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Les champs de fleurs situés près de Lisse, aux Pays-Bas, prennent l'allure d'étendues colorées. Lisse attire chaque année plus d'un million de touristes venus du monde entier. Des millions de bulbes de tulipes, issus de milliers de variétés, sont plantés sur les quelque 25 000 hectares de champs qui fleurissent entre la mi-mars et la mi-mai.
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Et si vous découvriez les Pays-Bas autrement ? Sur invitation de l'office de tourisme hollandais, Planet.fr a fait le voyage pour vous faire admirer les très pittoresques paysages des Pays-Bas au fil de l'eau. Découverte.  
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En Allemagne, pays qui abrite la plus grande diaspora turque au monde, la victoire du référendum a été fêtée dans les rues de Berlin dès l'annonce des premiers résultats. Selon les médias turcs non officiels, 65% des 700 000 Turcs vivant en Allemagne ont voté pour le oui. Un score bien plus élévé qu'en Turquie même. En Allemagne, comme en Turquie, ces élections ont profondément divisé les deux camps. Et les partisans du non au référendum n'ont pas pu masquer leur déception. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé lundi le président turc Recep Tayyip Erdogan à chercher 'un dialogue respectueux' avec tous les partis politiques après la courte victoire du 'oui' au référendum lui accordant des pouvoirs accrus. 'Le gouvernement (allemand) attend que le gouvernement turc, après une campagne électorale dure, cherche maintenant un dialogue respectueux avec toutes les forces politiques et dans la société', a souligné la chancelière dans une courte déclaration conjointe avec son ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel. Berlin a dit 'prendre acte' du résultat provisoire du vote qui a vu le 'oui' l'emporter avec 51,37% après dépouillement des bulletins dans 99,45% des urnes. Le gouvernement allemand 'respecte la droit des Turcs et des Turques de décider de leur Constitution', ajoute-t-elle, tout en soulignant que 'le résultat serré montre à quel point la société turque est profondément divisée'. 'Cela signifie une grande responsabilité pour les dirigeants turcs et pour le président Erdogan personnellement', poursuit-elle alors que le chef de l'Etat turc a mené une violente campagne verbale contre les dirigeants allemands après l'interdiction de meetings électoraux pro-Erdogan en Allemagne. Avec agences (AFP, Reuters)
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La chaîne de magasins néerlandaise Kruidvat a dû présenter ses excuses ce jeudi après avoir commercialisé deux ouvrages controversés destinés aux enfants. Des parents mécontents ont découvert que des portraits de Hitler, faisant le salut nazi, se cachaient dans des cahiers de coloriages. Kruidvat retire de la vente un coloriage d'Hitler proposé par "erreur"https://t.co/u97PxWdVOF pic.twitter.com/oyYcaU7wx6- Le Soir (@lesoir) 6 avril 2017 Les ouvrages, vendus aux Pays-Bas et en Belgique, ont été rapidement retirés de la vente. Une enquête a été ouverte. Avec Agences
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Aux Pays-Bas, des centaines de personnes ont marché main dans la main dans les rues d'Amsterdam ce mercredi pour dénoncer l'homophobie. Une marche de solidarité organisée suite à l'agression d'un couple homosexuel le weekend dernier dans la ville de Arnhem. Les deux hommes mariés auraient été pris à partie par plusieurs jeunes parce qu'ils se tenaient la main dans la rue. Cette agression a suscité l'indignation dans le premier pays au monde à avoir légalisé le mariage pour tous en 2001. Un appel de soutien a été lancé pour que les hommes se tiennent par la main. Il a été suivi par de nombreuses personnes à travers le pays dont certains hommes politiques. Le magazine gay français Têtu est revenu sur cette mobilisation dans cet article. Avec agence (AP)
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L'Europe est soulagée par la victoire de Mark Rutte. Le résultat de l'extrême droite était particulièrement attendu, avant d'autres élections majeures en France puis en Allemagne cette année. Congratulations to my friend markrutte for his clear victory yesterday night. Laten we samen bouwen aan een sterk #Europa! pic.twitter.com/euckESZkoo- Jean-Claude Juncker (JunckerEU) 16 mars 2017 Antonio Tajani, président du Parlement européen, veut en tirer les leçons : 'Vous avez vu aux Pays-Bas ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses concrètes aux citoyens, il faut travailler pour répondre aux citoyens. Il faut regarder les intérêts des citoyens.' En Allemagne où le parti populiste Alternative pour l'Allemagne gagne du terrain, et pourrait entrer au Bundestag dans six mois à l'issue des législatives, Angela Merkel est soulagée : 'Les Pays-Bas sont notre partenaire, ami, voisin. Je suis très contente de la forte participation qui a conduit à ce résultat pro-européen. C'est un très bon jour pour la démocratie.' Le président français François Hollande a évoqué 'une nette victoire contre l'extrémisme'. Avec en tête bien sûr la présidentielle le mois prochain, et la montée du Front national. Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a salué ce succès. Pays-Bas : le frontiste Nicolas Bay loue le "succès" de Geert Wilders aux législatives https://t.co/Qyqi8ST3Ne pic.twitter.com/QFo7wcmLaf- Libération (@libe) 16 mars 2017 Reste à savoir si le scénario néerlandais se répètera en France.
