L’opération de redressement de l’épave du Coste Concordia va débuter lundi en Italie, plus d’un an et demi après le naufrage de ce paquebot de croisière.

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Une opération titanesque et risquée. Le 13 janvier 2012, le Costa Concordia faisait naufrage sur les côtes italiennes et entraînait la mort de 32 personnes parmi les  4 229 passagers qui se trouvaient à son bord. Plus d’un an et demi après ce drame, l’épave du paquebot gît toujours à quelques mètres de l’île toscane du Giglio. Et si les habitants de cet île se sont habitués à sa vue et au flot de touristes venus la photographier, la compagnie Costa va cependant prochainement entreprendre de redresser l’épave en vue de la remorquer ensuite jusqu’à un port.

"Si les conditions de météo marine le permettent, les opérations commenceront lundi à 4 heures GMT", a ainsi indiqué le chef de la protection civile, Franco Gabrielli lors d’une conférence de presse à Rome. Prévue pour durer entre sept et huit heures, cette vaste opération est une véritable prouesse technique qui n’a jusqu’alors jamais réalisée. "Rien n’a été laissé au hasard", a assuré Franco Gabrielli.

"Le bateau ne peut pas passer plus de temps coucher sur le flanc"Pour mener à bien cette opération à hauts risques, des centaines d’ingénieurs et de techniciens ont été mobilisés. Selon Nick Sloane, l’expert de la compagnie américaine Titan qui mène les opérations avec l’italien Micoperi, il y a urgence à agir. "Le bateau ne peut pas passer plus de temps sur le flanc", a-t-il estimé. Couché sur le flanc droit, le paquebot a déjà été stabilisé par des sacs de ciment. L’objectif est donc désormais de réussir à le faire pivoter (ndlr : au moyen d'énormes câbles d'acier reliés à des tourelles installées pour l'occasion) pour qu’il vienne s’ancrer sur  une plateforme de la taille d’un terrain de football préalablement forée dans le sous-sol marin. "Quand le bateau sera stabilisé à la verticale sur la plateforme, que tout sera dans la position prévue, alors on pourra dire que l'opération aura été un succès", a expliqué Nick Sloane. Selon lui, le plus gros risque de cette opération n’est pas tant que le paquebot de croisière se brise mais plutôt qu’il ne parvienne pas à entamer sa rotation. L’éventuel épandage de liquides plus ou moins toxiques contenus dans l’épave l’inquiète également.

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"Tout sera fait pour éviter toute contamination ou dégradation", a cependant assuré Maria Sargentini, la présidente de l’Observatoire de l’environnement. Si cette opération réussit, il faudra encore attendre plusieurs mois avant que l’épave puisse être renflouée et enfin remorquée.

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