à l'ISS, avant-poste et laboratoire orbital mis en orbite en 1998 qui a coûté au total 100 milliards de dollars, financés pour la plus grande partie par la Russie et les États-Unis. LIFTOFF! Astro2Fish and Russian cosmonaut Fyodor Yurchikhin leave Earth to head to Space_Station. Watch: https://t.co/mzKW5uDsTi pic.twitter.com/EDkrKo04XZ- NASA (@NASA) April 20, 2017
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La Cour internationale de Justice (CIJ) a rejeté la demande de l'Ukraine de condamner la Russie pour son aide aux rebelles séparatistes. Kiev avait demandé à la plus haute juridiction de l'ONU de prendre d'urgence des mesures afin que Moscou stoppe tout appui aux rebelles pro-russes. Mais pour la Cour la preuve de l'ingérence matérielle n'a pas été apportée. La Cour a toutefois accepté de prendre des mesures conservatoires concernant la 'situation vulnérable' des Ukrainiens de souche et des Tatars de Crimée, jugeant qu'il existait 'un risque imminent' de 'préjudice irréparable'. Ainsi, la Fédération de Russie doit 's'abstenir de maintenir ou d'imposer des limitations à la capacité de la communauté des Tatars de Crimée de conserver ses instances représentatives, y compris le Majlis', le parlement de cette minorité musulmane déportée sous Staline. Moscou doit également 'faire en sorte de rendre disponible un enseignement en langue ukrainienne', a ordonné M. Abraham. 'Le jugement d'aujourd'hui à La Haye est très prometteur', a réagi de Londres, où il effectuait une visite, le président ukrainien Petro Porochenko, ajoutant être persuadé qu''aujourd'hui nous suivons la bonne voie' et espérer 'une audience couronnée de succès' quant aux suites de l'affaire. EXTRAITS VIDEOS (HD) de la lecture de l'ordonnance #CIJ dans l'affaire #Ukraine c. #Russie (mesures conservatoires) https://t.co/iCie0VjFng pic.twitter.com/9ql3pJtDg9- CIJ_ICJ (@CIJ_ICJ) 19 avril 2017 L'Ukraine avait introduit cette première demande d'urgence en attendant que la CIJ décide si elle est ou non compétente pour traiter l'affaire au fond, ce qui peut prendre des mois, voire des années. En effet, cette ancienne république soviétique demande également à la Cour de 'juger que la Fédération de Russie a engagé sa responsabilité internationale (...) en soutenant le terrorisme et en n'en empêchant pas le financement'. Depuis 2014, la Russie 'a porté son ingérence dans les affaires ukrainiennes à des niveaux dangereux, intervenant militairement en Ukraine, finançant des actes de terrorisme et violant les droits de millions de citoyens ukrainiens', d'après la requête que Kiev a adressée à la CIJ. L'Ukraine réclame également des dédommagements pour des attaques menées, selon elle, contre les civils. Notamment pour la destruction en vol de l'avion du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu dans l'est en juillet 2014, qui avait entraîné la mort de 298 personnes. De son côté, Moscou nie fermement ces allégations, assurant qu'elles n'avaient 'aucune base légale, ni factuelle'. Avec AFP
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L'un des organisateurs présumés de l'attentat de Saint-Pétersbourg a été arrêté près de Moscou. Cette information a été délivrée par les services spéciaux russes. Selon les enquêteurs, Abror Azimov, ressortissant d'Asie centrale, aurait 'formé le terroriste kamikaze Akbarjon Djalilov', l'auteur présumé de l'attentat qui a fait 14 morts le 3 avril dernier dans le métro de Saint-Pétersbourg. Ce dernier, tué dans l'attaque, aurait actionné une bombe artisanale entre deux stations de métro après en avoir déposé une seconde dans une autre station du centre-ville. Elle avait été désamorcée à temps. Les enquêteurs s'interrogent encore sur les motivations de ce jeune-homme né au Kirghizistan. Ils examinent ses éventuels liens avec le groupe État islamique qui n'a pas revendiqué cette attentat. Son formateur présumé a été conduit dans les locaux du Comité d'enquête pour être interrogé.