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C'est un sentiment de soulagement qui traverse les gouvernements européens confrontés à la montée des nationalismes. Le Premier ministre libéral néerlandais Mark Rutte a remporté les élections législatives et repousse ainsi le défi représenté par l'islamophobe et europhobe Geert Wilders. Après le Brexit et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, Mark Rutte estime que les Pays-Bas ont dit 'stop au populisme de mauvais aloi'. Toutefois le parti de Geert Wilders a tout de même progressé à l'issue de cette campagne. Comment l'Europe doit-elle analyser ce vote alors que des élections se profilent en France et en Allemagne? Damon Embling a interrogé notre envoyé spécial à La Haye, James Franey Damon Embling : " Comment interpréter ce scrutin?" James Franey : " Beaucoup de personnes sont soulagées en Europe par le fait que Geert Wilders ne soit pas arrivé en tête. Mais il faut faire preuve de prudence car il a progressé et sa ligne politique a attiré plus d'un million de votes. On parle d'un Etat membre fondateur où les propositions d'interdiction du Coran et de la fermeture des mosquées se sont révélées très populaires auprès de secteurs clefs de l'électorat. Mais je pense qu'il est encore trop tôt pour évoquer la fin d'un effet domino comme l'a évoqué ces derniers jours Mark Rutte. Il faut maintenant attendre. " Dicter la campagne Damon Embling : " Geert Wilders n'a pas eu la victoire retentissante qu'il espérait, mais il a tout de même progressé. A partir de maintenant dans quelle direction vont se diriger les Pays-Bas? " James Franey : " La vraie victoire de Geert Wilders est d'avoir dicté la campagne ces dernières semaines et ces derniers mois. Le Premier ministre, Mark Rutte, s'est montré à droite sur les questions d'immigration et les relations avec la Turquie. Geert Wilders a vraiment mené les thèmes de campagne depuis le début. Alors où vont les Pays-Bas maintenant? Il faut attendre de voir la couleur de la prochaine coalition. Rien n'est certain et cela pourrait prendre encore plusieurs semaines. Il y a des rumeurs d'une coalition vers la gauche avec le parti écologiste, emmené par Jesse Klaver. Les discussions vont se dérouler pendant les prochaines semaines. Il faut maintenant attendre. " Signal symbolique Damon Embling : " Louise Hoon, vous suivez la politique européenne et l'euroscepticisme à la VUB, l'Université libre de Bruxelles. Quel message les électeurs néerlandais envoient-ils au reste de l'Europe à l'issue de ces élections? " Louise Hoon : " D'une perspective européenne, c'est interprété très clairement comme un non au populisme et donc qu'une nouvelle pièce du domino ne tombera pas. C'est un signal fort vers l'Allemagne et la France et je pense que cela marche. Symboliquement c'est un grand signal. Mais d'un autre côté il faut regarder cette issue selon la perspective du système électoral néerlandais où il y a une très forte part de proportionnelle et donc une campagne entre deux candidats ne peut pas se produire. Je veux dire qu'il n'y a pas de grand vainqueur et de grand perdant avec ce système. Ce n'est pas un système comme en France où cela se termine par une campagne entre deux candidats. Donc ces résultats doivent être interprétés selon cette perspective. " Damon Embling : " Les yeux sont maintenant tournés vers les élections françaises et allemandes. Qu'est-ce que ces résultats néerlandais représentent pour les formations populistes en France et en Allemagne ? " Louise Hoon : " Je pense qu'il faut faire très attention. Comme je l'ai dit c'est aussi un effet du système électoral néerlandais. Et je pense que si cela s'était terminé par une campagne entre Wilders et Rutte, l'issue aurait pu être complètement différente. Je pense aussi que ces élections ont montré que les thèmes de l'identité, de l'immigration, de l'intégration européenne, ont été au coeur de la campagne pour tous les partis. Même pour les partis progressistes et tolérants. Les Verts ont fortement progressé alors que le Parti travailliste qui a un profil centré sur les anciennes questions, comme les questions économiques, a pratiquement disparu aux Pays-Bas. Je pense que c'est une indication pour les prochaines campagnes et je pense qu'elles seront centrées sur l'immigration, la crise des réfugiés et l'Europe. Cela veut dire que les candidats populistes comme Marine Le Pen ou Alternative für Deutschland, dont c'est le coeur du discours politique, vont avoir des positions fortes lors des ces campagnes. "
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Après les élections aux Pays-Bas, quel est le sentiment, quelles sont les attentes ? Notre correspondant James Franey a interviewé Wiert Duk, journaliste politique pour le quotidien Algemeen Dagblad. Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Ce n'était pas une bataille entre Geert Wilders et Mark Rutte, mais nous sommes dans un pays de coalition où les partis doivent nouer des alliances pour gouverner, et c'est exactement ce qu'il va se passer désormais. Même si le parti de Wilders avait terminé en tête, Wilders, lui, aurait été écarté du gouvernement. Ensuite, il y a quelque chose que les Néerlandais, ceux qui n'ont pas voté pour Wilders, ont voulu exprimer, c'est qu'il est possible de stopper la révolte populiste en Europe. Car,après le Brexit et Donald Trump, beaucoup de gens pensaient que les Pays-Bas allaient être le troisième domino à tomber sous l'effet du mouvement populiste. Or, ce mouvement a été stoppé en Hollande. A voir maintenant, si ce sera le cas aussi en France et en Allemagne. C'est autre chose.' James Franey, euronews : Que va faire Geert Wilders désormais ? Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Il y a un avenir pour lui mais probablement dans l'opposition. Sa campagne électorale a été désastreuse, il a été invisible. Il aurait pu arracher la victoire, mais il n'y est pas parvenu. Donc il doit se poser la question : a-t-il vraiment envie de gouverner ? Visiblement, il aime influencer le débat depuis la ligne de touche, et il pourrait le faire pendant longtemps. Et c'est vrai qu'il a influencé le débat car les partis traditionnels comme les chrétiens-démocrates, mais aussi les libéraux du VVD, ont adopté des positions plus dures, plus fermes que d'habitude sur des thèmes comme l'immigration et l'islam. Donc oui, Wilders a une influence, mais je pense qu'il est condamné à rester sur la touche pour les prochaines années.' James Franey, euronews : Comment expliquer cette division de la gauche aux Pays-Bas. Les sociaux-démocrates du Parti du travail ont été complètement balayés, et on assiste à l'ascension de 'Groenlinks', la gauche verte. Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Les sociaux-démocrates en Europe sont en crise depuis un certain temps. Et en Hollande, ils sont arrivés à l'apogée de cette crise. Il y a deux scénarios possibles pour eux : soit, ils font leur retour dans quelques années, soit ils seront remplacés par ce mouvement de la Gauche verte composé de jeunes qui ont désormais en Jesse Klaver un leader très puissant et charismatique, qui a fait une excellente campagne. James Franey, euronews : Peut-on assister à la montée ''d'un nouveau mouvement populiste, mais à gauche ? Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Jesse Klaver n'est pas populiste bien sûr, mais on dirait un populiste anti-populiste. Il utilise les méthodes et le style des populistes et cela lui a plutôt réussi. Donc oui, je crois qu'à gauche, les jeunes ont besoin d'une personnalité comme Jasse Klaver. Il pourrait jouer un rôle majeur.
