Soldats, femmes en deuil, anges, coqs, des dizaines de milliers de sculptures décorent des monuments aux morts dont l’apparition est relativement récente. 

Si vous passez par la Meurthe-et-Moselle, faites un crochet par Mars-La-Tour. C’est dans ce village que l’on trouve le plus ancien monument aux morts français. Baptisé Monument national de Bogino, du nom de son sculpteur, la sculpture le surplombant représente un soldat qui meurt en lâchant son fusil. Elle a été fondue en recyclant 4 canons ravis aux Teutons durant la guerre de 1870.

 

A la mémoire des Soldats Français Morts pour la Patrie durant les journées des 16 et 18 août 1870… Peu glorieux pour la France puisqu’il a conduit à la défaite de Sedan, ce conflit a pourtant lancé la mode des monuments aux morts. Si la plupart d’entre eux glorifient la bravoure des soldats, d'autres montrent la douleur des mères et des enfants. 

 

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Etre né ou avoir vécu dans la commune du monumentLeur construction s’est généralisée après la guerre de 1914-1918. Les noms sont généralement gravés par ordre alphabétique. L'inscription étant subordonnée à plusieurs conditions : le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, doit être titulaire de la mention "Mort pour la France". Et, il doit être né (ou avoir été domicilié) dans la commune où le monument est érigé.

 

Depuis 2011, l'inscription sur les monuments des noms de tous les "Morts pour la France", en particulier lors d'opérations extérieures, est la règle.

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