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En Syrie, les combats ont repris de plus belle dans la province sunnite de Hama, à l'ouest du pays. Lundi, l'armée de Bachar Al-Assad a pilloné des villages tenus par des rebelles et des jihadistes. De nombreux combattants auraient été tués ou blessés selon le régime syrien. Ces combats interviennent après la reconquête de Sourane, une localité reprise dimanche avec l'aide de la Russie. La province de Hama a toujours été un bastion anti-régime depuis des décennies. Malgré ces combats, les évacuations de populations se poursuivent : au total près de 10 000 personnes doivent changer de territoires en vertu d'un accord entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, l'allié de Damas. Samedi, lors de ces évacuations, une attaque kamikaze a tué 126 personnes dont 68 enfants dans la banlieue d'Alep. Ce massacre n'a pas été revendiqué. La plupart des victimes étaient issues de villages chiites loyalistes au régime syrien. Carnage en Syrie : le cliché d'un photographe en larmes bouleverse la toile https://t.co/WWBOGfvsma pic.twitter.com/hIy1YNgmhC- lalibre.be (@lalibrebe) 17 avril 2017 En dépit de ce massacre, les civils en provenance de Kefraya et d'Al-Foua, deux villages pro-régimes au nord du pays, ont pu être évacués. Mais plusieurs centaines de familles et de combattants attendent toujours leur ordre d'évacuation. Avec Agences
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L'Eurovision, théâtre d'affrontement politique entre l'Ukraine et la Russie. Après l'interdiction d'entrée sur le territoire ukrainien à l'encontre de la candidate russe, la chaîne de télévision russe Channel One a décidé de ne pas diffuser le concours. L'Ukraine est le pays organisateur de cette édition 2017 qui doit se tenir en mai, après la victoire de la candidate ukrainienne l'an passé. Ioulia Samoïlova, 27 ans, handicapée en fauteuil roulant, a donné un concert en Crimée en 2015, région annexée un an auparavant par la Russie et s'y serait rendue directement depuis Moscou, sans faire tamponner son passeport par la douane ukrainienne. Dès lors, en application stricte et scrupuleuse de la loi, Kiev a décidé de lui interdire l'entrée sur son territoire pour une durée de trois ans.
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A Beslan, où les ruines de l'école n 1 renvoient chaque jour à la prise d'otage de septembre 2004, les proches des victimes sont aujourd'hui soulagés. Le Cour européenne des droits de l'homme a estimé que la Russie était coupable de 'graves défaillances' dans la gestion de la crise. La CEDH a condamné Moscou à payer 3 millions d'euros aux 409 requérants. 'C'est une satisfaction morale. Nous sommes fiers de cette décision. Mais pendant ces années d'attente, notre santé s'est aggravée. Douze plaignants sont morts avant que cette décision soit rendue', explique une femme qui a perdu deux fils dans le massacre il y a douze ans. Certaines familles veulent aller plus loin : saisir la Cour suprême pour que les responsables soient traduits en justice. 'Les fonctionnaires n'auront aucune responsabilité pénale. Il n'y a aucune conséquence légale ni financière dans l'affaire Beslan. Pourquoi devrions-nous être fiers de cette décision ?' regrette la responsable d'une association de familles de victimes, elle-même mère d'une victime. Certaines familles accusent les soldats russes d'avoir tiré à l'aveugle sur le bâtiment dans lequel rebelles et otages étaient mêlés. Plus de 330 civils avaient été tuées, dont 186 enfants. Les policiers avaient tous été amnistiés ou acquittés par la justice russe. La décision de la CEDH a été qualifiée d''inadmissible' par Moscou.