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Les marchés actions européens ont clôturé dans le vert, soutenus par la décision de la Fed de relever ses taux d'intérêt et le résultat des élections législatives aux Pays-Bas. Le CAC 40 a gagné 0,56 % et l'Euro Stoxx 50 a grimpé, lui, de 0,70 %. La Fed anticipe toujours trois hausses de taux au total cette année, alors que les marchés pouvaient redouter une accélération. 'Les marchés sont détendus d'abord parce que les Néerlandais ont voté pour l'Europe. Je suis convaincu que les Français vont voter de la même manière. L'autre raison, c'est que la hausse des taux est intervenue comme prévu. Elle serait le signe d'une économie américaine qui va mieux que prévu. C'est pourquoi une hausse des taux est acceptable. Mais le plus important, c'est que Janet Yellen a assuré que personne ne devrait craindre une hausse prochaine des taux', estime Robert Halver, analyste économique chez Baader Bank. Du côté des valeurs, à la Bourse de Paris, Renault a accusé pour la seconde séance consécutive la plus forte baisse du CAC 40 : - 3,55 %. Le groupe est soupçonné par la Répression des fraudes d'avoir mis en place des 'stratégies frauduleuses' depuis plus de 25 ans pour fausser des tests d'homologation de certains moteurs.
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'Merci la Hollande ', peut-on lire sur les pancartes. Devant le parlement néerlandais à La Haye, ces citoyens qui manifestent sont soulagés. L'extrême-droite n'a pas bouleversé le paysage politique, le raz-de-marée Wilders n'a pas eu lieu. Les journaux néerlandais célèbrent la victoire (ou la non-défaite) du Premier ministre libéral Mark Rutte aux législatives d'hier. #PaysBas pic.twitter.com/7pfG9Vb10k- VoxEurop (@VoxEuropFR) March 16, 2017 La joie en revanche se lit sur le visage du Premier ministre Mark Rutte, lorsqu'il retrouve son équipe au lendemain d'une nuit de fête. Le parti libéral obtient 33 sièges. Mark Rutte s'est proposé pour mener les négociations pour former la coalition, elles ont commencé, et pourraient durer des mois : 'Je suis fier, mais on a une grande responsabilité, dit Mark Rutte, tout sourire. Notre parti est en tête, mais avec le moins de sièges de l'histoire. Mais notre parti en tête en 2010, avait moins de députés encore, alors on a l'expérience.' Champagne malgré tout pour le Parti de la liberté de Geert Wilders. Avec 20 sièges, le score du député controversé est bien loin derrière les 36 sièges crédités dans les sondages, mais aussi derrière son record de 24 sièges en 2010 : 'Quand nous avons lancé le parti il y a 12 ans, remarque Geert Wilders, nous n'imaginions pas que nous pourrions devenir la seconde formation des Pays-Bas. Laisser derrière tous les partis à l'exception du parti libéral, avec un demi-million de voix, c'est une grande victoire.' Le parti du Premier ministre doit s'allier au moins avec trois autres formations pour former une coalition. S'il exclut catégoriquement Geert Wilders, Mark Rutte pourrait choisir les chrétiens-démocrates du CDA et les progressistes de D66. Les écologistes qui ont triplé leur score pourraient être la troisième option. La position ferme de Mark Rutte face à la Turquie pourrait lui avoir apporté des voix. #PaysBas "Rutte et le fasciste Wilders, c'est la même mentalité", selon la Turquie https://t.co/pVFwEyqYLs pic.twitter.com/rKY9rC7EC4- Le Soir (@lesoir) March 16, 2017
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Le coude-à-coude attendu entre Mark Rutte et Geert Wilders ne s'est pas produit. Quels ont été les enjeux de ces élections considérées comme un baromètre des scrutins à venir en France et en Allemagne sur fond de montée du populisme ? L'analyste Matthijs Rooduijn répond aux questions de notre envoyé spécial James Franey. 'Le grand vainqueur de ce scrutin est le conservateur libéral Mark Rutte. Ce qui l'a énormément aidé, c'est qu'il a incorporé du nationalisme d'extrême droite de Geert Wilders dans son discours. Il y a aussi, bien sûr, le clash avec la Turquie qui l'a sans doute aidé parce que ça lui a permis de se poser en leader fort. Un autre gagnant serait le parti écologiste de gauche, qui a quadruplé son nombre de sièges. Ce parti envoi un message opposé à celui de Geert Wilders. Il est pro-Europe, il veut aider les réfugiés, il est pro-immigration, c'est exactement le contraire. Les grands perdants sont les sociaux-démocrates qui ont gouverné ces quatre dernières années. Il semblerait que les électeurs ne soient pas satisfaits du résultat. Le parti a enregistré le pire de ses scores aujourd'hui. Mark Rutte, le Premier ministre, a dit vouloir stopper l'effet domino populiste, y est-il arrivé interroge notre journaliste ? Il a dit qu'il voulait stopper l'effet domino qui consisterait en un printemps patriotique en Europe, après 2016, année du Brexit et de la victoire de Donald Trump. Reste à savoir si 2017 sera l'année du patriotisme en Europe continentale. Aux Pays-Bas, premières législatives de l'Union, Geert Wilders n'a pas obtenu la victoire qu'on lui prédisait il y a quelques semaines. Mais il a influencé de nombreux autres partis qui sont devenus plus nationalistes. Au final, il y a plus de nationalisme dans la société néerlandaise. Ce pourrait être une bonne nouvelle pour Marine Le Pen.
