Une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux exagère largement le poids des cotisations et des impôts. Explications.

Ce serait le « salaire que vous ne recevez pas ». Lorsqu’un patron paie 100 euros pour le travail d’un employé, l’Etat en prélèverait 82, affirme une rumeur relayée sur plusieurs sites Internet ainsi que sur Facebook et Twitter. Sauf que ces calculs, ainsi que le raisonnement qui y mène, souffrent de nombreuses incohérences qui conduisent à largement surestimer ce supposé salaire « caché ».

CE QUE DIT LA RUMEUR

Un article du site Wikistrike.com (une source qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex) reprend un calcul qui circule depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux, qui affirme que « sur une base de 2 400 euros [payés par l’employeur], 1 965 euros vont directement à l’Etat, soit 82 % ». Le raisonnement utilisé pour aboutir à ces chiffres est résumé en une image :

POURQUOI C’EST FAUX 1. Le montant des cotisations sociales est exagéré

D’une manière générale, il faut distinguer trois choses lorsqu’on parle de salaire :

le salaire net : c’est la somme perçue par le salarié ;le salaire brut : c’est le salaire net, plus les cotisations salariales retenues sur la paie du salarié ;le salaire super-brut : c’est le salaire brut, plus les cotisations sociales de l’entreprise.

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Lorsqu’un patron verse 100 euros de salaire brut à un salarié, il doit d’abord en général s’acquitter de 40 % à 45 % de cotisations sociales, ce qui porte le salaire super-brut à 142 euros environ. Les...
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