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Plus de treize ans après la prise d'otage sanglante dans une école de Beslan en Ossétie du Nord, la Russie a été condamnée jeudi par la 'Cour européenne des droits de l'Homme:http://hudoc.echr.coe.int/eng-press#fulltext'}. The school gym in #Beslan, almost 13 years on. #ECHR rules today on whether Russia did enough to protect the many hundreds held hostage here pic.twitter.com/y0nSytgISo- Sarah Rainsford (@sarahrainsford) 13 avril 2017 Moscou va devoir verser près de 3 millions d'euros aux rescapés et aux familles des victimes. La Russie a été reconnue coupable de 'graves défaillances' en n'ayant pas anticipé l'attaque d'une école par des terroristes tchétchènes. Selon la Cour de Strasbourg, les autorités russes disposaient pourtant d'informations indiquant une attaque imminente dans une école de la région. Moscou a aussi été condamnée pour l'assaut disproportionné lancé contre les terroristes. Un assaut qui avait donné lieu à un véritable massacre. L'offensive des forces de sécurité avait causé la mort d'au moins 330 civils, dont 186 enfants. 750 personnes avaient été blessées dans ce qui fut la plus effroyable opération antiterroriste. Un canon d'assaut, des lance-grenades et des lance-flammes avaient été utilisés. La plupart des terroristes furent également abattus durant l'attaque. Massacre de Beslan : la Russie condamnée à verser 3 millions d'euros aux requérants suite à la prise d'otages qui a fait 334 morts en 2004 pic.twitter.com/EPuzPa0MqQ- Infos Françaises (@InfosFrancaises) 13 avril 2017 A l'annonce du verdict, le Kremlin a jugé cette condamnation 'inacceptable'. L'affaire n'est probablement pas terminée : des recours en justice ont été annoncés. Avec Agences
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La Russie a une nouvelle fois utilisé son droit de veto à l'ONU pour bloquer une résolution du Conseil de sécurité visant à condamner l'attaque chimique de la semaine passée à Khan Cheikhoun ainsi qu'à enjoindre le régime de Damas à collaborer à une enquête. Le texte a reçu dix votes en faveur, trois abstentions, dont la Chine et deux pays s'y sont opposés, la Russie et la Bolivie. Il s'agit du huitième veto de la Russie visant à protéger son allié syrien.
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'Malgré les problèmes', la Russie est 'prête à un dialogue ouvert' avec les Etats-Unis a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères après sa rencontre à Moscou avec le secrétaire d'Etat américain Rex Tillson. Concernant le dossier syrien, 'des progrès ont été réalisés' a ajouté Sergeï Lavrov. Moscou et washington, 'en dépit de relation marquées par un faible niveau de confiance', ont accepté de coopérer pour tenter de trouver une solution politique à la crise syrienne. Vladimir Poutine a confirmé être prêt à rétablir l'accord sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie menées par les aviations russe et américaine, à une condition, que les Etats-Unis et la Russie visent un but commun, à savoir, la lutte contre le terrorisme. La Russie et les Etats-Unis avaient signé ce protocole d'accord, contenant des règles et et restrictions visant à empêcher les incidents entre les avions des deux pays dans le ciel syrien, en octobre 2015 quelques semaines après le début de l'intervention russe en soutien au régime de Damas. La Russie avait suspendu ce mémorandum la semaine dernière.
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La Syrie est au coeur de la visite du chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson en Russie. C'est la première d'un haut responsable américain depuis l'investiture de Donald Trump. Après les frappes américaines contre l'aviation syrienne, le Secrétaire d'Etat américain a reproché aux Russes leur "incompétence" ou "manque d'attention" dans le démantèlement des armes chimiques de Damas. SecTillerson: CW Stockpiles & continued use demonstrate that Russia has failed in its responsibility to deliver on the 2013 CW commitment. pic.twitter.com/lmzHLQ9Nmh- U.S. Embassy Syria (@USEmbassySyria) 12 avril 2017 SecTillerson : les stocks d'armes chimiques et l'usage répété démontre l'échec de la Russie à tenir l'engagement de 2013 sur les armes chimiques Lors de la réunion du G7 en Italie, il a appelé Poutine à rompre son alliance avec la Syrie, l'Iran et le Hezbollah. 'Franchement, Poutine soutient une personne malfaisante et je pense que c'est très mauvais pour la Russie. Je pense que c'est très mauvais pour l'humanité, c'est très mauvais', a quant à lui déclaré Donald Trump sur l'antenne de Fox News. Après de telles déclarations, le secrétaire d'Etat américain ne sera officiellement pas reçu par le président Vladimir Poutine, qui accuse les Américains de chercher un prétexte pour intervenir en Syrie. Selon lui, l'attaque chimique contre des civils a été menée par des rebelles. 'ça me rappelle les évènements de 2003 quand des députés américains ont montré au Conseil de Sécurité de l'ONU les soi-disant armes chimiques trouvées en Irak. Après cela, la campagne irakienne a commencé et a abouti à la destruction du pays et la montée de la menace terroriste', a accusé le président russe. Le 3 avril dernier, une attaque au gaz sarin a été menée sur le bourg de Khan Sheikhoun en territoire rebelle dans la province d'Idlib, faisant 87 morts. Les Etats-Unis estiment que ce raid a été mené par l'aviation syrienne et ont annoncé une enquête sur une éventuelle complicité de Moscou dans cette attaque.