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La question de l'identité, des valeurs néerlandaises, a été au coeur de la campagne électorale aux Pays-Bas. Euronews s'est rendu à Schilderswijk, un quartier de La Haye, l'un des plus multiculturels du pays. 85 % de la population y est issue de l'immigration. Beaucoup d'habitants du quartier sont les enfants des fameux 'travailleurs invités,' qui ont afflué de Turquie, du Maroc, d'Indonésie, du Suriname lors du boom économique d'après-guerre. Ceux que nous avons rencontrés n'acceptent plus la rhétorique anti-immigration de Geert Wilders, qui a été en tête des sondages pendant des mois. C'est le cas de ce commerçant : 'Nous avons besoin d'un parti qui rassemble et non qui divise. Aujourd'hui, les gens sont réduits à des étiquettes, des groupes : ils sont Musulmans, Néerlandais, Surinamais. Il sont jaunes, noirs, marrons. Nous vivons tous dans ce pays. Nous pouvons nous battre les uns contre les autres mais, au final, nous devons travailler ensemble. S'il n'y a pas un parti qui défend ces valeurs, eh bien, j'ai peu d'espoir de voir un jour une belle nation.' Ce commerçant turco-néerlandais redoute les conséquences d'une victoire de l'extrême-droite : 'Imaginez que Wilders remporte l'élection. Tous les Corans sont interdits, toutes les mosquées fermées. Je suis citoyen néerlandais. Il veut m'expulser du pays si je fais quelque chose de mal, ce que je ne ferai pas. Mais il veut m'expulser. Pourquoi ? J'ai un passeport néerlandais. On ne va pas m'expulser, je vis ici. Ce qu'il propose n'est pas applicable. Il ne fait que parler et tweeter de choses qui font que les gens se regardent ensuite différemment. Soyons tout simplement gentils les uns envers les autres.' Dans le quartier, les musulmans se sentent stigmatisés. Cette Surinamaise dénonce à son tour la rhétorique anti-islam de Geert Wilders : 'Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il y a des gens qui font de bonnes choses, qui font de leur mieux. Ce qu'il dit sur les musulmans, je n'aime pas ça. Il ne peut pas dire ça. Un appel à la tolérance et au respect de la diversité. C'est aussi le message que lance cet homme, originaire du Maroc. 'Je pense qu'il est bon de vivre ensemble, de continuer à vivre ensemble. On vit ici depuis 50 ans. Mon fils et mes petits enfants ont grandi ici et ils sont habitués à vivre ici. D'un coup, quelqu'un arrive et dit qu'on doit partir. Nous sommes juste des personnes. Et nous faisons de bonnes choses aux Pays-Bas. Tout cela est injuste. Nous venons tous d'Adam et Eve, nous sommes tous humains.
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Les Néerlandais se rendent nombreux dans les bureaux de vote. Avant 14h, un tiers des électeurs avait déjà voté, pour une journée de législatives cruciale, pas seulement pour cette nation mais aussi pour l'Europe. L'Union européenne entre dans une zone de turbulences avec les élections générales aux Pays-Bas de ce mercredi https://t.co/DUbYKpW6vn- l'Opinion (@lopinion_fr) 15 mars 2017 Après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les yeux sont tournés vers ce pays, baromètre du populisme et de l'extrême droite sur le continent, représentés par le PVV de Geert Wilders. 'C'est une journée très intéressante, remarque Geert Wilders, il y a beaucoup de choses en jeu et j'espère que nous allons gagner, mais que l'on gagne ou pas, on aura marqué cette élection. Il y a du soleil, alors j'espère que beaucoup de gens iront voter, c'est la chose la plus importante pour la démocratie et j'espère que ça marchera pour mon parti mais attendons de voir.' Qui est Geert Wilders ? Son portrait par lauremandeville https://t.co/eThCd3vxJ7 #Netherlands pic.twitter.com/RtGZ7eEefQ- Figaro Inter (Figaro_Inter) 15 mars 2017 Geert Wilders et son Parti pour la Liberté est au coude à coude avec le parti libéral-démocrate du Premier ministre. Mais si Geert Wilders l'emporte, faute d'alliés, il ne pourra pas former un gouvernement de coalition. 'Un grande démocratie comme les Pays-Bas a une chance de renverser ce jeu de dominos du populisme, déclarait Mark Rutte au moment de voter, mais il y a un risque que nous nous reveillions jeudi matin en voyant Geert Wilders à la tête du parti le plus fort.' Une victoire de l'extrême-droite sera un signe encourageant pour son allié du Front national français, à quarante jours du premier tour de la présidentielle en France. Élections #Pays_Bas Plus réalistes que les Français, les Néerlandais ? : là-bas, c'est une poubelle qui fait office d'urne... pic.twitter.com/MnWae1Fdm1- Contribuables (@contribuables) 15 mars 2017
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De nombreux comptes Twitter ont été piratés à travers le monde. Les auteurs seraient apparemment des partisans du président turc Erdogan. Unicef ''et Amnesty International sont parmi les victimes. Les comptes piratés se répandent en insultes et menaces, distillant sans nuances l'hostilité contre les Pays-Bas et l'Allemagne. Dans chacun des messages les Hashtags #Nazialmanya et #Nazihollanda, ainsi que des swasticas ont été utilisés. Unicef USA Un lien mène à une vidéo d'Erdogan disant 'Si il faut mourrir, nous mourrons debout, comme des hommes'.Les références à la Turquie et au referendum voulu par Erdogan le 16 avril afin d'élargir encore ses pouvoirs présidentiel sont explicites dans les tweets.
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Hier encore, un grand nombre d'électeurs se disait indécis pour ce scrutin marqué par d'importantes tensions avec la Turquie. Un scrutin d'autant plus crucial qu'il pourrait donner le ton pour les autres élections à venir en France et en Allemagne.... Après avoir fait la course en tête, le populiste Geert Wilders semble avoir perdu de son élan. Il a affronté hier soir les autres candidats lors d'un débat tendu 'L'année dernière, il y a eu toutes ces attaques en Allemagne et en Europe. [...] Ce n'est pas seulement le djihad qui est dangereux, c'est l'islam en tant que tel. Plus on regarde ailleurs, plus l'islam s'assurera que les Pays-Bas n'existent plus en tant que monde occidental libre. Et l'on ne devrait jamais laisser ça arriver'. Un peu plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement sortant, le libéral Mark Rutte faisait campagne à La Haye en s'opposant fermement à la sortie de l'Union européenne 'Pas de Nexit. Je veux garder ce pays en sécurité, stable et prospère. Cela signifie être membre d'organisations internationales, comme l'OTAN et l'Union européenne qui fournissent de nombreux emplois dans le commerce. Un million et demi d'emplois sont directement liés au marché unique.' Quel que soit le vainqueur, aucun des 28 candidats ne devrait obtenir de majorité absolue. La formation d'une coalition pourrait prendre plusieurs semaines.