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Si le dossier syrien a été largement abordé lors du G7, il a également été au menu des discussions entre Vladimir Poutine et le président italien en visite au Kremlin. Lors d'une conférence de presse commune, le président russe a mis en garde contre ce qu'il a qualifié de 'provocations' à l'arme chimique pour impliquer Bachar el-Assad. 'Nous avons des informations de plusieurs sources indiquant que de telles provocations - je ne peux pas les qualifier autrement - se préparent également dans d'autres régions de Syrie, y compris dans les banlieues sud de Damas. On s'apprête à renouveler une attaque chimique et à accuser les autorités syriennes', a dit Vladimir Poutine. Vladimir Poutine a dit vouloir aussi rechercher une 'coopération constructive' et non la 'confrontation' avec les Etats-Unis. 'Nous avons une bonne base pour la consolidation. Il y a la Syrie, il y a la Russie, il y a un ennemi commun. Nous sommes prêts à être patients, mais à la condition que nos relations s'améliorent constamment' a ajouté le président russe. Les relations entre la Russie et les Etats-Unis sont minées non seulement par leurs profonds désaccords sur la Syrie, notamment sur le sort de Bachar al-Assad, mais aussi par la crise ukrainienne.
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Un pirate informatique russe présumé a été incarcéré lundi, suite à son arrestation vendredi à Barcelone. L'informaticien russe Piotr Levachov aurait été arrêté à la demande des Etats-Unis. Son épouse avait déclaré la chaîne russe RT que la police espagnole la police lui aurait dit qu''un virus semblant avoir été créé par (son) mari était lié à la victoire de (Donald) Trump' à l'élection présidentielle américaine. Selon le communiqué de la police espagnole, l'homme âgé de 36 ans, aurait créé un réseau d'ordinateurs utilisés à l'insu de leurs propriétaires pour des activités illégales. Toujours selon la police, non seulement, il soustrayait des données à caractère personnel des ordinateurs, mais il les infectait aussi avec des logiciels malveillants, permettant de bloquer l'accès à l'information et de demander une rançon pour son déblocage. Detenido en #Barcelona uno de los cibercriminales más buscados en operación con FBI. Se le acusa de estafa, robo de datos, #ransomware... pic.twitter.com/eUlNgagAhc- Policía Nacional (policia) 10 avril 2017 L'un des cybercriminels le plus recherché arrêté à #Barcelone dans une opération avec le @FBI. Il est accusé d'escroquerie, vol de données, #ransomware...
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Les frappes américaines de vendredi contre cette base militaire syrienne n'ont pas fini de faire réagir. Ce dimanche, c'est une véritable escalade verbale qui s'est engagée entre les grandes puissances. Les alliés du régime syrien, la Russie et l'Iran notamment, menacent à présent de représailles ceux qui à l'avenir 'agresseront' la Syrie, selon leurs termes. 'De telles frappes constituent un acte contre la Syrie mais aussi contre la Russie, estime Mikhail Yemelyanov, membre de la Douma. Quand les Américains ont frappé l'aéroport, ils ne savaient pas si certains de nos concitoyens s'y trouvaient ou pas. Cette situation peut conduire à une répétition de la crise des missiles cubains qui a mis le monde au bord d'une guerre nucléaire.' Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain Rex Tillerson se sont entretenus par téléphone samedi et doivent se rencontrer à Moscou dès mardi. #Lavrov déclare que les #EtatsUnis devront fournir des explications concernant les frappes aériennes en #Syrie https://t.co/VNC6Yv4Qcf pic.twitter.com/vMVXi9CSIL- RT France (@RTenfrancais) 7 avril 2017 'Clairement, les Russes sont des alliés actuels de Bachar al-Assad, a rappelé le secrétaire d'Etat américain. Ils devraient avoir l'influence la plus déterminante sur lui et sur sa décision d'utiliser des armes chimiques et pour le dissuader, aussi, d'y avoir recours. J'espère que la Russie examine minutieusement son alliance avec Bachar al-Assad parce qu'à chaque fois que l'une de ces horrible attaques se produit, cela rapproche la Russie d'un certain niveau de responsabilité.' La Russie doit faire plus pour éliminer l'arsenal chimique syrien, selon Tillerson https://t.co/U3rhtd6yJe pic.twitter.com/tGIkuoky4y- Courrier inter (@courrierinter) 9 avril 2017 De son côté, la Turquie reste dans une position inconfortable. Malgré ses efforts actuels de rapprochement avec la Russie, elle a soutenu clairement les frappes américaines contre la base syrienne. Face à la situation en #Syrie, la #Turquie en première ligne. #géopolitiquehttps://t.co/ysme6NydF3 pic.twitter.com/PpFU3wSmwE- France Culture (@franceculture) 9 avril 2017 Enfin, le président iranien Hassan Rohani s'en est pris à Donald Trump pour ces frappes mais aussi aux pays du Moyen-Orient qui ont soutenu cette décision, sans citer nommément aucun Etat.