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Aux Pays-Bas, Jesse Klaver est volontiers présenté comme le Justin Trudeau néerlandais. A la tête des écologistes, ce député aux origines marocaine et indonésienne propose un discours très différent de ses principaux rivaux aux élections législatives. Il se pose en contre exemple du populiste Geert Wilders. " Je pense que nous sommes toujours un pays tolérant. (...) Beaucoup de personnes qui votent pour Geert Wilders ne sont pas racistes, ils sont tolérants. Ils sont seulement inquiets pour leur quotidien. Ils sont inquiets pour leur avenir ", explique Jesse Kalver. Il pourrait se retrouver au lendemain des élections dans la peau du faiseur de roi. Le Parti travailliste néerlandais semble en perte de vitesse dans les sondages. Il payerait sa participation à la coalition gouvernementale et sa politique de rigueur. Selon les projections, les Verts pourraient obtenir entre 16 et 18 sièges contre 4 actuellement. Jesse Klaver propose la mise en oeuvre de taxes écologiques. Ses opposants dénoncent un programme qui brisera la croissance et affectera le coup du travail aux Pays-Bas. Mais ces accusations ne semblent pas enrayer la dynamique. Toutefois, faire des promesses est une chose. Mais comme le système électoral pousse à l'établissement de coalition gouvernementale, tenir ses engagements devient dès lors une autre affaire.
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Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et son rival anti-système Geert Wilders se sont livrés à un duel télévisé plus que musclé ce lundi. Le libéral et le populiste débattaient de l'avenir des Pays-Bas à moins de 48h des élections législatives et après qu'une crise diplomatique a éclaté ce week-end entre La Haye et Ankara. Les deux hommes se sont notamment opposés de façon virulente sur la façon d'enrayer l'immigration. 'Vous voulez le Nexit. Vous voulez que les Pays-Bas sortent de l'Europe. Vous savez que cela coûterait un million et demi d'emplois, ce qui signifierait le chaos pour les Pays-Bas, comme c'est le cas actuellement en Grande-Bretagne à cause du Brexit. Ne faites pas ça. J'espère sincèrement que vous ne deviendrez pas le plus grand parti du pays et que vous ne formerez pas de cabinet. Je m'y opposerai. Ce serait la pire des nouvelles pour les Pays-Bas actuellement', a dit le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. 'Le Nexit est la meilleure chose qui peut nous arriver. Nous redeviendrions les patrons de notre pays. Nous aurions une nouvelle fois les clefs de notre propre porte d'entrée. Combien de personnes trouveraient-elles fâcheux de ne pas avoir les clés de leurs maisons afin de décider qui elles laissent entrer ou pas. Et nous avons demandé à une agence très sérieuse, qui a même remporté des prix, de calculer tout ça Monsieur Rutte. Et qu'en est-il ressorti ? Notre économie se développerait, notre pouvoir d'achat augmenterait tout comme le nombre d'emplois', a répondu Geert Wilders, le leader néerlandais du Parti pour la Liberté (PVV). Geert Wilders a promis, s'il devenait Premier ministre, de fermer les frontières aux immigrants musulmans, d'interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées, dans un pays où environ 5 % de la population est musulmane. Son rival est lui déterminé à faire en sorte que les Pays-Bas soient le premier pays à mettre un terme au 'mauvais populisme'. Ce débat télévisé considéré comme déterminant, devrait influencer les 60 % d'électeurs encore indécis.
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Ankara a refusé hier le retour de l'ambassadeur néerlandais et suspend les rencontres bilatérales prévues au niveau ministériel tant que des excuses n'auront pas été présentées, notamment, pour l'expulsion de deux ministres turcs la veille. Réaction hier du président turc : 'Tôt ou tard, ils paieront pour ça. Nous devons déjà en tenir compte dans nos relations diplomatiques. On ne peut pas laisser passer ça', estime Recep Tayyip Erdogan. Le chef d'État, qui vise à accroitre ses pouvoirs lors du référendum du 16 avril, tient à montrer sa détermination aux électeurs indécis de la diaspora. - gillesc : '#Erdogan pourra rester au pouvoir jusqu'en 2029 si le oui l'emporte au #referendum' #Turquie #DdS pic.twitter.com/FnJk74ujrm- LCP (LCP) 13 mars 2017 'Nous irons à la Cour européenne des droits humains. Nos ministres feront le nécessaire. Je sais déjà quelle réponse nous obtiendrons, mais nous ferons ce qui est nécessaire. Nous ferons ces démarches et ils feront ce qu'ils voudront.' Pas question pour le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, d'entamer un quelconque dialogue avec Ankara sous la menace. Le chef du gouvernement sortant se montre d'autant plus ferme qu'il briguera demain un troisième mandat. Les Pays-Bas sont le premier État membre de l'Union européenne à avoir formellement interdit les meetings du gouvernement turc à destination de la diaspora. L'Autriche envisage de faire de même. En Allemagne, ce sont aux municipalités concernées de choisir si elles veulent, ou non autoriser de tels rassemblements.