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Une explosion contrôlée par les artificiers de la police norvégienne. 'Les forces de l'ordre ont annoncé avoir neutralisé dans la nuit de samedi à dimanche un engin suspect 'ressemblant à une bombe'':http://www.europe1.fr/international/norvege-la-police-fait-exploser-un-e... près du centre-ville d'Oslo. 'Ce qu'il s'est passé, c'est qu'une patrouille de police a abordé un homme dans le quartier de Gronland. Il avait un comportement suspect. Nous avons aussi trouvé un objet que nous devons examiner.' Les forces de l'ordre ont relevé le niveau d'alerte. Un homme a été arrêté, un Russe de 17 ans. Selon la police, l'engin avait un potentiel de destruction limité. L'enquête a été confiée aux services de sécurité intérieure. Norvège : la police fait exploser un engin suspect 'ressemblant à une bombe' à Oslo, un suspect arrêté https://t.co/WMBz2MqGhl- franceinfo (@franceinfo) 9 avril 2017
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Au lendemain du raid aérien américain sur la Syrie, le chef des affaires politiques à l'ONU a rappelé que la situation en Syrie nécessitait plus que jamais une action immédiate de la communauté internationale. Le chef de l'ONU lance un appel à la retenue pour éviter tout acte susceptible d'aggraver la souffrance des Syriens. https://t.co/GwZY3aw6do pic.twitter.com/4yYtxT35IR- Nations Unies (ONU) (@ONU_fr) 7 avril 2017 Mais ce sont surtout les désaccords entre Washington et Moscou qui ont éclaté au grand jour au Conseil de sécurité des Nations unies. Jeudi, le lancement de '59 missiles sur la Syrie:'http://fr.euronews.com/2017/04/07/frappes-americaines-en-syrie-un-tournant décidé par Donald Trump après l'attaque chimique contre des civils a provoqué la colère de Vladimir Poutine. L'ambassadeur russe Vladimir Safronkov : 'Nous condamnons fermement les actions illégitimes des Etats-Unis. Les conséquences pourraient être extrêmement préjudicables à la stabilité régionale et internationale.' Nikky Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis : 'Nos militaires ont détruit une base aérienne d'où était partie une attaque chimique. Nous avions toute les raisons pour le faire. Il était temps de dire stop et d'agir. Bashar Al-Assad ne doit plus jamais utiliser d'armes chimiques.' Mais l'ambassadrice américaine a surtout averti la Russie que d'autres frappes aériennes n'étaient pas exclues. Nikky Haley : 'Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire. Il est temps pour toutes les nations civilisées d'en finir avec les horreurs qui ont lieu en Syrie et qui nécessitent une solution politique. Vladimir Safronkov : 'Malheureusement, aujourd'hui, l'appel lancé pour faire avancer le processus politique est hypocrite après cette attaque militaire'. Mais l'ambassadrice est remontée au créneau pour accuser la Russie d'avoir manqué à ses obligations en Syrie. Nikky Haley : 'La Russie était censée avoir retiré toutes les amres chimiques de Syrie mais manifestement cela ne s'est pas produit puisque des Syriens innocents sont toujours assassinés lors d'attaques chimiques.' Trump et la Syrie: trois jours qui ont tout changé https://t.co/L3YcRsSl5Q #AFP KaLebhour pic.twitter.com/eHd3cYLXyG- AFP USA (AFPusa) 7 avril 2017 De son côté, le représentant du régime syrien a de nouveau démenti vendredi l'attaque chimique reprochée à son pays. Mansour Mansour, ambassadeur syrien : 'La république arabe de Syrie a rappelé que l'armée syrienne ne dispose pas d'armes chimiques et qu'elle n'a jamais utilisé ce type d'armes dans aucune de ces opérations contre les groupes terroristes. La Syrie condamne l'utilisation injustifiée de ce type d'armes quel que soit le contexte. Laissez-moi vous rappeler que ces armes ont été utilisées et stockées dans différentes régions de Syrie par les organisations terroristes armées.' Avec Agences
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Ces frappes contre une base militaire du régime syrien, Donald Trump les présente clairement comme des représailles à l'attaque à l'arme chimique de mardi dernier. Dans une allocution solennelle à la télévision, le visage grave, le président américain a appelé les nations civilisées à mettre fin au bain de sang en Syrie. 'Il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d'empêcher et de dissuader la propagation et l'utilisation d'armes chimiques meurtrières, a déclaré l'hôte de la Maison-Blanche. Il n'y a aucun doute sur le fait que la Syrie a eu recours à des armes chimiques interdites, a violé les obligations de la convention des armes chimiques et a ignoré les exigences du Conseil de sécurité des Nations Unies.' Des images amateur filmées à l'aide d'un téléphone portable montrent la base d'al-Chaaryate prise pour cible par les missiles américains. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé une 'agression' injustifiée selon lui. 'Bien entendu, cela a été fait pour des raisons complètement inventées, a-t-il estimé. Et cela nous rappelle la situation de 2003 lorsque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec certains de leurs alliés, ont attaqué l'Irak sans l'accord du Conseil de sécurité, la plus grande violation du droit international. Mais à l'époque, ils avaient essayé de produire quelques preuves. Cette fois, ils ne cherchent même pas à s'appuyer sur des faits, ils montrent juste quelques photos et spéculent sur des photos d'enfants.' Ces frappes interviennent avant la visite à Moscou du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson mardi et mercredi. Pour le Kremlin, cette intervention américaine représente une volte-face de Donald Trump, qui prônait depuis des mois une normalisation des relations avec Moscou. CARTE. Représailles diplomatiques de la Russie après la frappe américaine en Syrie https://t.co/Hsne76dQu7 pic.twitter.com/kRKJRyceqt- L'Obs (@lobs) April 7, 2017
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Le général Dominique Trinquant, invité de BFMTV ce vendredi, a assuré que les frappes américaines sur une base aérienne syrienne dans la nuit de jeudi à vendredi pourraient rebattre les cartes entre les États-Unis et la Russie. "C'est la réaction russe la plus importante, Vladimir Poutine a compris que, avec Donald Trump, les règles du jeu avaient changé", a-t-il affirmé. Le général Dominique Trinquant a également assuré que le rapport de force sera plutôt psychologique.
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Jour de pleurs et de funérailles en Russie, trois jours après l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg. Jeudi, les pemières victimes ont été inhumées. L'attaque a fait quatorze morts et blessé 49 personnes dont beaucoup sont encore hospitalisées. Attentat en Russie : huit personnes arrêtées à Saint-Pétersbourg et Moscou https://t.co/4jkWZL5VuD- Le Monde (@lemondefr) 6 avril 2017 En marge de ces commémorations, la police antiterroriste a poursuivi ses investigations. Jeudi, huit personnes d'Asie centrale ont été interpellées, à Saint Pétersbourg et à Moscou et des explosifs, identiques à ceux utislisés par le kamikaze du métro, ont été saisis. Au total, quatorze personnes sont actuellement en garde à vue, dont sept sont suspectées d'être des recruteurs de jihadistes. L'auteur de l'attentat, un homme d'origine kirghize, âgé de 22 ans, a été rapidement identifié par les enquêteurs. Il est mort lundi dans l'explosion. L'attaque n'a toujours pas été revendiquée mais les regards sont tournés vers Daesh qui a déclaré la guerre à Moscou pour son engagement dans le conflit syrien. Avec Agences
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En pleine enquête parlementaire sur l'ingérence russe durant la campagne présidentielle américaine, Devin Nunes, le président de la commission d'investigation à la chambre des Représentants, s'est finalement récusé jeudi. C'était un proche de Donald Trump. Devin Nunes avait déclenché une tempête politique en affirmant avoir la preuve que Barack Obama avait fait espionner le nouveau président américain. Un proche de M. Trump se récuse d'une enquête sur une possible ingérence russe dans l'élection présidentielle https://t.co/klvDwZfb9I pic.twitter.com/cZT6s6cgi7- PolitiqueFrance.fr (@PolitiqueTWT) 6 avril 2017 C'est le républicain Mike Conaway qui présidera désormais les travaux de la commission d'enquête sur la Russie. Signe de la gravité de cette affaire, le Sénat américain a également lancé ses propres investigations après les récentes déclaration du directeur du FBI. Ce dernier a affirmé enquêter lui aussi sur les liens noués entre des proches de Donald Trump avec Moscou avant l'élection présidentielle. Avec Agences
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Les services de sécurité russes ont annoncé avoir désamorcé jeudi matin un 'engin explosif artisanal' dans un immeuble résidentiel de l'est de Saint-Pétersbourg. Les habitants du quartier ont été évacués le temps que la bombe soit neutralisée. L'un d'entre eux affirme avoir vu la police arrêter quatre jeunes hommes occupant un appartement voisin. Par ailleurs, mercredi, la police russe a interpellé sept individus, tous originaires de pays d'Asie centrale. Ils sont soupçonnés de faire partie d'une cellule de recrutement de 'terroristes', selon les autorités qui affirment qu'il n'y a pas de lien, 'pour l'instant', avec l'attaque de lundi. Attaque dont l'auteur a été identifié : il s'agit d'un jeune de 22 ans d'origine kirghize. La déflagration dans le métro a fait 14 victimes dont le kamikaze. 49 personnes ont été blessées. Aucune revendication n'a été faite, mais Moscou s'intéresse à la piste de l'État islamique.
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Les rescapés de l'attaque chimique de mardi sur la ville syrienne de Khan Cheikhoun se recueillent sur les tombes de leurs de parents. Selon les derniers bilans au moins 86 personnes, dont trente enfants, ont été tuées lors du raid sur cette agglomération de la province d'Idleb aux mains des rebelles syriens. Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson accuse le régime de Bachar al-Assad d'être responsable. Rex Tillerson : 'Nous n'avons aucun doute sur le fait que le régime syrien, dirigé par Bachar el-Assad, est responsable de cette horrible attaque. Nous pensons qu'il est temps que les Russes réfléchissent vraiment bien à la poursuite de leur soutien au régime Assad.' Au Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont proposé une résolution condamnant l'attaque de mardi. La Russie rejette le texte estimant qu'il anticipe sur le résultat de l'enquête. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères : 'Malheureusement, c'est sans avoir essayé de comprendre ce qui s'est passé, et en se basant uniquement sur de fausses informations, que les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont une fois encore jeté sur la table (...) ce projet de résolution qui est tout à fait anti syrien.' Le Conseil de sécurité a repoussé à jeudi au plus tôt le vote d'une résolution sur l'attaque chimique qui a frappé Khan Cheikhoun. Le président américain Donald Trump a évoqué des 'actes odieux' commis 'par le régime d'Assad' qui ne pouvaient 'pas être tolérés.'
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Les autorités tchétchènes sont suspectées d'être à l'origine de la disparition et de l'assassinat d'homosexuels résidant dans cette petite république musulmane du nord Caucase. Selon plusieurs sources, des dizaines d'homosexuels ont disparu corps et âmes de Tchétchénie ces dernières semaines. L'information a été révélée par le journal d'investigation russe Novaya Gazeta qui évoque au moins trois assassinats et une centaine d'arrestations arbitraires. Un des porte-paroles du président tchétchène Ramzan Kadyrov dément ces informations. Si des homosexuels existaient en Tchétchénie 'leurs parents les auraient déjà envoyés là d'où ils ne reviendraient jamais' explique ainsi Alvi Karimov. À l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, les députés responsables des droits de l'homme dans le Nord Caucase se disent extrêmement préoccupés et réclament que les autorités enquêtent sur ces accusations.