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Avec le nationalisme pour drapeau, Geert Wilders promet de rendre les Pays-Bas aux Néerlandais, un pays qui serait, à l'en croire, otage de la bureaucratie bruxelloise et des élites politiques. Pourtant, le leader du Parti de la Liberté est un vieux routier de la politique. Geert Wilders siège au Parlement depuis vingt ans. Il fait campagne pour le non au projet de Constitution européenne en 2005. L'année suivante, il crée son parti le PVV, mouvement eurosceptique, anti-immigration et surtout anti-islam. Bouleversé par deux assassinats Il est bouleversé par l'assassinat en 2002 du populiste Pim Fortuyn, dont il est l'héritier politique direct, et deux ans plus tard, par le meurtre du réalisateur anti-islam Theo van Gogh. Au fil des ans, son ton se durcit. Il promet de ne pas se taire, malgré une condamnation pour discrimination l'année dernière après avoir promis 'moins de Marocains' aux Pays-Bas. En 2012, Geert Wilders, qui accuse l'Islam de discriminer les femmes, avait même osé critiquer publiquement la reine Beatrix parce qu'elle avait porté un voile en se rendant dans une mosquée au sultanat d'Oman. Il divise le pays Adulé ou détesté, il divise aujourd'hui un pays qui se targue d'une longue tradition de tolérance multiculturelle. Né en 1963 à Venlo, dans le sud-est des Pays-Bas, il grandit dans une famille catholique, entouré d'un frère et deux soeurs. Voici ce que son frère Paul disait récemment à Euronews sur l'élu de 53 ans qui veut interdire le Coran et fermer les mosquées : 'C'est mon frère et en même temps, je peux ne pas être d'accord avec ses idées. Mon frère n'est pas du genre 'vous êtes avec moi ou contre moi', il ne fait pas ce genre de distinction.' Pour certains, Geert Wilders est une figure isolée. Marié à une citoyenne hongroise, il n'a pas d'enfant. Et ses gardes de sécurité limitent strictement ses contacts avec le monde extérieur. 'Son monde est devenu très petit', assure son frère. 'Parlement, événements publics ou bien son propre appartement : il ne peut guère aller ailleurs' selon lui. #Rediff Geert Wilders, le tribun anti-islam qui ébranle les Pays-Bas https://t.co/ADNd6TsvP8 pic.twitter.com/0NGjvTALg8- Le Figaro (@Le_Figaro) 13 mars 2017 Geert Wilders : cinq choses à savoir sur l'homme qui veut conquérir les Pays-Bashttps://t.co/4m4Y3HDdWH par JCDesmonceaux pic.twitter.com/mdBoZYmMmz- Le JDD (leJDD) 13 mars 2017 Geert Wilders, itinéraire d'un populiste https://t.co/th9lvaGeUw- Cécile Ducourtieux (@c_ducourtieux) 13 mars 2017
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Environ 5 500 manifestants se sont retrouvés dans la capitale allemande pour un rassemblement pro-UE, demandant aux Pays-Bas et à la France de voter contre l'extrême-droite lors des prochaines élections.
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Aux Pays-Bas, nous avons vu comment un robot et des applications développés dans le cadre d'un projet de recherche européen peuvent aider les enfants atteints de diabète de type 1 à mieux comprendre leurs symptômes et à prendre les décisions bénéfiques à leur santé au quotidien. 'Faire face au diabète est un défi de taille pour les enfants et adolescents malades, nous rappelle notre reporter Denis Loctier. Leur santé dépend de décisions qu'ils prennent tout au long de la journée : les assistants électroniques peuvent-ils les aider ?' s'interroge-t-il. Près d'Amsterdam, dans la famille Geurts, la fille de 11 ans, Tatum, et le fils de 13 ans, Arjan, sont atteints de diabète de type 1. 'L'école est à une demi-heure à vélo, explique leur mère Ilona. Donc tous les matins, ils doivent penser à ce qu'ils vont manger dans la journée et à la quantité d'insuline qu'il leur faudra, indique-t-elle avant d'ajouter : Ils doivent avoir cela en tête tout au long de la journée pour être sûrs qu'ils pourront rentrer sans encombre et que leur niveau de sucre dans le sang ne chutera pas sur le trajet du retour.' Glycemic Index Ideal Plate Infographic https://t.co/nh5WGHRgeT pic.twitter.com/rXdzpMsPHZ- A Health Blog (@AHealthBlog) 19 janvier 2017 Apprendre en s'amusant Tatum et Arjan participent à un projet de recherche européen baptisé PAL (pour 'Assistant personnel pour un mode de vie sain') qui propose des outils électroniques pour les enfants diabétiques. Des applications sur tablette par exemple leur apprennent à bien se nourrir, à calculer leur prise de glucides et à noter leurs activités. Plus besoin de lire des livres sur la santé ! 'Les enfants n'aiment plus trop lire aujourd'hui, ils préfèrent jouer avec leur smartphone !' estime Tatum. Son frère renchérit : 'Oui, les livres, c'est un peu ennuyeux ; les tablettes, c'est beaucoup plus amusant !' Trois hôpitaux comme le centre médical Meander et deux organisations dédiées au diabète en Italie et aux Pays-Bas participent à ce projet qui met aussi à disposition des enfants dont Tatum et Arjan, un robot lors de leurs rendez-vous médicaux. Nao - c'est le nom du modèle - peut devenir pour eux, un ami. Il joue comme un humain. This robot helps kids with diabetes. Can kid-friendly hospitals foster healthier lifestyles? My #Futuris this March pic.twitter.com/c6yVUiljOA- Denis Loctier (@loctier) 10 février 2017 Humaniser les robots 'Il y a une tendance actuelle à humaniser les robots, souligne Rosemarijn Looije, coordinatrice du projet PAL et spécialiste en interface homme-machine. Cela nous permet de mieux créer le lien entre les enfants et le robot, cela augmente leur implication,' assure-t-elle. Les médecins peuvent programmer le robot pour fixer des objectifs adaptés à chaque enfant. La finalité est pédagogique, mais pas seulement : l'idée, c'est que grâce à lui, les jeunes patients aient davantage envie de venir en consultation. Ce que confirme Roos Nuboer, diabétologue en pédiatrie au centre médical Meander : 'Les enfants l'adorent, dit-elle. En général, ils n'aiment pas venir à l'hôpital, ils préfèrent jouer avec leurs copains, mais grâce au robot, ils veulent venir, ils font des selfies avec lui et ils montrent à leurs amis que le diabète n'est pas qu'un fardeau à porter,' précise-t-elle. Le robot ne formule aucune prescription médicale, il aide l'enfant à mieux comprendre ses symptômes. Dans l'un des exercices, le patient doit décider ce qu'il va faire dans certaines situations comme ce qu'il va manger à un goûter d'anniversaire. Il est censé choisir l'option la plus saine. Puis les rôles s'inversent, c'est au robot de trouver la bonne réponse. Hi there! here it is a new post published on the Blog of the European Commission #pal4uproject #diabetes EU_eHealth https://t.co/GvlGmVsHKN- PAL4Uproject (PAL4Uproject) 18 août 2016 Il peut 'reconnaître les émotions de l'enfant' 'Pour ce projet, nous avions besoin d'un robot capable de reconnaître les émotions de l'enfant, de formuler une phrase, de sélectionner des questions, nous avons dû créer tout cela, raconte Bert Bierman, ingénieur robotique chez Produxi. Et les illustrations sur la tablette que nous avons développées, poursuit-il, sont aussi très importantes.' Les chercheurs qui prévoient de développer leur système en mettant en réseau robots et tablettes ont veillé à ce que les données de chaque patient ne soient pas communiquées à des tiers. 'Bien sûr, une très forte hypo- ou hyperglycémie doit être communiquée aux parents, mais l'enfant doit pouvoir contrôler les informations qu'il veut partager,' estime Rosemarijn Looije, coordinatrice du projet PAL. D'après les pédiatres participants, 'un enfant malade et sa famille pensent au diabète toutes les dix ou quinze minutes'. Raison de plus pour qu'ils se changent les idées comme lorsque le robot Nao propose aux jeunes patients de danser avec lui dans les couloirs du centre médical. Denis Loctier avec Stéphanie Lafourcatère
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À deux jours du scrutin, le candidat anti-islam du Parti de la Liberté arrive en seconde position des sondages avec 13 % des intentions de vote. Il promet, s'il est élu, de fermer les frontières aux musulmans, d'interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées. En tête des sondages, avec 16 % des intentions de vote, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, met en garde contre une possible victoire de son adversaire populiste. Le libéral brigue pour sa part un troisième mandat. Le chef de file du parti social-libéral D66, Alexander Pechtold, pourrait lui faire de l'ombre. Lors du débat télévisé du 26 février dernier, c'est lui que les Néerlandais ont jugé le plus convaincant. Enfin le jeune leader écologiste Jesse Klaver pourrait lui aussi peser dans les urnes. D'origine marocaine, cet homme politique de trente ans est considéré par les analystes comme l'antithèse de Geert Wilders. Avec 28 candidats en lice, les résultats de l'élection de mercredi devraient être morcelés. La formation d'une coalition gouvernementale pourrait prendre plusieurs mois.
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Plus de cinq mille personnes se sont retrouvées dimanche à Berlin (Allemagne) pour un rassemblement pro-européen organisé par le mouvement de citoyens Pulse of Europe, alors que l'année 2017 est marquée par plusieurs scrutins au terme desquels l'Union européenne (UE) peut vaciller, dans le prolongement du Brexit britannique de l'an dernier. Aux élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas, le Parti pour la liberté du nationaliste Geert Wilders est donné deuxième dans les sondages. A l'élection présidentielle en France, la dirigeante du Front national Marine Le Pen est en tête des sondages pour le premier tour, le 23 avril. 'L'Europe n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui, a commenté un responsable social-démocrate, Tim Renner. L'Europe est la seule réponse à apporter à Trump, Poutine et compagnie. Cela signifie que nous devons faire face ensemble et essayer ensemble.' 'J'espère que Geert Wilders ne remportera pas les élections législatives car les Néerlandais veulent rester en Europe, a plaidé un autre manifestant, Michael Neuss. Et je souhaite la même chose aux Français.' Des rassemblements similaires se sont tenus à Bruxelles (Belgique), Amsterdam (Pays-Bas) et en France, à Paris, Strasbourg, Toulouse, Montpellier et Lyon.
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Ankara répond avec vigueur au gouvernement néerlandais qui a refoulé en 24 heures deux ministres turcs sur son sol. Le président Recep Tayyip Erdogan s'est même fait menaçant. 'Si vous sacrifiez les relations turco-néerlandaises pour vos élections de mercredi, vous en paierez le prix' a-t-il lancé devant ses partisans. Le parti populiste anti-islam de Geert Wilders fait partie des favoris de ces élections législatives. 'Je n'ai pas besoin de dire son nom. Il y a un raciste dans ce pays. Regardez, l'Europe verse dans le racisme.' 'Une campagne pour un référendum étrangers' Les tensions entre les deux pays étaient vives depuis plusieurs jours en raison du projet de visite du ministre des affaires étrangères. La Haye a expliqué qu'elle se refuse à cautionner une campagne pour un référendum étranger, en l'occurrence en Turquie. 'Nous sommes dans une mauvaise situation avec la Turquie en ce moment, reconnaît le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte. Nous avons demandé au ministre de ne pas venir en raison des tensions auxquelles nous nous attendions à Rotterdam et parce que nous ne sommes pas à l'aise avec l'idée même de cette visite, une visite qu'un ministre turc rend au peuple néerlandais pour parler d'un référendum turc. En malgré tout, ils sont venus.' Finalement, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a pu atterrir samedi soir à Metz, dans l'est de la France. Il a participé ce dimanche à un meeting pour le parti AKP du président Erdogan.
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Un nouveau ministre turc a été refoulé des Pays-Bas samedi soir. Cette fois-ci, il s'agit de la ministre de la famille, empêchée par la police de rentrer dans le consulat turc à Rotterdam. Le consul n'a pas été non plus autorisé à sortir du bâtiment pour la rencontrer. Elle était arrivée par la route de Düsseldorf. Elle déplore l'attitude 'lamentable' dit-elle, des autorités néerlandaises. 'Nous avons été traités de manière inhumaine et irrespectueuse., a-t-elle déploré. Aux Pays-Bas, un pays libre et démocratique, nous avons connu une nuit amère. Notre chargé d'ambassade a été retenu en détention. Cinq personnes, mes propres gardes de sécurité et mes chargés d'affaires, ont été placés en garde à vue. Nous avons été conduits au commissariat à la frontière allemande.' La Haye avait fait savoir à plusieurs reprises à la ministre qu'elle n'était pas la bienvenue aux Pays-Bas. Les brigades canines sont intervenues samedi soir contre des manifestants turcs qui tentaient de pénétrer dans le consulat à Rotterdam.
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En Turquie, la colère contre les Pays-Bas ne retombe pas. Les accès à l'ambassade néerlandaise à Ankara et au consulat du royaume à Istanbul ont été bloqués. Officiellement, ces décisions ont été prises 'pour des raisons de sécurité' mais elles ressemblent fort à des mesures de rétorsion. Le ministère turc des affaires étrangères a fait savoir qu'il ne souhaite pas voir l'ambassadeur néerlandais, actuellement hors du pays, revenir en Turquie. Samedi soir à Istanbul, un millier de personnes environ étaient rassemblées devant le consulat des Pays-Bas, scandant des slogans en soutien au président Erdogan. Le drapeau néerlandais de l'édifice a été arraché par des manifestants. The latest What's going on?! https://t.co/ELTb8BFeB8 Thanks to _mp_d Philippedecamps #belga #turquie- Aurore Bukassa (@Delices) March 12, 2017 Le Premier ministre Binali Yildirim a prévenu : la Turquie répondra de manière conséquente à La Haye dont le comportement est qualifié d''inacceptable'. Le président Erdogan veut renforcer ses pouvoirs par un référendum. Il mise beaucoup sur la diaspora turque en Europe et notamment aux Pays-Bas.