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Réuni en urgence après l'attaque chimique de mardi en Syrie, le Conseil de sécurité des Nations unies est entré en conclave pour tenter d'adopter une résolution après la mort d'au moins 72 personnes dont 20 enfants au nord-ouest de la Syrie. Syrie: 35 morts dans une attaque au 'gaz toxique' https://t.co/6fR9bVh4Xt pic.twitter.com/2ODNZK2Ha6- Courrier inter (@courrierinter) 4 avril 2017 Mais la Russie s'oppose à se stade au projet de résolution condamnant le régime syrien, tout en accusant les rebelles...et les Etats-Unis. 'En déclarant qu'une ligne rouge serait franchie lorsque des armes chimiques seraient utilisées en Syrie, l'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, a provoqué ce type d'attaques, a souligné Vladimir Safronkov, l'ambassadeur russe. Cette décision, dit-il, a servi de provocations pour les terroristes et les organisations extrémistes pour utiliser des armes chimiques.' Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis a répliqué en montrant à ses collègues des photos d'enfants asphyxiés mardi matin. Tout en exhortant la Russie à agir, à mot couvert, elle a ouvert la voie à d'éventuelles réprésailles. _'Lorsque les Nations unies échouent régulièrement dans leur devoir d'agir collectivement, il arrive un temps, dans la vie des Etats, où ils sont contraints d'agir par eux-mêmes', a déclaré Nikki Haley. _ Par l'intermédiaire de son ambassadeur, la Syrie a démenti catégoriquement être à l'origine de l'attaque de mardi. Reste à savoir si Moscou soutiendra Damas jusqu'au bout. Mercredi, Donald Trump a réitéré ses accusations contre Bachard Al-Assad. Ce que l'on sait de cette attaque chimique - Un raid aérien a frappé mardi, tôt dans la matinée, la localité de Khan Cheikhoun, près d'Idleb, au nord-ouest du pays, un secteur contrôlé par des rebelles des juhadistes. - 72 personnes ont péri, dont vingt enfants. Il y aurait plus de 160 blessés, certains ont été évacués vers la Turquie dont la frontière est toute proche. - Selon les médecins sur place, les symptômes observés sur les patients correspondent à des conséquences d'une attaque chimique : pupilles dilatées, vomissements, suffocations et convulsions... Ce que l'on sait pas encore - La nature exacte du gaz employé n'est pas encore avéré. Selon divers experts, il pourrait s'agir d'un neurotoxique organophosphoré de type gaz sarin. - Qui a lancé ce gaz ? Les rebelles et une partie de la communauté internationale incriminent le régime de Bachar Al-Assad d'autant que deux enquêtes internationales ont déjà pointé la responsabilité du régime dans des attaque chimiques similaires ces dernières années. - Un accident ? Pour Moscou, l'aviation syrienne aurait frappé des dépôts de munition des rebelles dans lesquels étaient entreposés des 'nettoyants chimiques' qui auraient pu causer cette catastrophe. #Syrie : du gaz chimique type #sarin aurait été utilisé à #KhanSheikhoun, où le bilan serait d'au moins 70 morts. #SarinGas #SyriaGasAttack pic.twitter.com/B6GXPrui0g- IDIX (@IDIX_Presse) 5 avril 2017 Avec Agences
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Le Kirghizstan est la piste avancée par la section anti-terroriste russe qui enquête sur l'attentat du métro de Saint Pétersbourg . L'ancienne république soviétique d'Asie centrale est bien connue des services de renseignements pour ses liens avec le jihadisme. Ses frontières poreuses et sa situation géographique, séparée des foyers jihadistes de Daech du Pakistan et de l'Afghanistan, juste par le Tadjikistan, font du Kirghizstan une cible facile pour le recrutement, surtout dans le sud du pays. Sur ces images, tournées en 2015 par les forces de sécurité, des recruteurs présumés du groupe Etat islamique, originaires de la ville d'Osh, la ville d'où vient aussi le kamikaze présumé de Saint Petersbourg. C'est d'ici que partent la plupart des candidats au jihad en Syrie. Selon le FSB, les services secrets russes, 7 000 ressortissants de l'ex-URSS ont été recrutés par Daech pour aller en Syrie et en Irak. Parmi eux, 2 900 ressortissants russes. Le ministère de l'Intérieur du Kirghizstan a estimé de son côté que 600 Kirghizes avaient été embrigadés. La montée du radicalisme islamiste dans le pays inquiète les autorités kirghizes, mais aussi la population, qui constate que les jeunes sont attirés par l'argent que leur proposent des recruteurs islamistes radicaux, un argent qui se fait rare dans ce pays très pauvre. Zhenishbek Toktogulov, habitant de Bishkek, la capitale, exprime son inquiétude : 'Ici aussi la situation peut exploser à tout moment. Pourquoi ? Parce que ces jihadistes partent d'ici, traversent la Turquie pour rejoindre la Syrie. Il s'agit de notre peuple, il s'agit de nos hommes qui vont là-bas. Et combien ont été entraînés ? S'ils y vont tous, qu'est-ce qui va se passer ?' se demande-t-il, affolé... La Russie, qui accueille plus de deux millions de travailleurs d'Asie centrale, est concernée par ce phénomène de montée du radicalisme islamiste. Après son intervention militaire en soutien à Bachar al Assad en Syrie fin septembre 2015, Daesh avait appelé à frapper la Russie.

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