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A Ankara, la crise diplomatique avec les Pays-Bas est aussi montée d'un cran. Samedi soir, des oeufs ont été lancés contre l'ambassade néerlandaise et les accès aux bâtiments ont été bloqués par les forces de sécurité. Officiellement raisons de sécurité, mais ce blocage est perçu comme des représailles. A l'extérieur, des centaines de manifestants ont fait monter la pression. En tête du cortège : le conseiller en chef du président Erdogan. Crise entre la Turquie et les Pays-Bas, Erdogan crie au 'nazisme' https://t.co/R2pe9XNRd4 #AFP pic.twitter.com/v8RzSmER5l- Agence France-Presse (@afpfr) 11 mars 2017 A Ankara certains manifestants ultranationalistes ont même écrit sur leur calicot qu'ils étaient prêts à mourir pour leur pays si le président Erdogan le leur demandait. Un président qui a largement attisé la colère des ses partisans en comparant la décision des Pays-Bas d'interdire la visite de son ministre des affaires étrangères de 'vestiges du nazisme'. Des propos qualifiés de 'fous' et de 'déplacés' par le Premier ministre néerlandais. Avec Agences
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La crise diplomatique entre la Turquie et les Pays-Bas ne s'apaise pas. Samedi soir, un millier de ressortissants turcs ont manifesté leur mécontentement devant le consulat de Rotterdam. Ils ont été finalement dispersés dans la nuit par la police à coup de canons à eau. Lesmanifestants turcs dénonçaient la décision du gouvernement néerlandais d'avoir empêché la venue du ministre turc des Affaires étrangères qui devait participer à un meeting électoral en faveur du président Erdogan. Riot Police of #Netherlands using water canons on #Turkish rioters in #Rotterdam pic.twitter.com/Z2D3m7x8Cr- REAL FRESH NEWS (@MVT_NEWS) 12 mars 2017 La crise s'est envenimée dans la soirée : la ministre turque de la famille a été à son tour empêchée d'entrer au consulat turc de Rotterdam. Les autorités lui ont femement demandé de quitter les Pays-Bas. Elle a fini par être raccompagnée par des policiers jusqu'à la frontière allemande. La Haye avait fortement déconseillé au ministre turc des affaires étrangères de se rendre aux Pays-Bas. Mais celui-ci avait maintenu sa visite tout en menaçant les Néerlandais de représailles s'il devait être refoulé. Une provocation que les Pays-Bas n'ont manifestement pas apprécié. Alors que l'avion du ministre turc était en vol, les autorités néerlandaises n'ont pas autorisé l'atterrissage de l'appareil. Cette crise intervient à quatre jours des élections législatives aux Pays-Bas où la question de l'islam a été l'un des thèmes principaux de la campagne. #ALERTE : Crise entre la #Turquie et les Pays-Bas, des manifestations sont en cours à #Amsterdam, #Rotterdam et à #Deventer. pic.twitter.com/2PfOBsnWpz- Lies Breaker (@Lies_Breaker) 11 mars 2017 A noter que le ministre turc des affaires étrangères a été autorisé samedi à se rendre à Metz, en France, où il a pu assister à un meeting électoral. Avec Agences
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Les relations entre les Pays-Bas et la Turquie se sont aggravées samedi, après les attaques, vives, proférées par le président turc Erdogan, qualifiant de 'fasciste' le gouvernement néerlandais. Celui-ci a interdit au ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, de participer à un meeting de soutien au président Erdogan, à l'approche du référendum du 16 avril, qui doit lui accorder de très larges pouvoirs. Intervenant samedi matin dans un meeting de son parti AKP à Istanbul, le président turc avait tenu des propos très durs à l'égard du gouvernement néerlandais. 'Nous allons sans le moindre doute décider de sanctions contre les Pays-Bas, et ce, après le référendum, avait-il déclaré. Ils sont tellement lâches. Il y a des traces de nazisme chez eux, ce sont des fascistes.' 'Ces remarques sont folles, a commenté le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte. Même si je comprends sa colère, c'est disproportionné. Nous allons tout faire pour conserver avec la Turquie d'aussi bonnes relations que possible. Nous avons des liens étroits avec elle depuis des centaines d'années, et nous souhaitons que cela continue. Mais bien sûr, aujourd'hui, ce n'est pas un bon jour pour les relations entre nos deux pays.' L'Allemagne, la Suisse et l'Autriche ont également interdit de tels rassemblements. A chaque fois, en considérant qu'ils représentaient des risques pour l'ordre public.'
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Le ministre turc des affaires étrangères Mevlut Cavusoglu s'est vu interdire d'atterrir à Rotterdam. Décision du Premier ministre néerlandais Mark Rutte qui a expliqué que cette visite représentait une menace à l'ordre public. Le chef de la diplomatie turque devait participer à un meeting politique en faveur du président Erdogan. Pays-Bas: Geert Wilders veut interdire les meetings turcs pro-Erdogan https://t.co/4J5HDt07Dy pic.twitter.com/oMdrXXN6lW- RFI (@RFI) March 5, 2017 Le chef de la diplomatie turque maintient sa visite aux Pays-Bas https://t.co/vCvYwFi314 pic.twitter.com/AxTUXwrG0u- RFI (@RFI) 11 mars 2017 'S'ils font cela, nos sanctions politiques et économiques contre les Pays-Bas seront très lourdes, a menacé le ministre. Comment peuvent-ils annuler mon vol ou celui d'un autre ministre ? Cela aurait de lourdes conséquences.' Le président turc a convoqué un référendum le mois prochain pour renforcer ses pouvoirs. Des meetings pro-Erdogan ont déjà été annulés ces derniers jours dans plusieurs villes d'Allemagne, ce qui a fortement crispé les relations entre Berlin et Ankara. D'autres réunions publiques pro-Erdogan ont aussi été interdites en Suisse et en Autriche.

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